Environnement Pêche Science

L’impact de la désoxygénation sur le sébaste reste inconnu

Photo: IML
Publié par Hélène Fauteux

La baisse du taux d’oxygène des eaux profondes du golfe du Saint-Laurent ne semble pas affecter le sébaste, pour l’instant.
C’est, du moins, ce qu’on peut conclure de l’explosion sans précédent de la biomasse de la ressource, explique le chercheur Denis Chabot de l’Institut Maurice Lamontagne, spécialisé en écophysiologie.
Le problème, cependant, c’est que cet impact de l’hypoxie sur le sébaste n’a jamais été vérifié en laboratoire, parce que ce type de poisson supporte mal la décompression, quand on le remonte à la surface :
Les travaux de recherche en bassin, à l’IML, démontrent que les animaux à sang froid, comme la morue, le turbot et la crevette, ont un plus grand besoin en oxygène quand la température de l’eau augmente.
Or, pas plus que pour le sébaste, l’impact sur le flétan de l’Atlantique n’a pu être mesuré à ce jour :
Quant au crabe des neiges, il est très tolérant à la désoxygénation, souligne Denis Chabot.
Ce n’est que sous un seuil de 15 à 20 pour cent en oxygène dissous qu’il cesse de bouger et de s’alimenter, tandis qu’autour des Îles-de-la-Madeleine, on enregistre des taux variant entre 40 et 50 pour cent.

Laisser un commentaire