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Le maire des Îles réclame un programme national contre l’érosion

Publié par Hélène Fauteux

Le maire des Îles appelle à des interventions immédiates pour soutenir les municipalités confrontées à l’érosion accélérée des berges, sous l’effet des changements climatique.
Par le biais d’une lettre ouverte aux grands quotidiens, dont La Presse et Le Devoir, il va jusqu’à citer Churchill, soulignant que « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne à la gorge ».
Jonathan Lapierre explique qu’il veut faire pression sur le gouvernement Legault, qui est à préparer le budget 2019-2020 :
Tandis que le précédent gouvernement a réservé une enveloppe de 45 millions pour les projets municipaux de protection des berges contre l’érosion, la Municipalité des Îles évalue les seuls besoins locaux entre 50 et 100 millions de dollars :
Un comité sur l’érosion, mis sur pied par le nouveau Bureau régional de coordination gouvernementale des Îles à la demande de Jonathan Lapierre, tiendra d’ailleurs sa première rencontre ce mois-ci.
Le maire espère que ses travaux, dirigés par des hauts-fonctionnaires, apporteront de l’eau au moulin.

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1 commentaire

  • Du fric et le soutien du Gouvernement, oui…
    …MAIS il y a URGENCE d’un leadership local et national pour stimuler les collectivités insulaire et québécoise à s’investir dans l’adaptation et la Transition incontournables.
    J’ai pris la peine d’interpeller notre maire, Jonathan Lapierre et notre député, Joël Arseneau, pour les inviter à jouer ce rôle, chacun à son niveau. Il s’agit pour eux de prendre le leadership d’entraîner leurs concitoyens et commettants à adopter des attitudes et comportements de nature à changer des habitudes profondément ancrées dans nos façons de vivre (consommation, transport, gaspillage, …), complètement inadaptées et inappropriées, même si elle nous semblent essentielles et indispensables à notre confort. Nous pourrions – et le pouvons – être un territoire pilote au Québec.
    Je participe à l’effort collectif de réclamer à notre Premier ministre, François Legault, de déposer illico à l’Assemblée nationale le projet de loi visant à assurer le respect des obligations climatiques du Québec, qui lui a été offert gracieusement avant Noël, à l’initiative de Dominic Champagne. Si j’avais quelque influence sur le P.M., je lui proposerais, dans un tel contexte, de créer un MINISTÈRE de la TRANSITION en s’attribuant à lui-même la responsabilité de la concrétiser. La lutte aux changements climatiques continuerait d’être assumée par le Ministre de l’Environnement.
    Oui, ça va coûter un bras pour construire des épis, des brise-lames, des murs et autres obstacles pour protéger nos caps, nos dunes, nos routes et autres infrastructures. Ça va coûter cher pour déménager des immeubles, relocaliser les routes, pour préserver des attraits touristiques, réparer les dégâts, etc.
    Malheureusement, on n’arrêtera pas avec des moyens financiers la Nature, que nous avons bouleversée par nos abus, de reprendre ses droits : il va falloir assumer les dégâts et s’adapter à un mode de vie plus conforme à la réalité. Mais il est possible – et incontournable – de décider collectivement, dès maintenant, de prendre les moyens pour éviter le pire. Ne pas attendre que les voisins le fassent pour agir.
    C’est là qu’il faut du leadership monsieur le Maire, monsieur le Député, monsieur le Premier ministre.
    Raymond Gauthier