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CTMA vs Davie Canada: La version de la coopérative madelinienne

Publié par Antonin Valiquette

Îles de la Madeleine

Dans un affidavit déposé à la Cour supérieure en avril, la CTMA retrace l’ensemble des démarches entreprises en lien avec le remplacement du Vacancier et pour le maintien des services de croisières et de cargo.

Il s’agit d’une réponse aux allégations du chantier naval Davie Canada, formulées dans une demande d’ordonnance de sursis des décrets ministériels, en 2018, qui autorisaient un appel d’offres international et un contrat de 20 ans à la CTMA.

On y apprend que de 2015 à 2018, CTMA considérait de confier la construction du navire, qu’elle aurait financée aux deux tiers, à Davie.

Toutefois, la CTMA confirme dans l’affidavit que des informations médiatisées relatives aux problèmes financiers du chantier, à des retards de livraison de trois ans et des dépassements de 200 millions de dollars pour la construction de traversiers entre Tadoussac et Baie Sainte-Catherine, l’ont inquiétée.

Un représentant du chantier Davie aurait confirmé ces problématiques à la CTMA, en spécifiant que ce contrat avec la Société des traversiers du Québec, n’était pas encadré par des balises légales de cautionnement garantissant l’exécution du projet.

Un type d’entente « qui n’est pas courant », selon ce qu’aurait écrit le représentant chez Davie, Paul-Omer Marion, dans un courriel daté du 23 mars 2017, toujours selon l’affidavit de la CTMA.

En décembre de la même année, la Davie offrait à la CTMA de construire le navire, toujours sans garantie formelle quant aux coûts ou aux délais, pour un montant inférieur à celui d’une évaluation menée par une firme externe pour une construction québécoise.

Les discussions auprès du gouvernement auraient ensuite mené à la décision de lancer un appel d’offres international, avec 30% de contenu québécois, suivie par une campagne de dénigrement par la Davie à son endroit, selon la CTMA, qui a intenté au printemps une poursuite de 100 mille dollars pour diffamation contre le chantier naval québécois.

La CTMA n’a pas voulu commenter le dossier qui est toujours devant les tribunaux.

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