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Dossier Brion: Attention FragÎles dévoile ses conclusions sur les habitats d’espèces menacées

photo: Attention FragÎles
Publié par Antonin Valiquette

Îles de la Madeleine

En 2018, le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) recommandait au gouvernement d’approfondir ses connaissances sur l’écosystème de la réserve de l’Île Brion avant d’y autoriser la chasse aux phoques gris.

Parmi les quatre études commandées par le ministère de l’Environnement, celle d’Attention FragÎles sur l’évaluation de l’habitat désigné du Pluvier siffleur et celui du grèbe esclavon sur l’Île a été déposée en mars.

Aires d’études sur l’Île Brion par Attention FragÎles

Le pluvier siffleur est une espèce menacée
Photo: Alain Richard

Selon la directrice de l’organisme, Marie-Ève Giroux, l’étude révèle que l’absence de points d’eau et de galets sur des plages étroites permettraient en soi d’expliquer l’absence de pluviers à Brion où on a observé une nidification sur seulement trois des 30 dernières années :

Toutefois, Mme Giroux note que des traces d’occupation des plages par les phoques gris ont été observées sur une proportion significative des habitats potentiels, sur deux jours d’analyses terrain en septembre et en octobre.

Plage des Sillons sur Brion
Photo: Attention FragÎles

La plage de la Martinique rassemble les conditions idéales à la nidification du pluvier siffleur
Photo: Attention FragÎles

Elle en déduit que même si on ne peut conclure que la présence de la colonie de phoques explique totalement la désertion de Brion par les pluviers, elle constitue néanmoins un élément perturbateur pour l’espèce en péril :

L’étude d’Attention FragÎles ne relève aucune perturbation du phoque gris pour le grèbe esclavon qui niche dans des étangs en retrait des plages.

Un étang où niche le grèbe esclavon
Photo: Attention FragÎles

Le grèbe esclavon est une espèce menacée
Photo: Alain Richard

En plus du rapport d’Attention FragÎles, un inventaire botanique a aussi permis de constater l’occurrence d’une plante rare l’an dernier, l’ophioglosse nain.

Deux autres études menées respectivement par l’Université du Québec à Rimouski sur la variation du littoral et la morphologie des plages et l’autre de l’Université Laval, spécifiquement sur les interactions du phoque avec les écosystèmes dunaires, sont également attendues.

Phoques gris sur les plages de Brion
Photo: Marie-Ève Giroux

Parallèlement, deux comités de gestion et un comité directeur composés d’experts et d’élus locaux, travaillent sur les volets de la réhabilitation des infrastructures et de la reprise du programme éducatif de la réserve écologique.

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