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Érosion côtière: Cri d’alarme à l’unisson de la part du maire et du député des Îles

Publié par Antonin Valiquette

Iles de la Madeleine

Le député et le maire des Îles unissent leurs voix pour demander au gouvernement du Québec une enveloppe de 80 millions de dollars sur 10 ans pour la protection du territoire madelinot contre l’érosion côtière.

Le mémoire déposé au ministre des Finances, Éric Girard, en prévision du budget provincial de mars prochain, demande, en plus des sommes qui seraient administrées par la Communauté maritime, un assouplissement réglementaire du processus d’autorisations environnementales afin d’expédier les travaux de protection à venir.

crédit photo: Nathalie Cyr, Communauté maritime

Le maire Lapierre précise que l’octroi d’un tel fonds permettrait de se soustraire au cadre rigide du programme de la Sécurité publique, qui ne s’applique qu’à la protection d’infrastructures publiques, en plus d’exiger des parts du milieu que les contribuables ne sont pas en mesure d’assumer :

M. Lapierre ajoute qu’à partir de l’enveloppe qu’il réclame avec le député Arseneau, la Communauté maritime pourrait s’adjoindre les services d’une petite équipe technique locale spécialisée, qui s’ajouterait à la ressource qu’elle prévoit déjà embaucher en 2020, pour coordonner la programmation des travaux à venir :

Le député Joël Arseneau souligne aussi que la protection du territoire relève de la compétence du gouvernement, qui pourrait se servir du projet de Loi 44 qui redéfinit la gouvernance environnementale, et le Fonds vert du Québec, pour dégager l’argent demandé.

Crédit photo: Nathalie Cyr, Communauté maritime

Selon lui, le gouvernement ferait des économies en octroyant une enveloppe qui permettrait une planification stratégique de la protection du territoire, plutôt que de toujours réagir en urgence, et que les Madelinots ont fait leurs devoirs en termes de caractérisation des sites à protéger et d’études préparatoires :

Il rappelle que si la somme de 80 millions de dollars peut sembler importante, un rapport du consortium scientifique en climatologie régionale Ouranos, daté de 2016, prévoit que la non-intervention immédiate entraînerait des coûts encore plus importants, notamment de l’ordre de 37 millions de dollars, seulement pour les secteurs de la Grave, de Grande-Entrée et de Cap-aux-Meules:

D’ailleurs, la Commission municipale permanente sur l’érosion des berges a déjà identifié au moins quatre autres sites prioritaires à protéger, alors que d’autres, comme l’ancien dépotoir de Fatima où la municipalité est intervenue elle-même l’an dernier pour un montant de plus de 60 mille dollars, et le secteur du camping Gros-cap, inadmissible au programme de protection gouvernemental actuel, continuent de s’ajouter à la liste.

Dépotoir de Fatima

Site du Camping Gros-cap

Le maire Lapierre a déjà sollicité une rencontre avec le ministre des Finances pour le sensibiliser à l’urgence d’agir, alors que le député Arseneau approchera les autres ministres impliqués, comme ceux de l’Environnement, des Affaires municipales, et de la Sécurité publique.

D’autre part, le maire a profité de l’occasion pour confirmer la signature du protocole d’entente de huit millions de dollars avec la Sécurité publique, pour la protection du littoral de Cap-aux-Meules.

Photo: Municipalité des Îles

Selon le protocole, les travaux devront être complétés au plus tard en mars 2022, en adoucissant la pente de la falaise avec du riprap rocheux, qui diffuserait la force des vagues.

Du riprap rocheux
Photo: Redstone company

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