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Dans les coulisses du Souper du Loup-marinier

(Photo: CFIM)

Îles de la Madeleine

Le souper gastronomique est un incontournable du Rendez-vous Loup-marin. La journaliste Laurence Dami-Houle est allée faire une incursion en cuisine, afin de raconter le travail en coulisses.

Voici son reportage.


Grande-Entrée, vendredi, l’horloge affiche 15h. Le vent qui s’affole à l’extérieur contraste avec le calme plat qui règne dans la grande salle de l’Auberge La Salicorne.

Chaque table porte un numéro et le nombre d’invités (photo: CFIM)

On passe un dernier coup de balai sous les tables installées côte à côte pour asseoir les 160 convives. En cuisine, on attaque les derniers préparatifs.

Ils seront cinq chefs aux fourneaux le lendemain. À la tête de la brigade, Inunnguaq Hegelund, venu du Groenland. C’est sa seconde visite aux Îles.

Le chef Inunnguaq Hegelund, en action (photo: CFIM)

Chef depuis plus de 20 ans, il met de l’avant la cuisine arctique, dans l’objectif de faire vivre les pratiques traditionnelles. Le phoque, il connaît ça.

« Inu », comme il se fait surnommer, prône l’utilisation d’ingrédients locaux dans ses plats.

Le poivre des dunes et la moutarde cueillis sur le territoire se sont taillé une place dans le menu gastronomique qu’il a élaboré.

Je le retrouve samedi en cuisine, entouré de Sonia Bichet, Yannick Ouellet, Julien Renaud-Tremblay et Jacques Leblanc à peaufiner les derniers détails.

Les chefs n’ont pas beaucoup d’espace pour travailler (photo: CFIM)

Il y a des assiettes vides sur toutes les surfaces possibles, en attente de l’entrée qui ouvrira le souper. Dans la salle comme dans la cuisine, les décibels se mettent à grimper.

À 18h30, c’est parti pour le premier service. C’est un véritable ballet qui s’opère.

D’un côté, on dépose, on verse, on dresse les assiettes avant de les envoyer sur les tables. De l’autre, la plonge vide, rince, nettoie.

Les serveuses tentent de se faufiler entre les convives bien cordés. La chorégraphie en cuisine se superpose à celle dans la salle pleine à craquer.

Cinq serveuses se relayaient au comptoir pour apporter les assiettes et ensuite vider les tables (photo: CFIM)

Quand ce n’est pas un robot culinaire qui donne du fil à retordre, ce sont les cuillères qui disparaissent.

Le temps défile à une vitesse folle, constate Sonia Bichet.

Le service tire à sa fin autour de 22h. Il ne manque que le dessert, une surprise aux bleuets, annonce Inunnguaq.

Comme c’est le cas chaque année, il y a du loup-marin à toutes les sauces. Dans le dessert, un caramel salé au sang du phoque et de la crème glacée… faite avec les yeux !

Les ingrédients dans le dessert en ont pris plus d’un par surprise (photo: CFIM)

L’animal a été utilisé de A à Z, donc mission réussie, disent Julien Renaud-Tremblay et Jacques Leblanc.

Sur le coup de 23h, on passe au nettoyage. La plonge roule à toute vitesse, les retailles sont envoyées au frigo.

Cinq services multipliés par 160 convives, ça donne du travail à l’équipe de la plonge! (Photo: CFIM)

Le bilan de la soirée est positif, conclut Yannick Ouellet.

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