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Grève à Coop l’Unité: des montagnes russes pour des commerçants locaux

Des panneaux de contreplaqué ont été installés dans les vitrines de l'épicerie (photo: CFIM)

Îles de la Madeleine

Les impacts de la grève des syndiqués du supermarché Coop IGA l’Unité se ressentent à différents degrés dans les autres commerces et fournisseurs.

La hausse d’achalandage profite aux autres détaillants Sobey’s de l’archipel, mais ils ne sont pas les seuls.

Chez JH Boudreau, la propriétaire Mylène Méthot constate recevoir environ 20% de clients de plus, au point de devoir mettre des caissières supplémentaires à l’horaire. Le commerce s’en sort « assez bien, même si c’est plus de sport », souligne-t-elle.

À la Boulangerie Madelon, il a fallu augmenter la cadence de production et de livraison, se surprend le propriétaire, Jonathan Lapierre. Les pains frais sont plus en demande sur place, mais aussi dans les coops IGA de Fatima et de Havre-aux-Maisons.

Même chose au Dépanneur du Village, où les employés du prêt-à-manger ont dû tripler leur production pour répondre à la demande.

Cela dit, d’autres entreprises écopent de la fermeture pour une durée illimitée du plus gros supermarché des Îles.

À la Boulangerie régionale, le directeur général, Dany Lebel, évoque un ralentissement de 15% alors que les fourneaux roulent habituellement à plein régime pendant l’été. La hausse des commandes dans les deux autres coops IGA ne compensent pas les pertes entrainées par le débrayage à l’Unité. À son avis, et la grève et la plus grande présence de pains de marques commerciales (les produits Pom, par exemple) sur les tablettes sont en cause.

Pour des plus petits fournisseurs locaux, le coup est dur à encaisser.

Abigail Tremblay, qui gère l’entreprise de prêt-à-manger Esprit Nature et la boutique du même nom, estime que ses ventes sont en recul de 50% vis-à-vis l’an dernier. Sans la possibilité de réutiliser la nourriture au café de l’Île d’Entrée « pour se revirer de bord », la situation aurait été intenable, témoigne-t-elle.

Pour la Repousse microferme, les pertes équivalent à trois semaines de livraisons, selon sa propriétaire, Sophie Cassis. Réorganiser les ventes de pousses et de fleurs fraîches est un casse-tête dans le marché limité des Îles, poursuit-elle, remerciant au passage les commerçants qui ont levé la main pour l’épauler.

Rappelons que les employés syndiqués de la Coop IGA l’Unité ont déclenché une grève générale illimitée il y a près d’une semaine.

Au moment d’aller sous presse, la salle de nouvelles attendait des réponses de la part de Sobey’s pour connaître l’impact de la grève sur les autres coops IGA en matière d’achalandage et de chiffres d’affaires.

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