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L’alimentation du sébaste sous la loupe d’une étudiante

Îles de la Madeleine

Une étude confirme que l’alimentation du sébaste a varié au fil des décennies, plus spécifiquement entre sa quasi disparition dans les années 90 et son récent retour en force dans le golfe du Saint-Laurent.

C’est le sujet de la thèse doctorale de l’étudiante en océanographie à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER-UQAR) Sarah Brown-Vuillemin, qui a fait l’objet d’une parution dans une revue scientifique.

Sarah Brown-Vuillemin, étudiante au doctorat à l’ISMER-UQAR (courtoisie)

Elle indique avoir examiné et comparé les contenus de l’estomac de presque 4000 poissons capturés lors des missions de Pêches et Océans Canada de 1993 à 1999 ainsi que de 2015 à 2019.

Elle note un changement du régime alimentaire des sébastes juvéniles entre les deux périodes de référence.

À un stade de développement plus avancé, les sébastes deviennent piscivores, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent par exemple de capelans ou de crevettes, ces dernières demeurant leur proie de choix peu importe le repère temporel, souligne l’étudiante.

Sarah Brown-Vuillemin a également constaté une tendance au cannibalisme parmi les poissons plus grands.

Elle poursuivra sa recherche sur l’alimentation du sébaste, cette fois-ci en utilisant deux techniques pour identifier ce qu’ont mangé les poissons rouges prélevés en 2017 par le MPO, soit l’analyse des acides gras et des tests ADN du contenu des estomacs.

Selon les données du ministère de 2019, la biomasse des sébastes atlantiques et de l’Acadie atteint au moins 4,3 millions de tonnes.


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