Le juge Denis Paradis visé par une enquête déontologique
Le juge Denis Paradis fait l’objet d’une enquête du Conseil de la magistrature du Québec.
Celui qui siège notamment au palais de Justice de Havre-Aubert aurait eu des comportements à « caractère personnel et à connotation sexuelle » envers une employée.
La plaignante, une gestionnaire du ministère de la Justice dont l’identité est caviardée, estime que ces agissements sont incompatibles avec les devoirs de « réserve, de courtoisie et de retenue » auxquelles un juge est tenu. Les gestes reprochés seraient survenus dans un contexte professionnel et de relation d’autorité.
Le juge Denis Paradis a reconnu certains comportements et paroles « inappropriés », mais soutient n’avoir eu aucune intention déplacée et avoir tiré des leçons de la situation.
À la suite de l’examen de la plainte, le Conseil de la magistrature a décidé d’enquêter pour des motifs déontologiques. Si le conseil conclut que le juge a manqué à ses obligatoires, deux sanctions sont possibles: une réprimande ou une recommandation de destitution.
Rappelons que le juge Denis Paradis a été désigné juge coordonnateur adjoint pour la Cour du Québec pour la section Bas-Saint-Laurent–Côte-Nord–Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine en septembre dernier. Il s’agit d’un mandat de deux ans.
Pour l’instant, l’enquête n’a pas d’impact sur ses assignations à la Chambre criminelle et pénale, ce qui signifie qu’il continuera de siéger à court terme, à moins d’une suspension.

