Quel avenir pour la jeunesse de Grosse-Île?
Au dernier recensement fédéral, la population de Grosse-Île s’élevait à 464 habitants.
On dénombrait seulement 15 jeunes âgés entre 10 et 14 ans.
Comment vivre son adolescence dans cette petite communauté à la fois isolée par le territoire et par la langue?
Un reportage de Florence Champagne-Hamel
C’est par un après-midi de février que j’ai rencontré les 10 élèves du secondaire de l’école de Grosse-Île.
Ici, tous les niveaux sont mélangés, faute de ne pas être assez pour former une classe par année.
Je me suis assise avec quelques uns d’entre eux pour qu’ils me racontent leur quotidien dans leur village:
La marche et le VTT semblent être parmi les activités préférées des adolescents.
Mais le temps peut être parfois long, avouent-ils:
Une question reste en suspens pour ces jeunes âgés d’à peine 15 ans: se voient-ils rester et faire leur vie à Grosse-Île?
Pour garder les jeunes actifs dans la communauté, plusieurs acteurs se mobilisent.
C’est le cas de l’école de Grosse-Île, où des activités comme du cirque et de la danse sont organisées spécialement pour cela, explique la directrice Donna Anderson.

Donna Anderson (Photo: CFIM)
À l’extérieur des murs de l’école, il y a le club jeunesse appelé Youth Club qui existe depuis bientôt un an.
Chaque vendredi et samedi, des jeunes se rassemblent dans la bâtisse de la Municipalité à côté du gymnase.
La responsable du projet et coordonnatrice de la petite enfance et des jeunes pour le CAMI, Stacey Dickson, explique le but du rendez-vous.
Il s’agit du premier service d’aide dédié uniquement à la jeunesse anglophone.
Selon Stacey Dickson, si la perspective d’avenir des jeunes insulaires semble difficile, c’est qu’il n’y a pas assez d’opportunités de travail en anglais sur le territoire.

Stacey Dickson (Photo: CFIM)
Malgré tous les défis, le sentiment d’appartenance est plus fort que tout:

