Comment les rituels funéraires ont-ils évolué sur l’archipel?
Entre hier et aujourd’hui, comment les rituels funéraires ont-ils évolué sur l’archipel?
La journaliste Florence Champagne-Hamel a creusé la question.
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Reynald Déraspe accompagne les familles pendant les funérailles depuis bientôt quatre ans.

Reynald Déraspe (Photo: CFIM)
Le célébrant laïque madelinot raconte qu’avant, la tradition était d’exposer le corps du défunt dans la maison pendant trois jours et trois nuits avant de se rendre à l’église.
Il partage un souvenir aux Îles de 1963, au décès de sa grand-mère.
Puis, les pompes funèbres sont arrivées dans les années 70 et on a remplacé le salon familial par celui de la maison funéraire.
Or, les veillées mortuaires ne sont pas chose du passé chez les anglophones.
Charles Taker est natif de Grosse-Île et a toujours été fasciné par les traditions entourant la mort.

Charles Taker (Photo: courtoisie)
Il explique que ce rituel est encore bien vivant dans les maisons de sa communauté:
Dans tous les cas, les rites ont évolué et la façon dont on dispose des corps aussi.
À la Maison funéraire Leblanc, on observe que de plus de personnes optent pour la crémation depuis les cinq dernières années.

En plus d’être thanatologue, André Leblanc rencontre les familles endeuillées et organise les funérailles depuis plus de 30 ans sur l’archipel. (Photo: CFIM)
Selon le thanatologue André Leblanc, cela permet de répondre à la nouvelle réalité des familles:
Mais certaines choses ne changent pas, rappelle-t-il.
À l’Église, les funérailles rassemblent toujours autant selon le curé Parfait Batekouahou qui en célèbre une centaine par année:

Parfait Batekouahou ou Père Parfait est curé aux Îles depuis bientôt 2 ans. (Photo: CFIM)
Peu importe le lieu ou le moment choisi, lorsque vient le temps de se rappeler de quelqu’un qu’on aime, la musique n’est jamais bien loin…
Selon le célébrant Reynald Déraspe, les familles qu’il accompagne ont presque toutes un musicien:
La suite, la semaine prochaine.


