Écoles défavorisées: Québec met à jour son classement
Le ministère de l’Éducation ajuste son classement du niveau de défavorisation des écoles publiques: de nombreux établissements québécois verront leur financement être bonifié ou diminué à compter de la prochaine rentrée scolaire, d’après leur nouvelle position par rapport aux autres.
Selon l’Indice de milieu socio-économique calculé par Québec (IMSE), le niveau de défavorisation de trois écoles madeliniennes progresse légèrement en 2026, tandis que les autres restent au même rang décile.
Classement 2026, en vertu de l’IMSE
Les établissements sont classés en 10 rangs par le ministère, des plus favorisés (1ᵉʳ rang) aux plus défavorisés (10ᵉ rang)
- École aux Iris (Bassin): 10ᵉ rang (aucun changement) – IMSE 18,38
- École Centrale (Havre-aux-Maisons): 2ᵉ rang (1ᵉʳ rang en 2025) – IMSE 3,26
- École Notre-Dame-du-Sacré-Cœur (Grande-Entrée): 10ᵉ rang (pas assez d’élèves l’année précédente pour être intégrée au classement) IMSE – 17,94
- École Saint-Pierre (L’Étang-du-Nord): 3ᵉ rang (aucun changement) – IMSE 4,61
- École Stella-Maris (Fatima): 5ᵉ rang (4ᵉ rang en 2025) – IMSE 5,77
- École polyvalente des Îles: 4ᵉ rang (3ᵉ rang en 2025) – IMSE 6,32
- École de la Grosse-Île (Commission scolaire Eastern Shores): pas assez d’élèves pour être intégrée au classement
La directrice générale du Centre de services scolaire des Îles, Isabelle Gilbert, dit ne pas s’attendre à un changement significatif pour les six établissements qu’elle chapeaute.
À l’instar des années précédentes, l’IMSE classe la Gaspésie et les Îles au deuxième rang des régions les plus défavorisées, tout juste après le Nord-du-Québec.
La méthode de calcul utilisée depuis près de trois décennies se base sur la sous-scolarisation de la mère et l’inactivité professionnelle des parents, et le portrait a été ajusté en fonction du recensement de 2021. Celle-ci est toutefois critiquée par la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement (FQDE) ainsi que par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Interrogée à ce sujet, la ministre de l’Éducation, Sonia Lebel, a fait savoir qu’il «.n’est […] pas prévu de modifier la méthodologie actuelle.».
