Qui prend le bus aux Îles?
La journaliste Florence Champagne-Hamel était une fervente preneuse du transport en commun avant d’arriver aux Îles.
Elle s’est demandé qui prenait l’autobus de la Régie intermunicipale de transport de la Gaspésie et des Îles, la RÉGIM, sur l’archipel.
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6h53 mardi matin à l’Anse-à-la-Cabane.
Je suis seule à bord de la RÉGÎM.
Plus loin, on prend une passagère en pouce.
Elle s’en va sur la Grave.
Au retour après ma journée à la radio, on était six.
J’ai abordé une mère et sa fille.
Les deux sont des usagères occasionnelles.
Pour elles, le service n’est pas compatible avec leur horaire quotidien.
Au total, deux circuits principaux parcourent l’archipel d’Est en Ouest, matin, midi et soir, cinq jours par semaine.
Direction Grande-Entrée vers Cap-aux-Meules.
Je fais le trajet avec deux usagers à besoin particulier qui ont une entente avec le transport adapté.
Il y aussi deux personnes qui travaillent et vivent sur l’île centrale qui le prennent quotidiennement.
Mais à ma plus grande surprise, la majorité des usagers de la RÉGÎM sont les jeunes de la polyvalente.
Le service surnommé Madelibus leur permet de rentrer à la maison après l’école.
Ça leur laisse le temps de faire du parascolaire ou du rattrapage comme en témoignent trois jeunes à qui j’ai parlé.
Par contre, quand je leur demande s’ils vont continuer à prendre le transport collectif quand ils vont avoir leur permis de conduire, ils me répondent que non.
Dernier arrêt, le quai de Grande-Entrée, là où mon auto est stationnée.
Je prends la route en pensant à ce total de 15 usagers que j’ai côtoyé, mais surtout à tous ses bancs d’autobus qui sont restés vides du matin au soir.
La suite, vendredi
Pour écouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
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