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Sans alcool mais pas sans choix

On compte plus de 30 sortes de bières sans alcool différentes au Dépanneur du Village. (Photo: CFIM)

Îles de la Madeleine

Le mois de février est connu pour le Défi du 28 jours sans alcool. 

Pour ceux qui se sont prêtés au jeu, il ne reste plus qu’une journée de sobriété. 

Mais au-delà de ça, il y un mouvement que l’on observe, et ce 12 mois par année. 

Après avoir questionné les jeunes et les producteurs d’alcool locaux, la journaliste Florence Champagne-Hamel a exploré un dernier volet. 

La place grandissante du sans alcool sur les tablettes. 

Bières, spiritueux, vins: aujourd’hui, c’est facile de trouver leur alternative sans alcool sur l’archipel.

Au Dépanneur du Village, la section de bières de microbrasserie non alcoolisées a explosé dans les trois dernières années. 

Elle est si pleine que certaines sortes se retrouvent à l’arrière, faute d’espace, m’explique la responsable des stocks, Tania Renaud. 

Celle qui gère aussi la comptabilité du dépanneur indique qu’en prévision du mois de février, cette année, elle a commandé 15 caisses de plus qu’à pareille date il y a 3 ans.  

Tania Renaud (Photo: CFIM)

À la SAQ, on m’explique que la gamme de produits s’est aussi diversifiée, et elle a doublé de taille en un an.

D’après les informations du directeur de la succursale de Cap-aux-Meules, Michel Leblanc, les ventes de produits à faible teneur d’alcool ont augmenté de 26% dans la dernière année.

Il s’agit d’une croissance plus modérée que celle de 40% enregistrée à l’échelle provinciale.

Interrogé sur les répercussions que cela peut entraîner sur le reste des achats des consommateurs, Michel Leblanc qui est depuis 46 ans à la société des alcools, estime que cette tendance ne nuit pas à l’ensemble des ventes.

Les-prêts-à-boire sont les produits qui se démarquent le plus avec une augmentation de près de 100% de ventes en un an. (Photo: CFIM)

Malgré cet engouement général, le sans alcool trouve moins sa place dans le panier des clients aux extrémités des Îles.

Au Jalco, Benoit Vigneau qui y travaille depuis 8 ans, indique que les ventes de ces boissons sont encore loin derrière celles des bières. 

Benoit Vigneau (Photo: CFIM)

Entre le vin et la bière sans-alcool, les clients du Jalco préférent de loin la bière selon Benoit Vigneau. (Photo: CFIM)

À l’épicerie l’Essentiel, à Grande-Entrée, le sans-alcool n’est pas non plus très populaire, selon la propriétaire, Ida Déraspe, qui fait sa sélection sur mesure avec les clients réguliers. 

Or, avec l’arrivée de l’été, elle observe que ce sont les visiteurs qui ont un plus grand intérêt pour ces boissons non  alcoolisées.

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