Chaque 31 octobre, les enfants mettent leur plus beau costume pour aller récolter des bonbons.
Mais cette fête des morts est-elle bien vivante dans la communauté?
Florence Champagne-Hamel est allée à la rencontre des porteurs et porteuses de cette tradition sucrée.
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Difficile de ne pas faire le saut en entrant chez Miranda Matthews à Grosse-Île.
À l’Halloween, sa maison se transforme en cauchemar.
Les fantômes hantent l’entrée, les sorcières nous jettent des sorts au salon, et nos mains et pieds risquent d’être réduits en morceaux dans la cuisine.

Miranda Matthews transforme avec passion sa maison en maison hantée chaque année pour l’Halloween. (Photo: CFIM)
Pour la native de Grosse-Île, c’est une façon de s’amuser.
Contrairement au temps des fêtes qu’elle trouve parfois angoissant, Miranda n’éprouve que du plaisir à décorer d’horreur sa maison.
Squelettes, sorcières, fantômes, elle ne compte même plus le nombre de décorations qu’elle a.
Et pour tout installer, cela prend du temps. Le premier octobre, les préparatifs avaient déjà commencé. De vivre avec cette décoration pendant un mois ne lui fait pas peur:
Depuis cinq ans, le mot se passe dans le quartier.
Les braves qui traversent sa maison hantée se méritent une grande barre de chocolat et un sac de chips.
Un bon deal comme on dit.
Comme la plupart des gens qui célèbrent l’Halloween à Grosse-Île, Miranda a la réputation d’être très généreuse en bonbons.
Elle nous partage sa friandise préférée et son costume.
Bien que la fête des morts soit terrifiante, elle amène aussi de belles histoires.
Noémie Leblanc décore en grand sa maison sur le chemin Chevarie à l’Étang-du-Nord en souvenir de sa mère.

Noémie Leblanc fait un parcours dans sa maison qui n’est pas trop épeurant mais bien décoré à l’image de sa maman. (photo: CFIM)
Le déguisement de Noémie restera un mystère jusqu’au 31. Elle me laisse tout de même un avant goût des sucreries que les enfants trouveront à la fin du parcours chez elle:

Chez Noémie Leblanc, on transformera le sapin d’Halloween en arbre de Noël dès le premier novembre. (photo: CFIM)
À Cap-aux-Meules, la Place des gens des Îles sera bien animée avec le rallye pour les tous petits samedi.
Depuis près de dix ans, tous les commerces donnent des sucreries.
Carolyne Décoste est membre du comité pour l’association des marchands du centre commercial.
Environ une centaine d’enfants viennent chaque année.
Un parcours plus épeurant pour les plus grands appelé la forêt maléfique est organisé en après-midi.
Or, l’Halloween n’est pas la fête préférée de Carolyne:

Carolyne Decoste gère la boutique la boîte à souliers au centre d’achat. (Photo: CFIM)
Cette année, elle en ensorcellera quelques-uns:
Si l’Halloween a toujours été populaire aux Îles?
Réjean Lapierre n’en est pas sûr.
L’homme dans la soixantaine se rappelle ses souvenirs d’enfance.
Aujourd’hui, les enfants sont extrêmement gâtés selon lui.

Selon Réjean Lapierre, l’Halloween aujourd’hui aux Îles ne ressemble en rien à quand il était jeune. (Photo: CFIM)
Comme directeur du centre communautaire loisirs de l’Île du Havre Aubert, il organise depuis longtemps un événement pour les enfants à l’Halloween.
Ce soir, au Centre multifonctionnel de Havre-Aubert, il y aura dix stations de citrouilles, d’épouvantails et de sorcières remplies de bonbons.
Près de 300 enfants sont attendus pour un total de 3000 friandises.
Les petits devront aussi cherché Réjean:
À cela s’ajoutent les maisons qui seront allumées pour la veillée, ainsi que l’ensemble des activités offertes par différentes organisations partout sur le territoire.
Décidément, cette fin de semaine sera l’occasion de se sucrer le bec!



