Le stock de hareng de printemps reste à un niveau critique
Le stock de hareng de printemps du sud du golfe du Saint-Laurent continue de tituber. Selon la nouvelle évaluation, la biomasse reproductrice du poisson oscille autour de 37,5 millions de livres (17 000 tonnes métriques).
L’an dernier, Pêches et Océans Canada a employé un nouveau modèle pour déterminer l’état de santé de l’espèce sous moratoire depuis 2022.
La biologiste Laurie Maynard indique que le hareng de printemps semble avoir atteint un plateau dans la zone critique.
Pour passer de la zone critique à la zone de précaution, la biomasse reproductrice devrait être au moins trois fois supérieure aux chiffres actuels. Pour atteindre un niveau de rétablissement sain, on parle de sept fois plus.
Laurie Maynard ne remarque pas beaucoup de fluctuation dans les données de l’an dernier vis-à-vis la précédente évaluation de 2023.
Elle note des signes de recrutement, mais pas assez forts pour lui donner espoir que le hareng de printemps reprenne du poil de la bête à court terme. En 2025, plus de 50% des poissons capturés pour l’échantillonnage scientifique étaient âgés de cinq à six ans.
À ses yeux, les perspectives de rétablissement sont sombres pour le poisson pélagique.
La pêche au hareng de printemps demeure sous moratoire cette année.
La fermeture sera réexaminée en 2027, peut-on lire une note du MPO publiée en février 2025.
Pour ce qui est du hareng d’automne, la nouvelle évaluation conclut que la biomasse du stock reproducteur s’élève à plus de 661 millions de livres (300 000 tonnes) dans le sud du golfe du Saint-Laurent.
Pour en savoir davantage:
- Le hareng de printemps continue de frayer aux Îles (février 2026)
- Le MPO rouvre la pêche à l’appât au maquereau ce printemps (avril 2024)
- Loin d’une surprise, la suspension de la pêche au hareng force le Fumoir d’Antan à s’ajuster (avril 2022)
- Appâts de pêche : le MPO interdit la capture commerciale du maquereau et du hareng de printemps (avril 2022)


