Merinov veut défricher le terrain pour développer la filière des algues
Le centre de recherche Merinov veut rallier la communauté madelinienne autour du développement de la filière des algues.
Alors que de la laitue de mer, du kombu royal et de la nori d’Atlantique pêchées au Québec se taillent tranquillement une place sur les tablettes, la chargée de projets Clara Simon constate que la ressource est sous-exploitée sur l’archipel.
Les algues sont pourtant abondantes, et le potentiel de commercialisation est énorme, estime-t-elle.
La chercheuse en aquaculture explique que les débouchés sont multiples, au-delà de l’avenue alimentaire.
À son avis, l’algoculture, donc la culture d’algues, permettrait de mieux répondre à un objectif commercial que la cueillette sauvage.
Merinov tiendra des rencontres estivales, dont des ateliers collaboratifs, afin de sensibiliser les acteurs locaux et les citoyens à la valorisation des algues ainsi que sur les différentes réglementations. Clara Simon souhaite qu’il s’agisse d’une première étape vers la structuration d’une filière locale.

Le projet est soutenu par le Réseau de recherche MÉOPAR, lui-même financé par le gouvernement fédéral. Une aide de 25 000 dollars sur un an a été accordée, à laquelle s’ajoute une contribution de Merinov.

