Écloserie de homard: le RPPCÎ et la Coop des pêcheurs se serrent la pince
Le Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles et la Coopérative des pêcheurs des Îles collaborent pour pérenniser l’écloserie et le centre d’interprétation du homard.
L’association a déménagé son élevage de larves de crustacé dans les installations de la coop, à un jet de pierres de son ancienne adresse, les locaux du centre de recherche Merinov, sur la Pointe, à Havre-aux-Maisons.
Selon le coordonnateur des projets scientifiques du RPPCÎ, Jean-François Laplante, et le directeur général de la Coop, Francis Simard, le partenariat est profitable aux deux organisations.
Cette entente donne des idées de grandeur au RPPCÎ pour l’écloserie. Grâce à l’espace disponible, l’association voudrait allonger la saison de production et doubler son nombre de cycles d’élevage. Jean-François Laplante croit pouvoir remettre à l’eau jusqu’à 75 000 post-larves une fois la vitesse de croisière atteinte.

Cette larve a éclos il y a deux jours. Sur l’ordinateur, elle paraît immense, mais en réalité, elle fait moins de 2 mm de largeur (photo: CFIM)
Même chose pour le centre d’interprétation du homard, qui reprendrait vie en format augmenté dans le bâtiment de la coopérative. Le projet à vocation touristique avait été lancé en grande pompe à l’été 2025, mais est tombé au point mort en l’absence de financement du Fonds des pêches du Québec.

De gauche à droite: Charles Poirier du RPPCÎ, Mario Gaudet et Francis Simard de la Coopérative, ainsi que Jean-François Laplante, du RPPCÎ (photo: CFIM)
Pour l’instant, le projet est sur pause, mais l’association de pêcheurs et la coop rêvent d’en faire le cœur d’une plateforme technologique alliant des volets éducatif, scientifique et touristique. La possibilité de diversifier les revenus est aussi alléchante, souligne Jean-François Laplante.
Le Rassemblement compte déposer une demande au ministère de l’Économie afin de réaliser une étude de faisabilité pour chiffrer le tout et se donne un horizon de trois ans pour concrétiser le projet.
Dans les faits, l’écloserie et le centre d’interprétation seraient interreliés – comme c’était le cas chez Merinov –, et le circuit se terminait avec un arrêt aux bassins de contention de la Coop, pour illustrer la chaîne complète de la vie du homard, du stade d’œufs jusqu’aux viviers.

Un des viviers de la Coopérative (photo: CFIM)
Le RPPCÎ a investi environ 50 000 dollars de sa petite caisse pour réaménager l’écloserie et lancer la production de larves. Un montant semblable tiré de subventions résiduelles a été utilisé pour l’achat d’équipements.
Jean-François Laplante estime que la nouvelle collaboration avec la Coopérative des pêcheurs engendre des économies de plusieurs milliers de dollars côté frais d’opérations. À terme, toutes les activités scientifiques de l’association pourraient être rapatriées sous le toit de la Coop.
Pour réécouter les segments diffusés à l’émission Cap info:
Mise en ligne après diffusion.
Pour en savoir davantage:
- Le RPPCÎ poursuit le projet d’écloserie de homard… sous un nouveau toit (juin 2026)
- Le RPPCÎ ouvre les portes de son centre d’interprétation du homard (juin 2025)
- Le RPPCÎ met sur pied un centre d’interprétation du homard (mai 2025)
- RPPCÎ: 13 500 « bébés homards » produits et remis à l’eau en 2024 (janvier 2025)
- Le RPPCÎ consolide son volet scientifique (septembre 2024)
- Le RPPCÎ prévoit débuter la phase de production de son écloserie de homards en 2024 (septembre 2023)








