Le réseau des CPE est à bout de souffle
Les CPE lancent un cri du cœur afin d’attirer l’attention des candidats sur la pénurie de personnel qui menace leur avenir.
La directrice du CPE-bureau coordonnateur Chez ma tante, Céline Miousse, peine à attirer de nouvelles éducatrices et à retenir celles qui sont déjà en poste. Selon elle, les centres de la petite enfance peinent à offrir des conditions d’emploi compétitives, notamment face aux services de garde scolaires.

Céline Miousse, directrice générale du CPE-BC Chez ma tante (photo: CFIM)
Même son de cloche du côté du CPE La Ramée, qui perd des employées chaque année en raison de la faible rémunération au sein du réseau.
Céline Miousse croit que les salaires des éducatrices devraient être revus à la hausse, en cohérence avec leur niveau de formation collégial et avec leur compétence, mais aussi en raison du rôle essentiel qu’elles occupent dans l’éducation des tout-petits.
Elle estime donc que les partis politiques et leurs candidats font fausse route en promettant d’augmenter le nombre de places disponibles plutôt que d’offrir des solutions concrètes aux problèmes de main-d’œuvre.
D’après l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), il manque actuellement 3000 éducatrices au sein du réseau public québécois, dont 85.% concernent des postes qualifiés. Or le nombre de diplômées du DEC en éducation à la petite enfance diminue d’année en année au Québec, étant passé de 932 en 2014 à 556 en 2023.
Cette pénurie nuit à la stabilité des services, en mettant une pression accrue sur le personnel restant et en rendant la réglementation gouvernementale plus difficile à respecter.
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Pour en savoir davantage:
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