Fin du PEQ: vives inquiétudes pour plusieurs immigrants sur l’archipel
La fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) est une source d’anxiété importante pour plusieurs personnes immigrantes installées sur l’archipel.
Ikram Kaddouri s’inquiète pour son avenir et pour celui de ses compatriotes marocaines. Celle qui était infirmière dans son pays d’origine a répondu à l’appel du Québec visant à combler des postes dans le réseau de la santé, et œuvre depuis deux ans comme préposée aux bénéficiaires à la Résidence Plaisance. Elle déplore que le PEQ, qui offrait selon elle une procédure claire d’accès à la résidence permanente, soit remplacé par un système de pointage complexe à travers le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).

Ikram Kaddouri arbore fièrement un cœur bleu en feutrine, faisant écho à la campagne initiée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui vise à mobiliser la population pour «dénoncer les effets des changements récents aux politiques migratoires sur les personnes immigrantes déjà établies au Québec» (photo: CFIM)
De son côté, Amal Worighi s’est établie aux Îles avec son mari mécanicien ainsi que leurs 2 jeunes enfants, et travaille comme éducatrice en CPE. Elle ignore si sa famille devra à nouveau se déraciner et repartir à zéro, que ce soit au Maroc ou ailleurs.

À l’instar d’Ikram Kaddouri, Amal Worighi a délaissé un emploi dans la fonction publique qu’elle n’aurait pas l’option de reprendre si elle était forcée à retourner au Maroc (photo: CFIM)
Le Philippin Michael Allen Benano, à l’emploi du restaurant Tim Hortons de Cap-aux-Meules avec sa conjointe, est également préoccupé par le changement apporté aux règles d’immigration. Il assiste à des cours de francisation dans le but de bien s’intégrer à la société québécoise et souligne la bonne relation avec son employeur. Il affirme que plus rien ne l’attend s’il devait être renvoyé d’où il vient.

Michael Allen Benano et sa famille possédaient une pizzeria aux Philippines avant de choisir de repartir à zéro sur l’archipel (photo: CFIM)
Malgré l’incertitude qui plane sur leurs statuts d’immigration, Ikram, Michael Allen et Amal souhaitent néanmoins pouvoir rester aux Îles-de-la-Madeleine, où ils se sentent accueillis.
Pour réécouter le segment de l’émission Cap info:
En ligne après diffusion
Pour en savoir davantage:
- Immigration: la Communauté maritime a présenté son mémoire en audience (30 octobre 2025)
- Bilan migratoire: une centaine d’immigrants accueillis aux Îles en 3 ans (28 mai 2025)
- Immigration: le milieu nage dans le flou (12 novembre 2024)


