La santé mentale des ados se détériore, selon une nouvelle étude
La santé mentale des adolescents québécois a connu une «.détérioration significative.» au cours des dernières années: c’est ce qui ressort d’un portrait dévoilé en août par l’organisme Tel-Jeunes, réalisé auprès de quelque 1200 ados de 12 à 17 ans en collaboration avec des chercheurs de l’Université Sherbrooke et la firme de sondage Léger.
Les troubles anxieux ont plus que doublé depuis 2010, tandis que la proportion d’élèves du secondaire présentant une santé mentale «.florissante.» est passée de 47.% en 2017 à 36,6.% en 2023.
Ces constats font écho à ce qui est observé sur l’archipel, selon la directrice de la Maison des jeunes des Îles, Nadine Lapierre.
Les filles ainsi que les jeunes s’identifiant aux diversités d’orientation sexuelle et de genre sont particulièrement vulnérables.
Autre statistique préoccupante: 84.% des ados sondés se retiendraient de demander de l’aide face à un problème qu’ils ne peuvent surmonter seul, par crainte d’être jugé, d’inquiéter leurs proches, de ne pas être compris ou de déranger. Nathalie Bourgeois, qui travaille en santé mentale, dépendance et itinérance à Santé Québec des Îles, rappelle néanmoins que plusieurs ressources sont disponibles sur l’archipel pour les soutenir.
Le directeur de la Maison des jeunes l’Hav-nir, Mario Gerbaldo, dit observer que les jeunes ont peu confiance envers les ressources d’aide.
Il est aussi d’avis qu’il s’agit d’un enjeu de société à plus grande échelle.
Ils estiment tous que des agendas trop chargés par les activités parascolaires et les emplois étudiants contribuent à l’anxiété des ados, et qu’il faut aussi leur laisser du temps libre, sans engagements particuliers.
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