La violence conjugale: un sujet encore tabou
La violence conjugale est encore un sujet tabou sur l’archipel, et plus particulièrement à Grosse-Île.
Depuis le 1er avril 2025, sur les 65 femmes qui ont reçu des services de la Maison d’aide et d’hébergement l’Accalmie, seulement une était native de la communauté anglophone.
Selon Michelle Chevarie, qui travaille depuis 14 ans comme intervenante en sensibilisation, cela montre le revers d’un milieu dont le tissu social est très serré:
Dans son travail, elle observe aussi que demander de l’aide est encore perçu comme un signe de faiblesse.
D’autre part, l’isolement géographique et linguistique de Grosse-Île sont des facteurs qui rendent l’accès aux services plus difficile, explique-t-elle.

Michelle Chevarie est la seule intervenante de l’Accalmie originaire de Grosse-Île. Elle se rend dans sa communauté au minimum trois fois par année pour donner des ateliers de sensibilisation. (Photo: courtoisie)
Malgré tous les défis et la stigmatisation entourant les violences conjugales, Michelle Chevarie souligne la résilience et le rôle de chacune dans la communauté:
Bien que ce ne soit pas tout le monde qui porte plainte, 32 infractions contre la personne en contexte conjugal ont été enregistrées sur l’ensemble du territoire madelinot en 2024.
Il s’agit de sept infractions de plus que la moyenne des dix dernières années sur l’archipel d’après les données du ministère de la Sécurité publique.
Si vous ou une personne de votre entourage avez besoin d’aide:
CALACS L’espoir des Îles: 418-986-6111
L’Accalmie: 418-986-5044
La Sentin’Elle: 418-986-4334
Hommes & Gars: 418-986-1811
Pour en savoir davantage:
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Pas de répit pour la violence faite aux femmes (3 février 2026)

