Deux Rangers juniors des Îles ont participé au Championnat national de tir de précision la fin de semaine dernière.
L’événement se tenait dans la région de Niagara, en Ontario, et a réuni 80 jeunes canadiens de partout au pays qui se sont affrontés dans six épreuves de tirs à carabines à air comprimé.
La responsable de la patrouille des Rangers juniors aux Îles, Nancy Boisselle (photo: CFIM)
William Arseneau et Megane Boudreau ont joliment représenté l’archipel, selon la caporale-chef de la patrouille, Nancy Boisselle.
Elle souligne l’implication de la vingtaine de Rangers juniors qui compose la patrouille et sa fierté de voir les jeunes s’épanouir.
D’ailleurs, ils se préparent pour le Camp OKPIAPIK qui se déroule chaque année au Centre d’entraînement des Cadets de Valcartier, indique Nancy Boisselle.
Des membres de la patrouille de Rangers juniors canadiens des Îles participeront également à un autre camp de pratique du côté de Havre-Aubert dans les prochains jours.
Interrogé sur les principaux défis qui attendent la personne qui lui succédera, il évoque la refonte du site web de l’ATR et les enjeux de financement de l’organisme, de même que l’allongement de la saison touristique.
La présidence par intérim de Tourisme Îles de la Madeleine est assurée par la vice-présidente du conseil d’administration, France Groulx, et ce, jusqu’aux élections prévues l’automne prochain.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
La Table de concertation régionale des Îles a une nouvelle coordonnatrice, Camille Turbide.
Originaire de Bassin, la jeune femme explique avoir déménagé il y a quelques années à Moncton, au Nouveau-Brunswick, pour poursuivre des études supérieures.
Une fois sa maîtrise en environnement en poche, l’envie de revenir sur l’archipel la démangeait :
Elle occupe aussi le poste de chargée de projets en concertation au sein du Comité ZIP, disant entamer ses nouveaux mandats avec beaucoup d’excitation.
Elle rappelle que la Table de concertation régionale est responsable d’améliorer la gestion intégrée des ressources en eau du territoire en amenant tous les acteurs du milieu à se réunir afin de développer une vision commune.
Mme Turbide s’affaire pour le moment à préparer le terrain en amont de l’adoption par Québec du Plan de gestion intégrée régional du Saint-Laurent.
Elle souligne la place prépondérante des ressources en eau dans notre quotidien et que la situation des Îles est unique en son genre.
Dans l’immédiat, Camille Turbide entend s’approprier ses fonctions et préparer les activités liées au Mois de l’eau, qui s’étale tout au long de juin.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Les preuves des faits:
Les indemnités pour les patients qui doivent se déplacer vers les grands centres pour obtenir des soins de santé seront désormais indexées annuellement de manière automatique chaque premier jour d’avril.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux a confirmé à la fin de la semaine dernière que la mesure était maintenant en vigueur, après que le ministre Christian Dubé s’y soit engagé en 2021.
Le député des Iles à l’Assemblée nationale, Joël Arseneau, se réjouit de ce qu’il qualifie d’un « pas dans la bonne direction », mais considère que les compensations ne sont toujours pas adéquates et créent une iniquité pour les citoyens des régions éloignées.
Cette année, la bonification des prestations suit l’évolution de l’indice des prix à la consommation, soit 6,7%.
Cela représente un rehaussement d’environ 7 dollars pour l’indemnité quotidienne de repas et d’hébergement, qui passe ainsi de 108 dollars à un peu plus de 115.
Le remboursement des frais quotidiens pour la personne accompagnatrice a également augmenté, passant de 46,25$ à 49,35$.
Le Parti québécois demande une révision complète du programme d’indemnisation afin qu’il reflète les frais réels encourus par les patients.
Le Madeleine II est présentement en arrêt technique et sera en cale sèche au chantier maritime Les Méchins pour une durée d’environ 10 jours.
C’est le Vacancier qui assurera la relève pendant les travaux.
La CTMA indique qu’un bris à l’un des deux propulseurs d’étrave du navire a été observé ce printemps, nécessitant une réparation avant l’augmentation de la fréquence des traverses en période estivale.
Son directeur, Emmanuel Aucoin, explique que cette pièce d’équipement est nécessaire à la stabilisation du navire lors des manœuvres dans les ports et rappelle que le traversier accoste toujours à des quais temporaires en raison de l’aménagement des nouvelles rampes à Souris et Cap-aux-Meules.
Un entretien préventif sera aussi réalisé sur le deuxième propulseur d’étrave.
Une fois en cale sèche, il est possible que d’autres réparations soient identifiées par les équipes, ce qui pourrait prolonger de quelques jours la période de l’arrêt technique, laisse entendre Emmanuel Aucoin.
Il assure toutefois que le navire sera de retour à temps pour la haute saison.
CTMA confirme que le service de traversier sera maintenu tout au long de l’arrêt technique à raison de six voyages par semaine, comme c’est normalement le cas en mai et en juin.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits:
La mobilisation survenue à la suite du cri du cœur lancé par la précédente organisation a su insuffler une bonne dose d’énergie aux nouvelles personnes en place, constate l’administratrice Marie-Chantal Gaudet.
L’équipe réfléchit actuellement à la manière d’incorporer de petites innovations aux éléments traditionnels de la compétition, indique-t-elle.
Au-delà du comité et du conseil d’administration, il est aussi question de remaniement au sein des partenaires associés au concours, dont certains avaient aussi fait part d’essoufflement après plusieurs années d’implication, mentionne Marie-Chantal Gaudet.
C’est l’un des principaux dossiers qui attendent les nouvelles coordonnatrice et adjointe à la coordination de l’événement, Alice Pierre et Angélique Lafrance.
Connue sur l’archipel pour avoir entre autres occupé les postes de directrice du Musée de la Mer et de coordonnatrice de l’ancien Aquarium des Îles, Mme Pierre se dit prête à relever le défi.
La 37ème édition du Concours des Châteaux de sable se tiendra du 11 au 13 août prochains à la plage Sandy Hook.
Le lancement de la programmation est quant à lui prévu le 29 juin au café-bar La Gabarre.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits:
La saison de pêche au homard 2023 a débuté sur les chapeaux de roue.
Les pêcheurs madelinots ont capturé plus de 4,6 millions de livres au terme des deux premières semaines d’activités, soit 13 % de plus qu’à pareille date l’an dernier.
Coup sur coup, le total hebdomadaire de débarquements constitue des records, selon les données de l’Office des pêcheurs de homard des Îles.
Les homardiers ont rapporté au-delà de 2 364 000 lbs pour la première semaine de pêche, ce qui représente une hausse de 10 %par rapport au volume de prises « jamais vu » de l’époque.
Données: OPHIM // Tableau: CFIM
Pour la seconde semaine d’activités cette année, les pêcheurs sont revenus avec 2 236 556 lbs, c’est-à-dire 300 000 lbs de plus qu’en 2022.
Quant au prix versé à quai, les homardiers ont respectivement obtenu 7,71$/lb et 7,65$/lb, ce qui avoisine les prix au débarquement de la saison 2021.
Un regroupement d’environ 90 propriétaires de terres agricoles et forestières veut être entendu dans les discussions entourant la démarche de révision du schéma d’aménagement.
Dans un mémoire transmis vendredi à la Municipalité des Iles, ceux-ci expriment le désir de conserver le droit de construire et d’ainsi jouir de leur propriété de manière encadrée, comme le prévoit le Règlement sur les usages conditionnels qui prévalait auparavant.
Le porte-parole du regroupement, Charles Cormier, affirme comprendre la volonté de protéger le territoire madelinot, mais considère que cela ne doit pas se faire au détriment des propriétaires de terrains.
Le regroupement demande aussi l’abrogation du Règlement de contrôle intérimaire qui vient interdire les constructions résidentielles en terres agricoles et forestières, ce qui a été rejeté par les élus municipaux.
Le directeur des projets de développement du territoire à la Municipalité, Serge Bourgeois, se dit sensible aux arguments exprimés.
Il soutient toutefois que la démarche consiste à concilier localement les droits individuels et collectifs tout en respectant les volontés émises par le gouvernement du Québec.
Il rappelle que d’éventuelles modifications au plan de zonage, qui devront être approuvées par le conseil municipal, ne viennent pas interdire complètement les constructions, mais plutôt modifier les usages permis.
Serge Bourgeois espère déposer la première version du nouveau schéma au gouvernement d’ici la fin de 2023, après quoi le document amendé devra revenir entre les mains des élus locaux, qui devront ensuite trancher.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits:
C’est finalement l’artiste Geneviève Reesör qui a obtenu la faveur du public madelinot pour le prix Coup de cœur de la communauté.
Le résultat du vote a été dévoilé lors de la soirée de dévoilement des lauréats du Fonds de développement culturel des Îles, régi par la Corporation culturelle Arrimage.
Geneviève Reesör accueille la nouvelle avec gratitude.
Trois autres artistes et un organisme ont aussi été récompensés lors de l’événement organisé à la salle des Pas Perdus, mardi soir.
Annabelle Kannenberg en compagnie de Mireille Vachon (photo: CFIM)
Chloé Asselin en compagnie de Mireille Vachon (photo: CFIM)
L’équipe des Cuisines collectives était sur scène (photo: CFIM)
Gilbert Richard en compagnie du député Arseneau (photo: CFIM)
Cette année, deux bourses Jeunesse de 1000 dollars chacune ont été octroyées, dont l’une d’elle est allée à Annabelle Kannenberg pour du perfectionnement en danse technique en ballet à Truro, en Nouvelle-Écosse, elle qui pratique les arts de la scène depuis un très jeune âge.
La seconde bourse a été attribuée à Chloé Asselin pour un stage de perfectionnement à l’École de danse contemporaine de Montréal, qu’elle a bien hâte de suivre.
La bourse Recherche-création, d’une valeur de 5000 dollars, a été remise à Gilbert Richard pour son projet Carnet d’autonomie alimentaire, dont l’envergure a été soulignée par le jury.
Finalement, le prix Mise en valeur du patrimoine vivant a été décerné aux Cuisines collectives des Îles pour leurs actions menant à la transmission des traditions et des savoirs insulaires, de même que pour les valeurs d’entraide et de débrouillardise au cœur de l’équipe.
Rappelons que le député de l’archipel, Joël Arseneau, ainsi que la Municipalité contribuent au Fonds de développement culturel des Îles, respectivement à hauteur de 2500 dollars et 500 dollars.
Pour réécouter les segments diffusés à l’émission Les preuves des faits:
Une solution qui convient aux différents acteurs impliqués semble en voie de se mettre en place au Site de la Côte, où les bâtiments, sous propriété municipale, ont grandement besoin d’investissements.
Le maire Antonin Valiquette et le conseiller du village de L’Étang-du-Nord, Hugues Lafrance, ont profité de l’assemblée générale annuelle de la Corporation portuaire de l’Anse pour présenter leur vision, développée au fil de négociations avec les administrateurs de la CDPA.
Alors que le site et les bâtiments demeureront dans le giron municipal, chaque commerçant se verra proposer un bail emphytéotique de longue durée et devra ainsi investir dans leurs actifs.
Il en va de même pour la Corporation, qui occupe le bâtiment principal.
Le maire Antonin Valiquette résume le fonctionnement.
Pour la CDPA, cela signifie toutefois de se priver des revenus de location des commerçants qu’elle percevait chaque année, estimés à 40 000 dollars.
La directrice du conseil d’administration, Élyse Vigneau, reconnaît que cela représente un défi, tout en soulevant que le statu quo était intenable.
Selon Mme Vigneau, la collaboration de la Municipalité demeurera essentielle, notamment sur le plan financier et pour ce qui est de la gestion.
La Municipalité a aussi annoncé qu’un bloc sanitaire serait construit sur le site, comme première phase du projet de pôle villageois dans le secteur.
Les ententes avec les occupants des bâtiments devraient être ratifiées d’ici l’été prochain.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits:
La Municipalité entend déposer une demande d’aide financière dans le Programme d’infrastructures municipales d’eau afin de mettre en branle la réfection des étangs aérés de Cap-aux-Meules.
Le système de traitement des eaux usées du village est vieillissant et des travaux d’envergure sont nécessaires pour le maintien des équipements.
Le maire Antonin Valiquette explique que dans l’optique de réduire la charge financière des contribuables, le renouvellement de l’enveloppe financée par Québec permettra de lancer une première phase de travaux.
Les résultats du premier appel d’offres conclu au début de l’année 2023 avait mené les élus et les équipes techniques à prendre la décision de scinder les rénovations en plusieurs étapes.
Une seule soumission estimée à plus de 11 millions de dollars a ainsi été rejetée par la Municipalité, en raison de l’écart avec sa propre estimation des coûts, soit 4,5 millions de dollars, poursuit M. Valiquette.
Par ailleurs, un contrat de 365 000 dollars a été accordé à l’enterprise Claro Environmental Technologies pour la fourniture de deux systèmes de dégrillage, nécessaires au bon fonctionnement des étangs aérés de Cap-aux-Meules.
Des recherches archéologiques débuteront la semaine prochaine sur le site patrimonial de La Grave.
Une équipe de la firme Artefactuel sera sur le terrain afin de vérifier si des « trésors » se cachent dans le sol d’une cinquantaine de terrains allant de l’ancien magasin Hector Hébert au restaurant Le Vent du Large.
Marie-Hélène Verdier (photo: CFIM)
La conseillère en patrimoine immobilier de la Municipalité des Îles, Marie-Hélène Verdier, précise la nature des travaux.
Le but est de dresser un répertoire des artefacts à valeur archéologique qui pourraient se trouver dans le secteur.
Il s’agit d’un projet que caresse la Municipalité depuis plusieurs années afin d’offrir un meilleur accompagnement aux propriétaires de La Grave qui souhaitent effectuer des travaux, indique Marie-Hélène Verdier.
Tous les ouvrages doivent obtenir l’autorisation du ministère de la Culture et des Communications en raison du caractère patrimonial du site.
Après le passage de la tempête Fiona, les demandes ont afflué, notamment pour surélever les bâtiments, souligne-t-elle.
La réalisation de l’inventaire archéologique nécessite d’ailleurs le consentement des propriétaires, qui ont été avisés des démarches.
Au coût d’environ 40 000 dollars, la démarche est entièrement financée par Québec.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Les preuves des faits:
Alphiya Joncas a été sacrée Artiste de l’année aux Îles-de-la-Madeleine 2023 par le Conseil des arts et des lettres du Québec.
Ce sont entre autres sa démarche rigoureuse ancrée dans le milieu ainsi que sa plume, qualifiée de « riche, sensible et mature », qui ont retenu l’attention des membres du jury.
Chaudement applaudie par les spectateurs dans la salle des Pas Perdus lorsque son nom a été dévoilé, Alphiya Joncas a fait le pont entre son rapport au territoire, fréquemment abordé dans ses œuvres, et l’obtention du prix.
Ce n’est pas la première fois qu’elle dépose sa candidature, soulignant qu’il est important de tenter sa chance lorsque l’opportunité se présente.
L’artiste multidisciplinaire prépare actuellement l’ouverture de sa boutique pour la saison estivale.
Le prix est assorti d’une bourse de 10 000 dollars en plus d’une capsule vidéo qui sera produite et diffusée par La Fabrique culturelle de Télé-Québec.
Québec annonce une bonification de 360 000 dollars de l’Entente de partenariat régional et de transformation numérique en tourisme pour les Iles via le Fonds régions et ruralité, volet Soutien au rayonnement des régions.
Un investissement de 210 000 dollars provient du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation auquel s’ajoute une contribution de 150 000 dollars sur trois ans assumée par la Communauté maritime.
La part du milieu est financée via le volet Soutien à la compétence de développement local et régional du Fonds région et ruralité.
L’entente globale, renouvelée sur une base triennale, représente 1 047 500 dollars disponibles d’ici 2025 pour les entreprises à vocation touristique, selon les priorités établies par Tourisme Iles de la Madeleine, qui définit les critères d’admissibilité.
Via communiqué, le président de l’association touristique régionale, Jacky Poirier a salué l’engagement du ministère ainsi que la contribution municipale, soulignant que le partenariat va « considérablement aider les entreprises à investir dans leur offre de produits et d’expériences ».
Une équipe de recherche interdisciplinaire en art et en sciences sociales est présentement aux Iles afin d’aller à la rencontre des insulaires et de s’imprégner de leur rapport au territoire et à ses transformations.
Le projet, nommé Solastalgies créatrices, s’intéresse au sentiment de dépaysement provoqué par le passage du temps, plus particulièrement à travers le spectre des changements climatiques, qui façonnent l’archipel.
La sociologue à l’Université du Québec à Montréal Magali Uhl explique que la démarche s’inscrit dans une approche de cocréation et mènera entre autres à la production d’un atlas et d’une police d’écriture.
L’équipe de chercheures s’était rendue une première fois aux Iles en 2022 afin d’établir des contacts avec des partenaires du milieu, ce qui a confirmé que la réalité des Madelinots, aux premières loges des transformations du climat, se prêtait bien à leur intention de recherche.
Le rapport au changement, aux objets, à l’écriture, aux souvenirs et aux images sera étudié à travers différentes expérimentations au cours des deux prochaines semaines.
Une journée d’ateliers ouverts au grand public est prévue samedi le 27 mai au Musée de la mer, détaille la professeure à l’École de design de l’UQAM Amandine Alessandra.
Pour participer, il est possible de s’inscrire par courriel en contactant le centre de recherche responsable du projet – le CELAT – ou via le site Internet de Solastalgies créatrices.
Réécoutez le segment à l’émission Les preuves des faits :
Une équipe multidisciplinaire de chercheurs de la Norvège s’intéresse à la disparition de la population de morses de l’archipel.
C’est dans le cadre du projet 4-OCEANS et à l’invitation du Musée des Îles de la Madeleine que sont débarqués les scientifiques dans le but d’analyser des ossements ainsi que des artéfacts reliés à l’espèce éteinte.
Plus largement, il est question de comprendre les relations entre humains et ressources marines, tant en termes d’exploitation que d’apport socioculturel, explique la chercheuse postdoctorale Katrien Dietrickx.
Katrien Dierickx, chercheuse postdoc et bioarchéologue (photo: CFIM)
Les morses qui ont été chassés par milliers aux Îles présentent des caractéristiques différentes d’autres troupeaux, indique-t-elle.
Habituée de travailler avec des collections muséales, l’équipe étudie actuellement des objets appartenant à des privés, qui les prêtent gracieusement au Musée des Îles.
Katrien Dietrickx détaille le protocole appliqué aux ossements et aux artéfacts.
Elle estime qu’environ 200 spécimens seront passés sous la loupe des chercheurs d’ici leur départ, prévu à la fin de la semaine.
Chaque spécimen choisi passe dans les mains de la poignée de chercheurs (photo: CFIM)
Des images 3D sont enregistrées dans une banque de données (pĥoto: CFIM)
Certains ossements remonteraient à plus de 3000 ans (photo: CFIM)
L’équipe se penchera également sur les autres populations de morses des Maritimes, notamment de la Nouvelle-Écosse.
D’autres espèces feront l’objet de recherches, tant au Canada qu’à l’international, souligne Katrien Dietrickx.
Les résultats de l’étude devraient être publiés au plus tard en 2027.
Par ailleurs, la venue des chercheurs a été abordée lors du vernissage de la première exposition temporaire du Musée des Îles, qui se tenait cette fin de semaine à Havre-aux-Maisons.
Environ 325 personnes sont venues découvrir Les Îles, de Memquit à aujourd’hui, se réjouit l’un des cofondateurs Jean-Simon Richard, qui confirme qu’une seconde expo sera annoncée au cours de l’été.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Les preuves des faits:
Un peu moins de 3000 personnes, soit près du quart de la population des Iles, ont signé la pétition réclamant un meilleur service aérien en région, initiée par la citoyenne Céline Cummings.
Le député des Iles, Joël Arseneau, qui parrainait le document, en a fait le dépôt à l’Assemblée nationale mardi dernier.
Selon lui, la très forte réponse exprime un épuisement généralisé de la population vis-à-vis la desserte.
Il reconnaît par ailleurs qu’après des premiers mois difficiles en 2023, la situation s’est améliorée au cours des dernières semaines.
De l’avis du député, la pétition a aussi été l’occasion de ramener l’enjeu dans l’espace public ainsi qu’auprès des instances de l’Assemblée nationale.
Il souligne un certain changement de ton du côté du gouvernement, qu’il entend talonner sur cette question.
Depuis le début de l’année, Joël Arseneau a multiplié les interventions en chambre et auprès des médias afin d’amener le gouvernement à agir le plus rapidement possible, notamment en convoquant le comité de travail sur le transport aérien.
Une rencontre est d’ailleurs prévue à court terme entre son président, le député caquiste Yves Montigny, et le député des Iles.
Ce dernier espère maintenant voir les intervenants du milieu se mobiliser autour de cet enjeu.
Réécoutez le segment de l’émission Les preuves des faits :
La Madelinienne Catheryne Langford prendra part à la 1ère édition de l’Ocean Globe Race, une course autour du monde en voilier sans technologie moderne.
L’événement reprend la formule de la compétition Whitebread Round the World, qui s’est déroulée en 1973.
Catheryne Langford a été sélectionnée parmi plus de 75 candidats pour se joindre à l’équipage du Explorer.
Construit en 1978, l’Explorer fait 17,5 m de long (source: site Web McIntyre Adventure)
Le choix du voilier n’est pas fortuit, indique-t-elle.
La native de L’Étang-du-Nord embarquera donc à bord du Explorer pour une durée de huit mois en compagnie d’une dizaine de matelots sans pouvoir utiliser d’ordinateur ou de satellite pour naviguer.
(Source: site web Ocean Globe Race)
Le périple les mènera aux quatre coins du globe.
Si la course ne débute qu’en septembre, Catheryne Langford quittera l’archipel à la mi-juin pour entamer la phase de préparation en France.
D’ailleurs, il s’agit d’une aventure coûteuse : elle doit prévoir un budget d’au moins 75 000 dollars pour couvrir les frais d’inscription, les déplacements, les formations et la nourriture.
Une campagne de sociofinancement est actuellement en cours sur la plateforme GoFundMe.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Debout les Îles, cliquez ici.
Le secteur agroalimentaire madelinot génère des retombées locales estimées à un peu plus de 14 millions de dollars, révèle le portrait économique commandé par le Bon goût frais des Îles.
En faisant abstraction de l’industrie de la pêche, le rapport recense 43 producteurs et transformateurs sur l’archipel, qui engendrent pas loin de 400 postes, dont une centaine d’emplois directs.
Le président de la firme DDM, Bruno Del Degan (photo: CFIM)
En plus de produire des données chiffrées actualisées, l’enquête menée par la firme DDM a permis de mieux saisir les forces et les faiblesses du secteur, ainsi que les défis qui le guettent, explique son président, Bruno Del Degan.
Il constate un essoufflement chez bon nombre d’entrepreneurs.
La croissance des entreprises est d’ailleurs limitée par l’accès difficile aux terres agricoles, souligne M. Del Degan.
Moins de 850 hectares sont actuellement exploités sur les 2500 de territoire agricole sur l’archipel, indique-t-il.
La directrice du Bon goût frais des Îles, Caroline Jomphe (photo: CFIM)
Le portrait sectoriel liste une quarantaine de recommandations et une dizaine de pistes d’actions qui serviront à élaborer une vision d’avenir collective pour le secteur agroalimentaire des Îles, estime la directrice du Bon goût frais, Caroline Jomphe.
À ses yeux, l’enquête témoigne du développement du secteur dans les dix dernières années et de son importance dans l’économie madelinienne.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits:
Les services d’urgence sont intervenus deux fois en l’espace de moins de 48 heures en lien avec des collisions.
Peu après 7 h ce matin, un accident est survenu à l’intersection de la route 199 et du chemin du Cap-Rouge à Havre-aux-Maisons, à la hauteur du chemin de la Dune-du-Sud.
(Photo : CFIM)
Les occupantes des deux véhicules, seules à bord, ont dû être transportées à l’hôpital par ambulance.
Selon le sergent de la Sûreté du Québec, Claude Doiron, on craignait alors pour la vie de l’une des conductrices, dont le décès a été confirmé un peu plus tard pendant la journée.
Selon les informations transmises par la SQ, la victime est une dame âgée de 37 ans du secteur de Grosse Ile.
Une voie de contournement a dû être érigée afin de permettre aux enquêteurs en collision de faire leur travail.
Par ailleurs, une autre collision est survenue samedi autour de 17 h sur le chemin du Quai à Cap-aux-Meules.
Deux personnes ont subies des blessures légères et ont été conduites à l’hôpital de manière préventive.
Le CISSS des Îles a mis la main sur un des Prix d’excellence du réseau de la santé et des services sociaux 2023.
Son projet de réseau de récupération de chaleur est lauréat dans la catégorie Développement durable.
Le directeur des services administratifs de l’établissement, Claude Cyr, et le coordonnateur des services techniques, Carl Leblanc, rappellent en quoi consiste l’initiative.
Le CISSS des Îles a reçu le prix lors d’une cérémonie qui se déroulait à Québec jeudi dernier.
Les projets récompensés, les mentions d’honneur ainsi que les coups de cœur des ministres sont présélectionnés par des jurys ministériels puis transmis à un comité national, qui a le dernier mot.
Bien qu’elle ait transporté plus de 75 000 personnes en 2022, la Régie intermunicipale de transport Gaspésie–Iles-de-la-Madeleine a enregistré un déficit de 292 000 dollars, une première depuis sa fondation.
Avec un budget de 3,4 millions de dollars, l’organisme explique qu’en pleine période d’inflation, l’explosion des coûts liés au renouvellement des contrats avec les transporteurs, dont certaines ententes remontaient à sept ans, est venue miner son bilan financier.
L’augmentation des services pour stimuler l’achalandage, le rehaussement du financement ainsi que l’optimisation des services et des opérations font partie des stratégies afin de rétablir la situation en 2023.
La RÉGIM, qui offre des services de transports dans chacune des MRC de la région, observe par ailleurs une hausse de son achalandage, ayant transporté plus de 17 000 passagers lors du premier trimestre, contre environ 13 000 pendant la même période en 2022.
L’organisme fondé en 2012 tiendra d’ailleurs son premier forum les 1er et 2 juin prochains à Carleton-sur-Mer, dans le but de présenter la régie, ses différents projets dans la région ainsi que des innovations qui se font ailleurs.
Selon des informations relatées dans d’autres médias, une annonce quant à un nouveau service aux Iles est dans les cartons pour le début juin.
Après un projet pilote à l’été 2022, le règlement régissant l’utilisation des camions-restaurants a été amendé afin d’assouplir certaines dispositions, notamment concernant les évènements dans un lieu privé.
Les modifications adoptées lors du conseil municipal de mardi dernier viennent ajouter la Place des gens de mers à la liste des cinq lieux où ceux-ci sont autorisés : la Pointe de Grande-Entrée, la Dune-du-Sud, l’Anse-aux-Baleiniers, le Site de la Côte et le secteur de la plage Sandy Hook.
Les foodtrucks seront aussi autorisés lors d’évènements privés, à condition de se conformer aux règlements sur les nuisances et sur le bruit.
Lors de contextes nécessitant des autorisations spéciales tels que les festivals, les camions pourront opérer au-delà de l’heure limite de 22 h, confirme le maire Antonin Valiquette.
Il explique que la première année a permis de constater un engouement pour ce type de restauration et que le règlement tel qu’amendé sera réévalué à la fin de l’été.
Afin d’opérer, les exploitants de camions-restaurants doivent obtenir l’autorisation de l’administration municipale en présentant une demande au coût de 300 dollars, puis défrayer 2500 dollars pour le permis.
Le règlement prévoit aussi un maximum de deux camions par site d’exploitation en plus d’encadrer les heures d’ouverture, soit du lundi au dimanche entre 7h et 22h.
Pans de toiture arrachés par les forts vents, infiltration d’eau dans les murs, l’entre-toit et la nef lorsque la pluie s’en est mêlée : les dommages sont estimés à au moins 2 millions de dollars, soupire la présidente du conseil de fabrique, Line Bouffard.
Line Bouffard (photo: CFIM)
La planification du chantier se fait petit à petit puisque le bâtiment est classé patrimonial par Québec, ce qui exige de respecter la construction d’origine, rappelle-t-elle.
Certains ouvrages ont déjà été complétés, comme l’installation d’une membrane protectrice sur le toit, la vérification du système électrique et la déshumidification de l’intérieur de l’église, indique-t-elle.
De l’eau a coulé pendant plusieurs heures dans la nef (photo: Line Bouffard)
La toiture n’a pas résisté aux rafales de près de 120 km/h (photo: Line Bouffard)
La tapisserie s’est décollée à la suite de l’infiltration d’eau (photo: Line Bouffard)
Une dizaine de tombes se trouvent encore renversées aujourd’hui (photo: CFIM)
Le conseil de fabrique entend intégrer la réfection des deux clochers aux travaux (photo: CFIM)
Cela dit, d’autres travaux d’envergure doivent être réalisés, dont la réfection de la toiture, des deux clochers et des planchers, énumère Line Bouffard.
Les coûts préliminaires pour l’ensemble des réparations sont estimés à plus de 3 millions de dollars.
Les assurances couvrent une bonne partie des travaux, souligne Line Bouffard, ajoutant que le ministère de la Culture et des Communications absorbe aussi une portion de la facture.
La contribution financière d’un autre intervenant sera confirmée sous peu.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits:
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