Les négociations au point mort entre Québec et ses ingénieurs
Les ingénieurs de l’État, en grève générale illimitée depuis le 6 juillet dernier, attendent toujours un signe d’ouverture de la part du gouvernement.
Alors qu’ils sont sans convention collective depuis plus de trois ans, les syndiqués avaient déjà mené un débrayage de huit jours l’an dernier, en plus d’arrêts périodiques en mai puis en juin.
L’un d’entre eux, Étienne Piché, travaille aux Îles pour le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). Il estime qu’une grève générale illimitée était devenue une option inévitable pour les quelque 1900 ingénieurs du secteur public.

Les ingénieurs Étienne Piché et Alexandre Sauvageau-Buteau (photo: CFIM)
La semaine dernière, le Tribunal administratif du travail a ordonné à Québec «.de négocier de bonne foi le renouvellement de la convention collective.». Le juge Christian Drolet a également exigé que le gouvernement cesse «.toute forme d’ingérence ou d’entrave dans les activités syndicales.».
Étienne Piché précise par ailleurs que l’impasse actuelle affecte les mandats de plusieurs ministères, en plus de causer des maux de tête à de nombreux entrepreneurs qui font affaire avec le secteur public.
Selon le MTMD, qui emploie la vaste majorité des ingénieurs de l’État, aucun chantier en cours ne serait actuellement affecté par la grève sur l’archipel. Certains projets en phase d’évaluation ou de planification sont néanmoins retardés par le conflit de travail, incluant celui d’un enrochement dans le secteur de La Martinique.
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Pour en savoir davantage:
- Érosion: l’ouvrage de La Martinique retardé par un conflit de travail (23 juillet 2026)
