Les dessous de la crémation aux Îles
Le choix de la crémation est de plus en plus fréquent au Québec.
On remplace tranquillement les cercueils par les urnes.
Comment cela se traduit-il aux îles?
Dans le cadre de son dossier sur les rites funéraires, la journaliste Florence Champagne-Hamel vous présente son reportage.
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Aujourd’hui, environ 40% des madelinots qui passent entre les murs de la maison funéraire Leblanc vont au crématorium.
Et pour se faire, on doit sortir de l’archipel.
Par les airs, le corps revient sous forme de cendre en l’espace d’une semaine, explique le thanatologue André Leblanc.

En plus d’être thanatologue, André Leblanc rencontre les familles endeuillées et organise les funérailles depuis plus de 30 ans sur l’archipel. (Photo: CFIM)
Les voyages se font à Gaspé et à Québec, et le coût du déplacement équivaut au prix d’un billet d’avion aller-retour.
Préférer l’urne au cercueil est un choix qui laisse sa trace.
Depuis 2002, Sébastien Cyr récolte aux deux ans les renseignements présents sur chacune des pierres tombales aux Îles.

Sébastien Cyr (Photo: CFIM)
Il a répertorié à ce jour 10 000 monuments funéraires répartis dans 19 cimetières.
Ce travail de moine lui a permis d’observer des changements:
Il explique que certains cimetières de l’archipel arrivent à pleine capacité et que se faire enterrer dans une urne sur la tombe d’un de nos proches pourrait être la solution.
Chez Monument Déraspe, on prépare un projet d’urnes biodégradables en collaboration avec le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes, le CERMIM.
Le propriétaire Alexandre Déraspe:

Alexandre Déraspe fabrique des monuments funéraires depuis 2011 sur l’archipel. (Photo: CFIM)
Quel est l’avenir réservé à nos cimetières aux Îles? J’aborderai la question dans un prochain reportage.


