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Quel avenir réservé aux cimetières?

(Photo: CFIM)

Îles de la Madeleine

Dans le cadre de son dossier sur les rites funéraires, la journaliste Florence Champagne-Hamel est allée à la rencontre des personnes qui gardent en vie le souvenir de nos proches décédés. 

Comment le visage des cimetières a-t-il évolué avec le temps?

Quel est l’avenir de ces sites où reposent les madelinots?

Voici son reportage. 

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Si y’a quelqu’un qui connaît bien les pierres tombales, c’est Alexandre Déraspe de chez Monuments Déraspe.

Spécialisé dans la conception de monuments funéraires, il observe une évolution dans la composition des matériaux:

La pierre noire, importée d’Afrique, d’Inde ou de Chine, permet aux familles des îles de personnaliser le monument à l’image de leur défunt. 

On peut choisir le lettrage, y ajouter une photo, sculpter une forme.  

Alexandre Déraspe fabrique des monuments funéraires depuis 2011 sur l’archipel. (Photo: CFIM)

À même les cimetières aujourd’hui, on voit la fierté qu’ont les familles de leurs proches et leurs racines, raconte Alexandre Déraspe. 

Sébastien Cyr a dû répéter 10 500 fois une phrase comme celle-ci dans son enregistreuse lorsqu’il a commencé à recenser chacune des pierres tombales aux Îles. 

Alors que des noms s’effacent sur certaines stèles avec le temps, son travail permet de garder la mémoire des anciens vivants.

Sébastien Cyr constate aussi qu’aujourd’hui plusieurs cimetières arrivent à pleine capacité. 

Sébastien Cyr pointant une pierre ajoutée récemment sur une tombe au cimetière de Lavernière. (Photo: CFIM)

Le président de la Fabrique Sainte-Madeleine de Havre-aux-maisons, Émile Richard, est conscient de cet enjeu:

Et ses observations sont partagées par l’ensemble des fabriques interrogées.

À Fatima, on déplacera même des croix cet été pour libérer de l’espace.

Ce qui évolue aussi dans nos cimetières c’est le métier de bedeau. 

Mario Bourgeois débarre les portes de l’église Saint-Pierre-de-La Vernière à tous les matins depuis 26 ans. 

Du baptême aux funérailles, Mario Bourgeois aide à la préparation des célébrations de vie comme de mort. (Photo: CFIM)

Il s’occupe de tout l’entretien du bâtiment, mais aussi du cimetière. 

Lorsqu’il prendra sa retraite, il ne sait pas si quelqu’un sera là pour le remplacer.

À Bassin et à Grosse-Île, ils n’ont présentement pas de bedeau, seulement quelqu’un pour tondre le gazon. 

Pour Nancy Clark qui est membre du comité citoyen du cimetière de Old Harry, c’est très préoccupant: 

Nancy Clark à l’Église St-Peter’s-by-the-sea de Old Harry (Photo: CFIM)

Et en attendant, le nombre de décès ne cesse de dépasser le nombre de naissances sur l’archipel. 


Pour réentendre les autres reportages de la série sur les rites funéraires:
Pour écouter le segment diffusé à Cap info:

Mis en ligne après diffusion

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