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Des engins de pêche sécuritaires pour les baleines testés aux Îles cet été

Îles de la Madeleine

En 2023, le gouvernement fédéral obligera les crabiers et les homardiers du Québec et de l’Atlantique à se munir d’engins de pêche sécuritaires pour les grands mammifères marins afin qu’ils puissent se libérer lors d’empêtrements.

Le matériel avec faible résistance, c’est-à-dire qu’il devra se rompre avec une tension de 1700 livres en est cependant encore aux stades de développement, et voilà qu’une association de pêcheurs des Îles s’est mise de la partie.

La Inshore Fishermen Association lance un projet local de tests d’engins de pêche sécuritaires pour les baleines noires de l’Atlantique nord.

Le coordonnateur de l’initiative, Gil Thériault, explique que les essais se concentreront sur trois prototypes de cordage à plus faible résistance, dont des câbles munis de gaines qui se rompent plus facilement ou d’anneaux de plastique polymère.

Il indique que la firme d’ingénierie Corbo Génie Conseil est chargée de rédiger le protocole expérimental que neuf pêcheurs de homard madelinots provenant de divers secteurs des Îles appliqueront lors de la saison 2022.

Une longue liste de facteurs en lien avec les conditions de pêche de l’archipel est à prendre en considération lors de la phase de tests, explique-t-il.

M. Thériault souligne que le but est de déterminer amont quels engins sont les plus adaptés aux activités de pêche des Îles afin d’éviter une mauvaise surprise lorsque la réglementation entrera en vigueur.

Les premiers tests de ce genre effectués en Gaspésie, dont le projet s’est inspiré, ne sont pas très concluants, dénote-t-il.

Il rappelle que l’exigence d’Ottawa pose le risque d’ajouter une grande quantité d’engins fantômes à ceux qui traînent déjà dans les fonds marins si les cordages se brisent trop facilement, et donc de potentiellement causer plus d’empêtrements.

Rappelons que la mesure vient également répondre aux normes américaines qui contraignent les pêcheries canadiennes à prouver d’ici l’an prochain que leurs activités commerciales ne nuisent pas aux espèces, sans quoi le pays voisin pourrait bloquer les exportations de produits marins.

L’initiative au coût d’environ 150 000 dollars est entièrement financée par le Fonds pour l’adoption d’engins de pêche sécuritaires pour les baleines.

 

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