Jointe par téléphone, la porte-parole de Sobeys, Anne-Hélène Lavoie, a indiqué que la bannière Bonichoix sera conservée et que l’entreprise souhaite trouver un nouvel acquéreur pour reprendre le magasin franchisé. Elle précise aussi que l’horaire d’ouverture du supermarché restera le même, du moins pour le moment, et qu’aucune mise à pied n’est prévue.
Interrogée au sujet d’une possible rénovation du magasin, elle a indiqué que cette possibilité sera évaluée au cours des prochains mois, afin de mettre le commerce « au goût du jour ». Elle se garde cependant de dévoiler la taille de l’investissement qui serait nécessaire pour un tel projet.
La Chambre de commerce des Îles fait le bilan d’une année “pas standard”, marquée par une volonté de redorer le blason de l’organisation.
Entré en poste en septembre, le directeur général, Martin Paquette, a piloté l’assemblée générale annuelle cette semaine.
Il explique avoir multiplié les efforts pour rebâtir les ponts avec les membres, échaudés par la précédente administration.
Il souligne le bon travail effectué par le consultant Jonathan Lapierre pour rétablir les liens avec la communauté. M. Lapierre avait repris la gestion de l’organisation dans la foulée du congédiement d’Alexandre Lavoie, en octobre 2024.
La Chambre de commerce présente tout de même des états financiers déficitaires d’un peu plus de 59 000 dollars pour l’année 2024-2025. Selon Martin Paquette, ce manque à gagner s’explique par deux facteurs. D’abord, les « irrégularités » laissées par Alexandre Lavoie.
Le 12e Gala des Éloizes de la Chambre de commerce, qui célèbre la communauté d’affaires madelinienne, aura lieu en février 2026.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Cap info:
Attention FragÎles a mis en place une Table de concertation régionale pour le projet de lutte contre les espèces exotiques envahissantes floristiques.
La première rencontre avait lieu le 27 novembre dernier et a réuni une douzaine d’acteurs de l’archipel, dont les organismes en environnement des Îles, le CERMÎM, la Municipalité et des entreprises concernées.
La chargée de projet en aménagement et en restauration des milieux humides chez Attention FragÎles, Catherine Leblanc-Jomphe, explique ce dont il a été question:
Notons que le Conseil régional de l’environnement des Îles a reçu une subvention provinciale de 449 000$ répartis sur 4 ans en mars dernier pour mener cette démarche.
Mme Leblanc-Jomphe indique que des enveloppes de cette somme seront accordées à des projets de prévention, de détection et de contrôle des espèces exotiques floristiques envahissantes.
Catherine Leblanc-Jomphe (Photo: Courtoisie)
Certaines initiatives pourraient voir le jour dès cet été selon elle.
Mme Leblanc-Jomphe rappelle pourquoi les espèces envahissantes sont une menace pour la biodiversité du territoire:
Elle ajoute que ce n’est pas seulement les milieux naturels qui peuvent être impactés, mais aussi les citoyens à travers les installations comme les champs d’épuration, les routes et même la tuyauterie des maisons.
Les ruisseaux de l’archipel font partie des points d’eau douce vulnérables aux espèces exotiques envahissantes aquatiques. (Photo: CFIM)
La prochaine rencontre de la Table de concertation aura lieu cet hiver et vise à préparer le dépôt du contexte territorial en mars. Il s’agit du recensement complet des espèces exotiques envahissantes floristiques de la région et des vecteurs de leur propagation.
La Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles lance un appel à la vigilance en lien avec un nouvel opioïde de synthèse, la cychlorphine.
Récemment détectée à Montréal et associée à des cas de surdoses, cette drogue, trouvée sous forme de poudre de fentanyl ou de faux comprimés d’oxycodone et d’hydromorphone, est considérée comme dangereuse.
Aucune information ne permet de croire qu’elle circule actuellement sur le territoire, indique Sophie Arsenault, de la santé publique régionale.
Elle souligne les dangers liés à la consommation de substances fabriquées dans des laboratoires clandestins.
Peu de données existent sur les effets ou la toxicité de la cychlorphine, ce qui renforce l’importance de faire preuve de prudence dans sa consommation, poursuit Mme Arsenault. Elle rappelle les consignes préventives de base.
Notons qu’aux Îles, deux organismes distribuent gratuitement de la naloxone: la Maison à Damas et Carrefour Unité.
La santé publique régionale remarque une tendance à la hausse du côté des décès causés par des intoxications suspectées aux opioïdes ou autres drogues. Un total de 40 personnes en sont mortes en Gaspésie et aux Îles depuis 2020, dont plus de la moitié – précisément 27 – dans les deux dernières années.
Le bilan météorologique de novembre montre qu’il a fait plus chaud et qu’il a moins plu qu’à l’habitude sur l’archipel.
Côté température, les données d’Environnement et Changement climatique Canada indiquent que la moyenne s’est établi à 4,4°C, presqu’un degré au-dessus de la normale mensuelle.
Alors que les derniers mois ont été marqués par du temps sec, les Îles ont eu droit à un total de 88 millimètres de pluie en novembre.
Cela représente environ 90% des précipitations que le territoire reçoit normalement.
La Municipalité des Îles veut étudier la possibilité d’implanter une seconde boucle de récupération de chaleur reliant la centrale thermique d’Hydro-Québec à un secteur de l’Étang-du-Nord.
Alors que le CISSS des Îles s’est déjà muni de ce système il y a 7 ans, il serait question, cette fois-ci, d’envoyer la chaleur des moteurs de la centrale vers les établissements scolaires comme la polyvalente et le Cégep, ou encore le Centre multisport Desjardins.
Les explications du maire Antonin Valiquette:
Par exemple, le circuit implanté au CISSS des Îles a permis à l’organisation d’économiser environ 3 000 000$ et 10 000 tonnes de CO₂ depuis mars 2018 selon l’agente de communication du CISSS, Adèle Arseneau.
Une demande d’aide financière pour réaliser l’étude d’un potentiel futur réseau d’échange de chaleur vers l’ouest a été déposée.
Si le financement est obtenu, le projet suivra son cours et la Municipalité ira en appel d’offres.
La politique de déplacement des usagers du réseau de la santé sera bel et bien révisée.
Le député des Îles à l’Assemblée nationale, Joël Arseneau, a reçu confirmation écrite, signée de la main du ministre Christian Dubé, que les consultations débuteront “dans les prochaines semaines”. Il est précisé que « de nombreux intervenants seront rencontrés afin de bien comprendre et de documenter les enjeux par rapport aux déplacements des usagers, incluant les paramètres financiers ».
On peut lire dans la correspondance qu’à la suite de ces rencontres, « une analyse détaillée sera produite avec une liste de recommandations ».Ces travaux permettraient la mise en œuvre de la politique révisée au début de l’exercice financier 2026-2027.
Le député Arseneau porte ce dossier depuis sept ans. Après avoir obtenu le rehaussement puis, en 2023, l’indexation annuelle des indemnités, l’élu avait lancé l’an dernier une pétition pour demander au gouvernement de rembourser le coût réel des déplacements médicaux. Plus de 2500 personnes avaient appuyé la démarche.
M. Arseneau a par la suite versé 20 000 dollars à Entraide communautaire des Îles pour créer un fonds d’aide servant à alléger les facture des Madelinots dont les dépenses de transport et d’hébergement ne sont pas entièrement couvertes par la politique gouvernementale.
Du soutien financier est encore disponible via cette enveloppe, nous confirme le bureau du député.
Une résidence et un garage ont été ravagés par les flammes, lundi soir, sur le chemin de la Baie à Havre-Aubert.
Selon le récit du Service de sécurité incendie, le feu s’est déclaré dans le bâtiment secondaire avant de rapidement se propager au toit de la maison attenante. C’est le bruit d’une déflagration qui a mis la puce à l’oreille du propriétaire, qui a évacué la résidence avant d’appeler les secours.
Les pompiers de Cap-aux-Meules et de Havre-Aubert ont réussi à maîtriser le brasier au bout d’une heure, ralentis par les rafales de vent. Ils sont demeurés sur les lieux pour éteindre les nombreux foyers d’incendie qui persistaient.
Entre-temps, le toit de la maison s’était effondré et le garage avait été rasé par les flammes. Les deux bâtiments sont considérés “perte totale”. On ne rapporte heureusement aucun blessé, mais les résidents, une petite famille, se retrouvent à la rue.
Au moment d’écrire cette nouvelle, l’origine de l’incendie n’avait pas été déterminée.
Deux bâtiments municipaux de Havre-aux-Maisons seront déconstruits.
Il s’agit de la bâtisse communautaire de l’hippodrome et d’un ancien abri à sel sur la route 199, près du chemin de la Carrière.
Selon la Municipalité, les deux infrastructures sont inoccupées depuis longtemps et sont en trop mauvais état pour que des rénovations soient rentables.
Le contrat de déconstruction a été octroyé à Les Entreprises Larebel Inc.
L’ancien abri à sel à Havre-aux-Maisons. (Photo: CFIM)
Le bâtiment communautaire de l’hippodrome à Havre-aux-Maisons (Photo: CFIM)
L’hippodrome est en face du bâtiment qui sera déconstruit. (Photo: CFIM)
L’ancien abri à sel est jugé non sécuritaire par la Direction des infrastructures et du bureau de projets de la Municipalité. (Photo: CFIM)
Il n’y a plus de sel entreposé dans l’abri depuis 2 ans selon la Municipalité. (Photo: CFIM)
Là-haut, dans la tour était commentée la course de chevaux. (Photo: CFIM)
Le coût pour l’ensemble des travaux est d’environ 163 000$.
Contrairement à une démolition, la déconstruction des deux édifices vise à récupérer les matériaux qui sont encore utilisables dans le but de leur donner une seconde vie.
L’esprit des Fêtes s’empare tranquillement de l’archipel.
Les festivités ont été lancées le 23 novembre avec la tenue du premier Marché de Noël de la saison, à Grosse-Île.
Les deux prochaines fins de semaine seront chargées : plusieurs entreprises et sites organisent leurs propres marchés, à taille variable.
Un des plus imposants rassemblera une vingtaine d’artisans à la microbrasserie À l’abri de la tempête, samedi. Le défilé CTMA envahira le secteur du quai de Cap-aux-Meules le lendemain, avec comme invité d’honneur nul autre que le Père Noël.
Plus largement, du 5 au 7 décembre, la librairie Flottille, le Vrac des Îles, Maison Papier, l’Îlot Café-buvette et le nouveau café Rose latté ont aussi prévu des événements dans leurs locaux. L’achat local sera également à l’honneur le 6 décembre, à Havre-aux-Maisons, dans le cadre des Cantons gourmands.
La semaine suivante, le populaire marché du site de La Grave effectuera son retour. Une trentaine d’exposants auront leurs kiosques dans différents commerces. Pointe-aux-Loups tiendra d’ailleurs son tout premier Marché de Noël le 14 décembre.
La Pizza d’la Pointe ajoute son grain de sel à ce calendrier rempli : la pizzéria se transformera en « boutique » à compter du 12 décembre, pour deux fins de semaine seulement.
Pendant ce temps, les maisons des Îles ont déjà commencé à arborer leurs plus belles décorations, preuve que les Fêtes n’attendent pas un coup de départ officiel.
L’archipel s’est immiscé dans la liste des finalistes des prix Éloizes de l’Association acadienne des artistes professionnel.les du Nouveau-Brunswick (AAAPNB).
Le conteur Cédric Landry est en lice dans la catégorie « Artiste s’étant le plus illustré à l’extérieur de l’Acadie » pour le spectacle Entre ciel et mer.
La production réalisée en collaboration avec le Cirque Éloize cumule plus de 125 représentations et a rejoint plus de 100 000 spectacteurs d’ici et d’Europe.
Le groupe Vishtèn – formé du Madelinot Pascal Miousse, de la Prince-Édouardienne Emmanuelle LeBlanc et, depuis février, de la Néo-Brunswickoise Megan Bergeron – est nommé dans la même catégorie pour l’album Expansion. Issu du projet Connexions, qui rend hommage à Pastelle LeBlanc, le disque collectionne les récompenses depuis sa sortie.
Vishtèn est aussi finaliste pour le prix Artiste de l’année en musique.
De plus, les Éloizes célébreront la légendaire formation 1755, qui a récemment tiré sa révérence après 48 ans de carrière. Pour sa contribution « inestimable aux arts et à l’Acadie », 1755 devient le premier groupe qui reçoit le prix Hommage du gala.
Roland Gauvin, Ronald Dupuis et Pierre Robichaud, avant leur spectacle d’adieu aux Îles (photo: CFIM)
Le dévoilement des lauréats aura lieu lors de la Soirée des Éloizes, le 16 mai à Campbellton.
Les élus locaux ont peu applaudi la mise à jour économique déposée par la Coalition Avenir Québec mardi.
Le député du Parti Québécois pour les Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, ne voit pas de mesures particulières qui puissent soutenir « véritablement » l’économie de la région.
Selon lui, les finances publiques n’ont jamais été autant dans le rouge:
De son côté, le maire des Îles, Antonin Valiquette, est soulagé de voir que la mise à jour économique comprend le retour du programme RénoRégion, avec un octroi de 29,5 millions de dollars sur 4 ans.
Toutefois, il indique qu’il est encore trop tôt pour savoir si la Municipalité pourra vraiment en bénéficier.
Rappelons que le programme RénoRégion permet d’aider financièrement les propriétaires à revenu faible à faire des rénovations notamment en changeant le système de chauffage
D’autre part, le maire est inquiet de la décision du ministre des Finances d’utiliser une partie du « Fonds vert » à d’autres fins que la lutte aux changements climatiques.
Sa position est aussi partagée par la Fédération québécoise des municipalités qui craint une réduction du financement pour le climat.
Cet article a été mis à jour après sa publication.
CFIM a connu une «.année charnière.» en 2024-2025, marquée par l’arrivée d’un nouveau directeur général, le développement de formats balado et la diminution de certains revenus.
L’ex-journaliste Raphaël Lapierre, qui a succédé à Charles-Eugène Cyr il y a un an, estime que la radio est parvenue à traverser une importante période de transition en ce qui concerne son équipe de travail, alors que plusieurs «.piliers.» du média communautaire ont pris leur retraite au cours des dernières années. Il admet néanmoins que l’embauche de nouvelles ressources nécessite une certaine adaptation de sa part et de celle des employés déjà en poste.
Les états financiers présentés jeudi soir, lors de l’assemblée générale annuelle qui avait lieu dans le sous-sol de la radio, témoignent d’un manque à gagner de 163.039.$ après amortissements pour l’exercice qui s’est terminé le 31 août, sur un budget d’opération dont les revenus totaux s’élevaient à 1.406.710.$. Le directeur général explique cette situation par une diminution des revenus de vente publicitaire provenant de l’extérieur des Îles, ainsi que par des investissements en main-d’œuvre et dans les équipements.
Il dit miser sur le développement de nouvelles sources de revenu afin de rétablir l’équilibre budgétaire.
La radio communautaire compte aussi lancer en 2026 une première phase de travaux, initialement prévue en 2022, afin de rénover son édifice et son stationnement.
Notons que Judith Arseneault succède à Samuel Richard à titre de présidente du CA, tandis que deux postes d’administrateur sont toujours vacants.
Un mois après le déclenchement de la grève, les discussions progressent entre l’employeur et les travailleurs, selon le Syndicat des agents et agentes de bord de Pascan Aviation.
Depuis le début du mois, les deux parties ont tenu cinq jours de négociations. Selon une porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente le personnel de bord, « il y a eu des avancées » à l’issue des rencontres, sans donner d’autres détails.
Les salariés et le transporteur ont prévu se rasseoir à la table à au moins une reprise en décembre.
Le syndicat espère régler le conflit de travail d’ici les Fêtes.
Pascan n’avait pas retourné nos appels au moment de publier cette nouvelle. Notons que la compagnie aérienne maintient la très grande majorité de ses vols depuis le déclenchement de la grève.
La tension monte
L’incident survenu la semaine dernière n’a pas entaché le processus, nous répond le syndicat par courriel. Une plainte a été déposée au Service de police de la Ville de Longueuil pour une manœuvre dangereuse au volant effectuée à proximité des grévistes, qui aurait été commise par un membre de la direction de Pascan.
Les syndiqués avaient aussi déposé une plainte de pratique déloyale auprès du Conseil canadien des relations industrielles. Ils estiment qu’utiliser des pilotes comme agents de bord durant la grève est illégal. La plainte est pour le moment en suspens en raison des négociations.
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) ajoute une séance d’information sur le projet de parc éolien de Grosse-Île.
À la demande de la communauté anglophone, une rencontre est prévue le 4 décembre en soirée au gymnase de Grosse-Île. Le conseiller en communication du BAPE Alexandre Tanguay indique qu’un service de traduction sera offert sur place.
Rappelons qu’une autre séance d’information est aussi inscrite au calendrier, le 3 décembre à la salle communautaire de Fatima.
Le projet de parc éolien de Grosse-Île, estimé à près de 80 millions de dollars, est dans les cartons depuis 2021. Entre quatre et sept éoliennes seront érigées sur un terrain situé en face de Mines Seleine. Le contrat d’approvisionnement avec Hydro-Québec, signé en mars 2023, concerne une production de 16,8 mégawatts.
Après avoir connu des délais, notamment en raison du processus de révision de l’étude d’impact environnemental, le parc devrait être mis en service d’ici la fin de 2027. Le projet est porté à parts égales par l’Alliance de l’énergie de l’Est et Nutrinor-Gilbert Énergies renouvelables.
Rendue publique mardi, la mise à jour économique du gouvernement Legault s’appuie sur des mesures fiscales pour remettre de l’argent dans les porte-feuilles des citoyens et offrir un certain répit aux entreprises.
Parmi les faits saillants du “mini-budget” du ministre des Finances Éric Girard, on retrouve la diminution des taux des cotisations obligatoires au Régime des rentes du Québec et au Régime québécois d’assurance parentale dès le 1er janvier.
Cela signifie que les prélèvements sur les chèques de paie des travailleurs seront plus petits, en moyenne de 80 dollars par année.
Le directeur général de la Chambre de commerce des Îles, Martin Paquette (photo: CFIM)
Cette baisse de taxes sur la masse salariale aura aussi un effet bénéfique pour les employeurs, mentionne le directeur général de la Chambre de commerce des Îles, Martin Paquette.
Autre mesure intéressante selon M. Paquette : Québec offre aux pêcheurs un congé temporaire de la cotisation au Fonds des services de santé, ce qui représente une économie moyenne de 2500 dollars par an. Il souligne cet avantage… avec un petit bémol.
De son côté, l’Association québécoise de l’industrie de la pêche salue le maintien du Crédit d’impôt favorisant l’emploi en Gaspésie et dans certaines régions maritimes du Québec. Ce crédit d’impôt remboursable vise les usines de transformation, qui peuvent toucher jusqu’à 12 500 dollars par employé par année pour la période 2026-2030.
Pour ce qui est des petites et moyennes entreprises, peu de mesures leur sont dédiées, reconnaît M. Paquette. « Pas de perte, pas de gain », résume-t-il. Il note la reconduction jusqu’en 2028 de l’enveloppe dédiée à la Municipalité des Îles pour le Réseau accès PME, qui offre de l’accompagnement à ce type d’entreprises.
Il remarque que les travailleurs saisonniers ou étrangers temporaires ne figurent nulle part dans le “mini-budget”. Les politiques actuelles « mettent des bâtons dans les roues des entrepreneurs », déplore-t-il.
Le ministre des Finances, Éric Girard (capture d’écran: CPAC)
D’autre part, le gouvernement a indexé le régime fiscal et les prestations d’assistance sociale. Cela entraîne une hausse de la valeur de certains crédits d’impôts et déductions, par exemple l’allocation familiale. Au final, c’est en moyenne 182 dollars qui retourneront dans les poches des contribuables.
La mise à jour économique a aussi permis de réévaluer le déficit de l’année courante, qui tombe sous la barre des 10 milliards de dollars. La Coalition avenir Québec garde la cible sur 2029-2030 pour un retour à l’équilibre budgétaire.
La cause qui oppose une centaine de propriétaires madelinots à la Municipalité des Îles, dans le dossier des résidences secondaires à usage touristique, a été entendue mercredi au palais de justice de Havre-Aubert.
Ceux-ci estiment avoir été lésés par le changement de statut de leurs immeubles, passés au taux de taxation commercial en 2023, ainsi que par l’envoi d’ajustements rétroactifs aux comptes de taxes en fin d’année.
Leur avocat, Me Guillaume Renauld, a argumenté que les plaignants ont subi des préjudices en raison du manque de clarté des avis de correction d’office émis pour le rôle d’évaluation 2023-2024-2025. Il a donné en exemple l’impossibilité de demander un ajustement à leur statut foncier en raison des délais, de même que la difficulté de «.prendre des décisions éclairées.» en ce qui a trait à leur situation fiscale.
L’avocat de la Municipalité, Me Benoit St-Onge, a pour sa part fait valoir que les exigences réglementaires et légales ont été respectées, et que ce n’est pas le rôle du tribunal de déterminer le contenu des avis d’évaluation. Selon lui, les plaignants ont d’abord et avant tout entamé un recours pour obtenir un remboursement de taxes, ce qu’a réfuté la partie adverse.
La juge de la Cour supérieure Marie-France Vincent a écouté les plaidoiries des deux parties jusqu’en milieu d’après-midi, après quoi elle a choisi de prendre l’affaire en délibéré. Elle a indiqué vouloir rendre une décision dès que possible, d’ici six mois.
Un seul témoin, le propriétaire Sony Boudreau, a été appelé à la barre afin d’être interrogé par les avocats.
Par un concours de circonstance, la juge Vincent s’est retrouvée hébergée chez l’un des plaignants durant son séjour sur l’archipel, en raison d’une réservation faite en ligne avant qu’elle n’apprenne son lien avec le dossier. Les parties adverses se sont entendues pour dire qu’il ne s’agissait pas d’un motif suffisant pour que la magistrate se récuse du dossier.
Quelques dizaines de personnes étaient réunies mardi à la salle communautaire de Havre-aux-Maisons, dans le cadre du processus de planification stratégique du développement social aux Îles.
Il s’agissait d’une 3e journée thématique pour cette démarche entamée l’automne dernier en collaboration avec de nombreuses organisations madeliniennes. Après que les étapes précédentes aient permis d’identifier les enjeux prioritaires pour l’archipel, le moment était venu de définir les objectifs concrets à atteindre au cours des 5 prochaines années, précise André St-Onge, qui coordonne les actions en développement social sur le territoire.
La directrice adjointe sortante Véronique Chiasson et André St-Onge (photo: CFIM)
La directrice adjointe en développement social et persévérance scolaire au Carrefour Jeunesse-emploi, Véronique Chiasson, dit souhaiter une plus grande participation citoyenne aux activités de concertation.
Les échanges et les informations récoltées au cours de la dernière année serviront à rédiger un «.plan de communauté.», qui devrait être adopté d’ici le début de l’été prochain.
La première séance du nouveau conseil de la Communauté maritime s’est terminée par un face-à-face entre le maire Antonin Valiquette et deux citoyens qui demandent l’accès à l’eau sur leur terrain.
Catherine Décoste et Yann-Philippe Poirier ont vivement réitéré à la période de questions leur demande d’être rattachés au réseau d’aqueduc. La petite famille n’a pas accès à l’eau potable depuis plus d’un an dans leur résidence de L’Étang-du-Nord et dénonce l’inaction de la Municipalité.
M. Valiquette soutient que le dossier avance, mais n’a pas voulu se prononcer sur les détails des démarches en cours:
D’autre part, le budget municipal est reporté au 27 janvier prochain. La Loi sur la fiscalité municipale permet aux Municipalités de repousser l’adoption du budget en fin janvier lors d’une année électorale.
Selon le maire, il est normal pour les élus d’utiliser cette dérogation:
Les membres du conseil ont nommé à la direction générale par intérim de la Municipalité des Îles, Jean-Hubert, actuellement directeur des infrastructures et du bureau de projet, en attendant de pourvoir le poste.
Jean Hubert (photo: CFIM)
M. Hubert explique les projets qui seront dans sa mire prochainement.
Autre nomination: le conseil a choisit Hugues Lafrance comme maire suppléant de la Municipalité des Îles.
En environnement, l’organisme Attention FragÎles s’est fait octroyer un contrat de 166 000$ pour le projet de captation de sable et de végétalisation dans le secteur du Centre de gestion des matières résiduelles. Le financement est assuré à 90% par le programme “Accélérer la transition climatique locale” du gouvernement. Les travaux pour la protection du littoral au Parc de Gros-Cap seront assurés par les Entreprises Larebel Inc pour une somme de 523 448,90$.
Cet article a été mis à jour après sa publication.
Pour écouter l’entrevue avec Antonin Valiquette diffusée à l’émission Cap info:
Trois Madelinots ont signé le Livre d’or de la Municipalité mardi soir.
Ce registre officiel est, depuis 1971, destiné à souligner la contribution remarquable de personnes ou d’entités ayant laissé une empreinte significative au sein de la collectivité.
Parmi les noms inscrits figure maintenant celui de Roger Chevarie, l’ancien conseiller de Fatima, qui a consacré plus de 32 ans à la vie politique municipale.
Roger Chevarie entouré de sa famille. (Photo: CFIM)
D’autre part, la Municipalité a reconnu les gestes de bravoure de deux citoyens, Jean-Samuel Bénard et Alexandre Longuépée, qui ont contribué à sauver la vie de quatre personnes coincées dans un véhicule en feu en juin 2024. Luc Longuépée, leur camarade qui a aussi aidé lors de l’incident, ne pouvait pas être présent.
Il s’agissait de la première cérémonie de signature du Livre d’or.
Alexandre Longuépée (photo: CFIM)
Roger Chevarie (photo: CFIM)
Jean-Samuel Bénard (photo: CFIM)
Pour écouter l’entrevue diffusée à l’émission Cap info:
Les Îles-de-la-Madeleine ont-elles le potentiel de devenir une “biorégion”? C’est la question se pose l’étudiant au HEC Montréal Vincent Agoues-Richard dans le cadre de son projet de maîtrise.
Embryonnaire et pluriel, le concept du “biorégionalisme” met de l’avant une transformation de la société en revenant à une plus petite échelle politique et économique, en phase avec les spécificités du territoire et des communautés qui y vivent.
L’étudiant Vincent Agoues-Richard est aux Îles depuis juin dans le cadre de son projet de maîtrise (photo: CFIM)
L’idée de la décroissance est au cœur de ce mouvement, poursuit M. Agoues-Richard.
L’étudiant donne des exemples concrets de l’application du biorégionalisme sur l’archipel.
Pour mener son enquête sociologique à terme, Vincent Agoues-Richard a réalisé, en plus d’observations terrain, une vingtaine d’entrevues avec des Madelinots au cours de l’automne.
Parmi les obstacles au potentiel biorégional des Îles, les citoyens ont parlé des défis entourant l’érosion côtière et l’autonomie alimentaire, entre autres. Pour ce qui est des leviers, les résidents ont notamment nommé la force de la communauté, sa facilité à se mobiliser. M. Agoues-Richard cite le cas de la vente du phare de l’Échouerie.
L’étudiant rentrera bientôt au bercail pour entamera la rédaction de son mémoire de maîtrise. Au-delà du dépôt du document, il souhaite proposer des pistes de solution concrètes et radicales pour aider la société à faire face aux énormes défis qui attendent l’humanité.
Le biorégionalisme ailleurs au Québec
L’approche biorégionale a fait des petits au Bas-Saint-Laurent. Selon un article de Le Devoir paru en octobre, un petit réseau solidaire d’agriculteurs et de transformateurs s’est formé dans le coin de Rimouski pour mettre sur pied un modèle agroalimentaire écologique et anticapitaliste. Une chercheuse impliquée dans cette démarche s’est aussi intéressée au potentiel biorégional du Bic et de Saint-Valérien.
Le philosophe et essayiste Alain Deneault s’est d’ailleurs porté à la défense du biorégionalisme dans son ouvrage Faire que! L’engagement politique à l’ère de l’inouï.
La nouvelle convention collective, entrée en vigueur vers la fin de l’été dans les établissements des Îles, prévoyait notamment l’octroi de primes de disparité régionale et une bonification des heures payées en temps supplémentaire, de même qu’un rattrapage salarial rétroactif.
Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CPE La Ramée, Nolan Boudreau, également membre du comité de mobilisation national de la CSN, dit observer un bon niveau de satisfaction chez ses collègues.
Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CPE La Ramée, Nolan Boudreau (photo: CFIM)
Il estime aussi que son employeur est désormais mieux positionné pour attirer de nouvelles éducatrices et garder celles qui sont déjà en poste.
La directrice générale du CPE et bureau coordonnateur Chez Ma Tante, Céline Miousse, estime pour sa part qu’il est encore tôt pour connaître l’impact de la nouvelle convention collective sur les enjeux de main d’œuvre. Elle se réjouit néanmoins des conditions monétaires plus «.intéressantes.» et «.attrayantes.» dorénavant offertes aux travailleuses, tout en soulignant qu’il y a un effort à faire pour former des individus qualifiés.
La directrice générale du CPE-BC Chez ma tante, Céline Miousse (photo: CFIM)
Interrogée sur l’impact du rattrapage salarial et des nouvelles primes sur les finances des établissements individuels, Céline Miousse précise que la facture est censée être assumée par Québec. Elle dit s’attendre à recevoir un financement bonifié en conséquence.
La Fête du Canada de Cap-aux-Meules n’aura pas lieu en 2026. Le Comité des loisirs du village a choisi de prendre une pause afin de repenser la formule de l’événement, qu’il organise depuis une quinzaine d’années.
Alexandre Cyr, président du Comité des loisirs de Cap-aux-Meules (photo: CFIM)
Le président du comité, Alexandre Cyr.
Il indique que cette décision n’a pas été prise à la légère, mais s’explique par l’épuisement des organisateurs et une pénurie de bénévoles. Il précise que cela ne signifie pas que le comité tourne la page à tout jamais sur la fête du 1er juillet.
Musique, jeux gonflables et feux d’artifices font partie des incontournables pour la Fête du Canada – communément appelée Fête du Cap-aux-Meules (photo: Pierre Aucoin, archives)
Alexandre Cyr en profite pour remercier tous les citoyens et partenaires qui ont contribué à la réalisation de l’événement au fil des ans. Il invite également les gens intéressés à s’impliquer à faire signe au comité.
Du 25 novembre jusqu’au 6 décembre se déroulent sur l’archipel les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes.
La campagne 2025 dénonce la montée de la droite dans le monde, qui a des impacts majeurs sur les droits des femmes et des personnes de la diversité de genre.
À l’échelle locale, les trois organismes communautaires de regroupement des femmes, la Sentin’Elle, le CALACS l’espoir des Îles et la Maison d’aide et d’hébergement l’Accalmie, ont décidé de faire leur propre démarche.
La Sentin’Elle publiera sur ses réseaux sociaux un geste solidaire à poser à chaque jour, explique l’intervenante Christine Arseneault-Boucher.
L’Accalmie fera de son côté une campagne de sensibilisation et de prévention sur le contrôle coercitif sur le web.
La coordonnatrice, Linda Turbide, rappelle l’importance de parler de cette forme de violence:
Les trois groupes de femmes diffuseront également le texte Lettre à nos jeunes filles d’Isabelle Lapierre dans les pages du Radar et sur leurs réseaux sociaux.
D’autre part, aucune marche solidaire n’est organisée cette année. Les 12 jours d’action se concluront le 6 décembre par une veillée aux chandelles dès 16h au Site de la Côte.
Les insulaires sont aussi invités la même journée à allumer une bougie devant leur fenêtre pour signaler aux victimes de violence qu’elles peuvent trouver refuge dans leur demeure.
Rappelons qu’une Québécoise sur trois a déjà vécu au moins un acte de violence entre partenaires intimes.
Si vous ou une personne de votre entourage avez besoin d’aide:
CALACS L’espoir des Îles: 418-986-6111
L’Accalmie: 418-937-7063
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