Tribunal spécialisé: “bonne nouvelle!”, répond le milieu
Les organismes œuvrant en soutien aux victimes de violence sexuelle et de violence conjugale saluent l’implantation d’un tribunal spécialisé.
Lundi, Québec a annoncé que de mesures seront instaurées au palais de justice de Havre-Aubert pour faciliter le cheminement des plaignantes dans le cadre du vaste déploiement de tribunaux spécialisés dans la province.
Le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) de la région sera notamment mobilisé pour appuyer sa ressource madelinienne.
Son directeur général, Harry Babin, souligne que des tribunaux spécialisés ont déjà été mis en place en Gaspésie.
Du côté du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) L’espoir des Îles, la coordonnatrice, Isabelle Cyr, espère que les délais de traitement des cas seront réduits pour favoriser les dénonciations.
L’ajout de formations pour les intervenants qui fréquentent le palais de justice réjouit également la Maison d’aide et d’hébergement l’Accalmie.
Même chose pour l’aménagement d’un parcours pour éviter que les victimes et leurs présumés agresseurs ne se croisent.
La coordonnatrice, Linda Turbide, soulève toutefois un doute vis-à-vis l’espace disponible.
Au Regroupement des femmes La Sentin’Elle, la coordonnatrice, Andrée-Anne Chevrier, se croise les doigts pour que cette réforme entraîne réellement un meilleur accès à la justice.
Rappelons que le déploiement des tribunaux spécialisés en matière de violence sexuelle et de violence conjugale découle d’un rapport qui mettait en lumière le besoin de placer les victimes au cœur des interventions.
Pour réécouter les segments d’entrevue:


