La présidente-directrice générale de la Société des traversiers du Québec quitte le navire. Selon Radio-Canada, Greta Bédard a choisi de ne pas renouveler son mandat et quittera l’organisation pour des «raisons personnelles».
Elle était entrée en poste en 2023. Elle était la première femme à prendre la tête de la société d’État.
Elle restera en fonction jusqu’à ce que le conseil des ministres ait entériné son remplaçant. La date de nomination est inconnue, lit-on sur Radio-Canada.
Rappelons que le Société des traversiers est responsable de la traverse Cap-aux-Meules/Île d’Entrée et d’une dizaine d’autres liaisons maritimes dans la province.
Le service de transport via le Ivan-Quinn est épineux, particulièrement pour les résidents de l’Île d’Entrée. La traversée a connu des hauts et des bas dans les dernières années. L’ensablement du port, des bris divers et des conditions météorologiques variables ont entrainé une instabilité dans la liaison, ce qui complique la vie des doubles insulaires.
Au terme de la première semaine de pêche, les homardiers madelinots ont sorti 2 089 130 lbs de crustacé de l’eau. Retarder les sorties en mer aura été profitable côté captures: les débarquements sont en hausse de 308 540 lbs vis-à-vis l’an passé, ce qui correspond à une hausse de 17,3%.
Le prix versé à quai est lui aussi en augmentation par rapport à 2025. Les pêcheurs reçoivent 8,38$/lb pour la semaine 1. C’est plus 1,10$ de plus qu’au début de la saison l’an dernier, selon les données de l’Office des pêcheurs de homard des Îles (OPHIM).
Le prix paraît alléchant, mais peut-il contrebalancer l’augmentation des factures des appâts et du carburant?
À pareille date l’an dernier, le litre de diesel coûtait 1,79$, comparativement à 2,49$ mardi.
Pour ce qui est de la boëtte, le président de l’OPHIM, Alexandre Bourgeois, témoignait dans Le Radar que le prix du maquereau est passé de 2,25$/lb à 3$/lb en l’espace d’un an. Les dépenses ont aussi bondi pour le sébaste et la plie, rapporte-t-il.
L’explosion des coûts d’opération est suivie de près par l’OPHIM, qui s’intéresse à la notion de rentabilité pour les pêcheurs madelinots. En 2023, l’Office calculait qu’avec des captures moyennes de 40 000 lbs, les homardiers devaient débourser 7,49$ pour chaque livre sortie de l’eau. L’année suivante, le coût complet de production d’une livre est monté à 7,81$, puis a grimpé à 8,09$ en 2025.
Lorsqu’on regarde les prix moyens pondérés payés à quai, on constate une partie de la flottille s’est trouvée sous le seuil de la rentabilité pour les deux dernières saisons de pêche.
Rappelons que la convention de mise en marché a été signée par l’Office des pêcheurs de homard des Îles et l’Association québécoise de l’industrie de la pêche le 7 avril, puis homologuée par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec 20 jours plus tard.
Les ressources intermédiaires en régions éloignées peinent à y arriver, alors que l’entente de l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) avec le ministère de la Santé est échue depuis plus d’un an.
Éric Beaudoin Poirier est propriétaire de quatre des sept établissements aux Îles qui font le pont entre le domicile et le CHSLD.
Éric Beaudoin Poirier (photo: Courtoisie)
Depuis bientôt deux ans, il opère à perte l’une de ses résidences avec un déficit de 1000 dollars par mois, car il doit y doubler son personnel.
Les cas s’alourdissent, le coût de la vie aussi… Et le financement provincial ne suit pas, selon lui:
Cette situation n’est pas unique aux Îles. Selon l’ARIHQ, de plus en plus de résidences risquent de fermer faute de sous.
La directrice générale du regroupement, Manon Charpentier:
Manon Charpentier a bon espoir que la mobilisation des derniers jours aura des retombées positives sur les négociations avec le gouvernement pour signer une nouvelle entente.
Manon Charpentier (Photo: Courtoisie)
Notons que les ressources intermédiaires sont des hébergements offerts à l’échelle de la province pour les personnes âgées en perte d’autonomie, vivant avec des enjeux de santé mentale ou physique.
Pour écouter le segment diffusé à l’émissionCap info:
Le dévoilement s’est produit lors d’une soirée qui visait à tourner symboliquement la page sur les 30 ans de l’ARSIM, en présence de quelques dizaines de convives à la Maison de la culture de Havre-aux-Maisons.
Le président de l’organisation, Dimitri Miousse, réitère que la constitution en club et l’adhésion à l’Association régionale de soccer de l’Est-du-Québec (ARSEQ) ouvrent des portes pour le développement du sport sur le territoire.
Le directeur général, Jean-Sébastien Turbide, ajoute que cette transition permet de tracer la voie pour des joueurs et joueuses qui souhaitent développer leur talent.
Il n’est pour autant pas question pour lui de délaisser l’objectif initial, soit de «.faire bouger les jeunes.» et de mettre l’accent sur «.le plaisir avant tout.».
La soirée fut l’occasion d’entendre le témoignage de Pierre Lavallée, l’un des piliers de l’ARSIM qui vit aujourd’hui hors de l’archipel mais qui s’était déplacé aux Îles pour l’occasion (photo: CFIM)
En plus de célébrer trois décennies de soccer aux Îles, l’événement reconnaissance fut l’occasion de souligner le travail des bâtisseurs qui ont introduit le sport sur l’archipel, de même que l’implication significative des bénévoles et employés au fil des ans.
Des tables avaient notamment été installées pour y présenter de nombreux objets et photographies rappelant le chemin parcouru en 30 ans (photo: CFIM)
Le groupe Vishtèn a rayonné lors des Éloizes 2026. Le trio – composé du Madelinot Pascal Miousse, de la Prince-Édouardienne Emmanuelle LeBlanc et, depuis février, de la Néo-Brunswickoise Megan Bergeron – a été sacré «Artiste de l’année en musique».
La formation était aussi nominée dans une autre catégorie, «Artiste s’étant le plus illustré à l’extérieur de l’Acadie», pour son album Expansion.
L’Association acadienne des artistes professionnel-les du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) a d’ailleurs profité du gala pour remettre son prix hommage au mythique groupe 1755, qui a récemment tiré sa révérence après 48 ans de carrière.
1755 est le premier groupe à remporter le prix Hommage de l’AAAPNB (photo: page Fb Prix Éloizes)
Notons que le conteur Cédric Landry, qui était en lice pour un trophée, a performé sur scène lors de la soirée, qui se déroulait à Campbellton le 16 mai dernier.
La remise de prix est l’événement qui clôture la programmation des Éloizes, qui met en lumière l’excellence artistique acadienne pendant plusieurs jours.
Le drapeau arc-en-ciel de la fierté LGBTQ a été hissé devant la mairie à l’occasion de la Journée mondiale contre la transphobie, la biphobie et l’homophobie du 17 mai.
Une quinzaine de personnes étaient rassemblées vendredi dans le stationnement à Cap-aux-Meules pour assister à la cérémonie co-organisée pour une troisième année en ligne par le Comité LGBTQ+ des Îles et Aire ouverte.
(Photo: CFIM)
La coordonnatrice du Comité Vent de fierté Jessie Vigneault rappelle l’importance de tenir ce genre d’événement:
Jessie Vigneault (Photo: CFIM)
La Municipalité des Îles trouvait aussi important de souligner la journée.
Le conseiller Hugues Lafrance:
Hugues Lafrance (Photo: CFIM)
Le Député des Îles, Joël Arseneau était présent.
Lors de son discours, l’élu a rappelé l’importance d’être allié à cette cause:
Joël Arseneau (Photo: CFIM)
Notons que l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une motion de Québec solidaire visant à souligner la 24e Journée nationale contre l’homophobie et la transphobie la semaine dernière.
Aux Îles, la deuxième édition du rassemblement de la Fierté aura lieu le 22 août prochain à l’Anse-aux-Baleiniers.
Saviez-vous?
Entre 2017 et 2024, le niveau de malaise des jeunes face à l’homosexualité de leur meilleur ami ou meilleure amie a doublé au Québec selon une étude de l’organisme GRIS-Montréal.
Le Bon goût frais des Îles cherche à développer de nouvelles sources de revenu afin de renouer avec l’équilibre budgétaire.
L’organisme, qui œuvre à la promotion des produits locaux et accompagne les entreprises agroalimentaires de l’archipel, est parvenu à terminer l’exercice financier 2025-2026 avec un manque à gagner de 7381.$. Cela représente près de 10.000.$ de moins que le déficit qui était initialement anticipé, selon les états financiers présentés lors de l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue mercredi soir au restaurant Gourmande de nature, et à laquelle une vingtaine d’entreprises membres ont participé.
La directrice générale de l’organisme, Caroline Jomphe, prévient toutefois que 2026-2027 sera encore une année de vache maigre.
Elle et son équipe évaluent notamment la possibilité de développer de nouveaux services destinés aux membres, et comptent réviser les formules de sa campagne d’achat local et du Circuit des saveurs.
Malgré les aléas budgétaires, Le Bon goût frais des Îles entend aussi poursuivre ses activités habituelles au sein de la communauté, telles que le Marché du village et les activités des Cuistots menées auprès des jeunes. Caroline Jomphe indique également que l’organisme portera une attention particulière cette année aux produits de la mer.
La fin de session bat son plein pour les étudiants du Cégep.
Malgré le stress des examens, plusieurs personnes prennent une pause pour dîner à la cafétéria.
Lorsqu’ils entendent les mots “intelligence artificielle”, certains sont réticents à me parler.
Je ne veux pas savoir s’ils l’utilisent pour tricher mais plutôt si ça les aide ou leur nuit à l’école:
Je remarque que le domaine d’étude influence la vision qu’ont les étudiants de l’intelligence artificielle.
Pour cet étudiant en sciences naturelles qui n’a pas accès à des bases de données universitaires pour ses travaux, l’IA facilite sa recherche:
En arts, et lettres communication, par contre c’est très mal vu de l’utiliser, selon un des élèves du programme:
Les étudiants ne sont pas les seuls à être partagés sur la question.
Les professeurs aussi sont divisés.
Simon Miousse enseigne les sciences humaines au campus.
Selon lui, le milieu est encore à l’étape d’apprivoiser la bête.
Chose certaine: la façon d’évaluer les étudiants s’est transformée pour s’assurer qu’avec ou sans IA, on apprend, explique Simon Miousse.
Simon Miousse (Photo: CFIM)
Pour limiter les cas de plagiat, on évalue à l’oral ou sur papier, on vérifie les sources et on élabore la matière en fonction des nouveaux outils.
C’est le cas du professeur en physique et informatique au Cégep des Îles, Jean-Simon Larochelle et son cours de programmation en sciences.
Jean-Simon Larochelle (Photo: CFIM)
À la fin de la session, ses élèves devront lui remettre un programme informatique qu’ils auront pu faire avec l’utilisation de l’IA.
Alors que la tendance est toujours à la hausse pour le plagiat, le Cégep de la Gaspésie et des îles est en train de mettre en place une formation pour outiller les étudiants à adopter une utilisation éthique de l’Intelligence artificielle.
Elle devrait voir le jour cet automne.
Pour écouter le segment diffusé à l’émission Cap Info:
Après avoir occupé les fonctions par intérim depuis novembre, Jean A. Hubert est officiellement nommé directeur général de la Municipalité des Îles.
L’ingénieur civil de formation a effectué ses premiers pas dans le monde municipal madelinot en 1998. M. Hubert a exploré différents volets de l’administration – que ce soit les travaux publics, l’action climatique ou les technologies de l’information – et cumule 27 ans d’expérience à la Ville, notamment comme gestionnaire.
Il nomme ses priorités.
Les investissements importants à prévoir dans les infrastructures municipales constituent un défi, souligne-t-il.
Selon lui, faire face à la hausse du coût de la vie tout en minimisant l’impact sur les porte-feuilles des insulaires représente un exercice d’équilibriste.
En excluant les mandats intérimaires, Jean Hubert est la quatrième personne à s’asseoir dans le siège de la direction générale depuis 2021.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Cap info:
Une journée d’audience a été consacrée, jeudi, au procès de Réjean Vigneau pour chasse au phoque illégale dans la Baie-des-Chaleurs.
Pêches et Océans Canada lui reproche d’avoir abattu, en 2022, un loup-marin dans une zone non couverte par ses permis et en dehors de la période autorisée. Le Madelinot a plaidé non coupable.
Les accusations ont été portées à la suite de la diffusion du documentaire Du phoque au menu, dans lequel on aperçoit M. Vigneau faire une sortie de chasse en compagnie de Jeremy Jerome, un chasseur mi’gmaq de Gesgapegiag.
La vidéo a été déposée en preuve et son réalisateur, Guillaume Lévesque, a été appelé à la barre comme témoin jeudi matin. L’agent des pêches Antoine Théberge-Fortin, affecté au bureau de Cap-aux-Meules, a également été interrogé.
Les avocates de la Couronne et de la défense ont toutes deux livré leurs plaidoiries au palais de justice de New Carlisle, où était aussi présent l’accusé.
Les parties se sont donné rendez-vous le 11 septembre pour entendre le verdict de la bouche de la juge.
Réjean Vigneau, qui était jusqu’à tout récemment propriétaire de la Boucherie Côte-à-Côte, n’en est pas à ses premiers démêlés judiciaires liés au loup-marin. En 2018, lui et d’autres insulaires avaient écopé d’amendes pour avoir abattu des phoques sur l’Île Brion, plusieurs années avant que la chasse ne soit permise dans une partie de la réserve écologique.
Le diagnostic est clair: le Québec est atteint de la fièvre du hockey. Le Canadien de Montréal a atteint la deuxième ronde des séries éliminatoires et les espoirs sont grands.
Je suis allée prendre le pouls d’un Madelinot qui a le Tricolore tatoué sur le cœur… et l’avant-bras, et le mollet.
Serge Carbonneau est peut-être le plus grand fan madelinot du Canadien de Montréal. Il m’a invitée chez lui, à Havre-Aubert, pour que je constate de mes propres yeux l’ampleur de sa passion.
Arrivée à son adresse, je remarque que les trois chiffres de son numéro de maison sont bleu-blanc-rouge. Le ton est donné.
Des items, il y en a du plancher au plafond. Partout où mes yeux se posent, je vois le logo emblématique.
Le sous-sol est l’un des deux “musées” de Serge Carbonneau; l’autre, c’est son garage (photo: CFIM)
Du dentifrice aux objets pour chiens, des casquettes aux figurines, Serge ne manque pas une opportunité d’agrandir sa collection.
Certains articles sont plutôt inusités.
Les plus belles pièces qu’il possède sont trois chandails qu’il ne vendrait pour rien au monde: des jerseys authentiques, autographiés par deux de ses idoles.
(Photo: CFIM)
Comme beaucoup de partisans, le Madelinot est superstitieux lorsque vient le temps de regarder une partie. Avec l’équipe en séries, les rituels sont encore plus pris au sérieux.
L’avancée des Habs en deuxième ronde donne des palpitations à Serge.
Un sourire aux lèvres, Serge me fait remarquer que les couleurs du CH sont aussi celles du drapeau acadien (photo: CFIM)
Il n’est pas le seul qui est atteint par la fièvre des séries. Les insulaires sont nombreux à se rassembler pour encourager la Sainte-Flanelle, que ce soit à la maison ou dans les commerces qui diffusent les matchs.
Il n’y a pas de bar sportif à proprement parler aux Îles, mais plusieurs débits de boisson font jouer les matchs sur grand écran (photo: CFIM)
Le nom qui est sur toutes les lèvres depuis les affrontements contre le Lightning de Tampa Bay, c’est celui du gardien Jakub Dobeš. C’est le joueur étoile jusqu’à présent, estime Serge Carbonneau.
La popularité du joueur tchèque se répercute jusque chez Hobby sport Îles de la Madeleine, ou la clientèle s’est arrachée le chandail du #75. Le propriétaire du commerce, Raphaël Vigneau, constate que les articles pour enfants sont très populaires depuis le début des séries.
Le fournisseur de l’entreprise a de la difficulté à répondre à la demande provinciale en temps de séries (photo: CFIM)
Jeudi soir, le Canadien sera de retour en territoire ennemi, à Buffalo, pour le 5e match de la deuxième ronde.
L’autel que Serge a installé sous son écran, avec un cadre en mémoire de son chien Carey (photo: CFIM)
Serge Carbonneau refuse de faire une prédiction, mais ne perd pas de vue l’objectif ultime: la Coupe Stanley.
Les conditions de vie dans les eaux du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent ont connu une légère amélioration en 2025.
Des scientifiques de l’Institut Maurice-Lamontagne ont présenté, mercredi matin, leur bilan de santé annuel des milieux marins. On y apprend notamment que les proportions d’oxygène et de dioxyde de carbone dans l’eau se sont rapprochées de la normale, tandis que les températures moyennes ont diminué par rapport aux records de chaleur enregistrés les années précédentes.
La biologiste Marjolaine Blais nuance toutefois ces informations, alors que les écosystèmes sont loin d’avoir retrouvé leur stabilité antérieure.
Le homard continue pour sa part de coloniser de nouveaux habitats et de s’épanouir où l’eau est plus fraîche, soit dans l’estuaire, sur la Côte-Nord ainsi qu’autour de l’île d’Anticosti. Le chercheur David Drolet remarque par ailleurs que le réchauffement actuel ne semble pas être une menace pour la survie de l’espèce dans la zone du golfe.
Les quantités globales des autres crustacés, des poissons de fond et des poissons pélagiques continuent quant à elles de diminuer, malgré que les indicateurs de santé se soient légèrement appréciés l’an dernier.
La Municipalité des Îles veut reprendre possession de l’ancien aréna de Havre-aux-Maisons.
La propriété avait été vendue en 2022 pour la somme symbolique de 10 dollars à Gestion CLD, qui avait pour objectif d’y aménager des logements locatifs. L’idée initiale vise 48 unités, mais l’ajout d’un immeuble de 24 logements supplémentaires s’est greffé au projet deux ans plus tard.
Étaient absents le conseiller Gil Thériault et le maire de Grosse-Île, Gordon Burke (photo: CFIM)
Les délais qui se sont allongés et le décès du promoteur ont mené le conseil à entamer une démarche pour récupérer les terrains, en faisant appel à la clause dérogatoire dans l’acte de vente.
Selon le maire Antonin Valiquette, les élus n’ont pas statué sur l’avenir du bâtiment.
Rappelons qu’une subvention de 100 000 dollars avait été allouée au projet par la Municipalité des Îles en 2022 dans le cadre d’une initiative d’incitatifs financiers pour la construction de logements. L’enveloppe a déjà été investie dans des travaux sur le bâtiment, indique M. Valiquette.
D’autre part, la Municipalité des Îles vise imposer une réserve pour fins publiques sur deux lots adjacents aux étangs aérés de Cap-aux-Meules.
Les étangs aérés de Cap-aux-Meules (photo: CFIM)
L’avis viendrait empêcher le développement ou la construction sur ces terrains d’ici à ce que la Ville s’entende avec le propriétaire pour acquérir les propriétés.
En rouge, les deux lots que souhaite acquérir la Municipalité (capture d’écran Go Azimut, montage maison)
Le maire Valiquette explique placer ses pions en prévision d’une hausse des besoins de traitement des eaux usées.
Selon le projet de règlement, la Municipalité est autorisée à exproprier le propriétaire au besoin. L’achat des terrains sera financé via l’enveloppe de 10 millions de dollars octroyée par Québec pour la décontamination et l’acquisition de lots pour l’écoquartier.
Sur une autre note, le conseil municipal a officiellement nommé Jean Hubert directeur général de l’administration. Il occupait le poste par intérim depuis novembre.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Cap info:
Au moins 100 artéfacts de la vie domestique et quotidienne de la communauté anglophone ont été ajoutés à l’inventaire du Council for Anglophone Magdalen Islanders (CAMI) depuis l’été.
Il s’agit de vaisselle, vêtements ou vestiges militaires dépoussiérés du grenier du Musée de la Petite école rouge à Old Harry.
Le registre de dons n’était plus à jour depuis longtemps.
La coordonnatrice à la médiation culturelle Maurane Francoeur fait le tri:
Le CAMI déménage présentement cette collection à l’arrière du Musée des Vétérans, où se trouvent ses bureaux.
De cette façon, les objets pourront être entreposés dans de meilleures conditions, indique Maurane Francoeur.
Maurane Francoeur (Photo: CFIM)
L’administration sera relocalisée au centre communautaire de Grosse-Île.
Selon la coordonnatrice, ce gros ménage arrive au bon moment:
Notons que le CAMI a reçu deux subventions de Québec et d’Ottawa à la mi-avril pour pouvoir démarrer ces projets, totalisant une enveloppe de 105 000$.
Maurane Francoeur estime que c’est un bon coup de pouce.
Le CAMI compte déposer une demande pour devenir une institution muséale agréée cet automne.
Le parc éolien de la Dune-du-Nord a atteint la moitié de son objectif annuel en un peu plus de quatre mois. De janvier à avril, le duo d’éoliennes a produit 14 500 mégawattheures (MWh) d’énergie.
Dans un communiqué, l’entreprise gestionnaire du parc indique que les pales ont tourné plus de 90% du temps au cours de l’hiver grâce aux conditions de vent favorables.
L’an dernier, les éoliennes ont dépassé l’engagement contractuel avec Hydro-Québec, ayant généré au-dessus de 38 500 MWh. La cible annuelle fixée par la société d’État est de 29 380 MWh.
Selon Nutrinor-Gilbert Énergies renouvelables, c’est l’équivalent de la consommation de plus de 1750 résidences unifamiliales. L’économie de mazout qui en découle s’élèverait à près de 8,5 millions de litres pour la centrale de Cap-aux-Meules.
Rappelons que le parc éolien de la Dune-du-Nord est en service depuis décembre 2020 et rapporte des profits à la Communauté maritime, via l’Alliance de l’énergie de l’Est. En 2025, les retombées financières étaient estimées à 682 000 dollars pour l’archipel.
Un autre projet doit voir le jour à Grosse-Île et est présentement étudié par le Bureau de l’audience publique sur l’environnement (BAPE). Le rapport des audiences est attendu d’ici le 9 juin.
C’est aujourd’hui que devait débuter la saison des croisières internationales aux Îles.
Le paquebot Pearl Mist (de l’armateur américain Pearl Seas Cruises) qui était censé arriver ce matin au quai de Cap-aux-Meules, a annulé son escale à la dernière minute. Il faudra donc attendre la mi-juillet avant qu’un autre navire, le Volendam (propriété de l’entreprise Holland America Line, d’une capacité de 1432 passagers), jette l’ancre dans la baie de Plaisance.
Rappelons que 29 escales sont prévues d’ici la fin octobre, dont une vaste majorité à l’automne. C’est le National Geographic Explorer qui naviguera le plus fréquemment sur les eaux de l’archipel cette année avec ses cinq visites, suivi de près par le Pearl Mist qui a prévu quatre arrêts.
Cette nouvelle a été mise à jour dès que nous avons appris l’annulation du Pearl Mist.
La Table de concertation féministe de la Gaspésie et des Îles expose les liens entre pauvreté, logement et violences dans la région.
Un récent rapport indique que de manière générale, la pauvreté, la précarité d’emploi et la crise du logement deviennent des obstacles majeurs pour les femmes qui veulent se libérer d’une dynamique dangereuse. D’un autre côté, les violences entraînent de l’isolement et une plus grande vulnérabilité économique.
Selon l’agent de projet Catherine Beaulieu, les coûts élevés des loyers constituent aussi une embûche importante.
Comme les violences faites aux femmes sont profondément liées aux conditions matérielles dans lesquelles elles vivent, Catherine Beaulieu soutient qu’il faut agir sur tous les fronts.
Selon les chiffres de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le prix moyen de location d’un appartement de deux chambres a bondi de 57% aux Îles-de-la-Madeleine et de 69% à Gaspé entre 2020 et 2025.
L’augmentation du financement des groupes et organismes communautaires, toutefois, reste un enjeu névralgique, exprime Mme Beaulieu. La Table de concertation féministe Gaspésie–les Îles a l’intention de continuer à donner de la visibilité à ces enjeux d’ici les élections provinciales, le 5 octobre.
Une entente à l’amiable a été conclue jeudi avec le ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).
Le président Olivier Renaud est soulagé:
Olivier Renaud (photo: CFIM)
Le ministre Donald Martel précise que le MAPAQ n’a jamais eu l’intention de refuser la demande:
Le ministre du MAPAQ, Donald Martel, à gauche ainsi que le député caquiste de Gaspé et responsable des pêcheries pour la région, Stéphane Ste-Croix à droite (photo: CFIM)
Olivier Renaud avoue que les précédentes déclarations publiques de la coopérative ont pu porter à confusion.
Au-delà de pouvoir pêcher avec la totalité de ses membres inscrits, l’organisation veut un permis d’acquéreur sans limite de homardiers.
Selon Olivier Renaud, ils ne lâcheront pas le morceau:
Cette contestation appelée demande de pourvoi en contrôle judiciaire se poursuivra devant les tribunaux.
Pour écouter l’entrevue complète diffusée à l’émission Cap info:
Québec octroie 12 000 dollars au Concours de Châteaux de sable des Îles.
Le festival fait partie des sept événements soutenus financièrement par le gouvernement à l’aube de la saison estivale. L’enveloppe totale accordée s’élève à 378 000 dollars.
Les Châteaux de sable préparent leur 40ème et ultime édition. Le conseil d’administration n’a pas bouclé son montage financier, mais planche sur un dernier tour de piste nostalgique. La programmation et la thématique seront révélés au début de l’été.
L’événement a traditionnellement lieu sur la plage de Sandy Hook lors de la seconde fin de semaine du mois d’août.
La corporation a choisi de tirer sa révérence après 40 ans d’existence pour des motifs économiques et écologiques.
Le secteur agroalimentaire des Îles encaisse les coups mais ne baisse pas les bras.
La perte récente de la Ferme avicole Bourgeois Dumont, additionnée à une réduction de la production maraîchère et aux autres transformations de l’industrie, ont un impact direct sur l’autonomie alimentaire des Madelinots et sur l’approvisionnement local des restaurateurs et détaillants.
La directrice générale du Bon goût frais des Îles, Caroline Jomphe, ne cache pas sa préoccupation devant ce qu’elle qualifie de «.situation inquiétante.», et craint notamment la perte de savoir-faire. Elle remarque néanmoins que la demande reste forte pour les aliments d’ici.
La directrice générale du Bon goût frais, Caroline Jomphe (photo: CFIM)
Elle observe aussi que l’absence de relève et la rareté de main-d’œuvre poussent certains entrepreneurs à ajuster leurs activités en vertu des ressources disponibles et des coûts de production, mais aussi à revoir leurs modes d’opération afin d’être plus viables.
D’ailleurs, bien que les propriétaires de la ferme avicole ne prévoient pas rebâtir l’entreprise, trois groupes d’acheteurs potentiels ont signifié leur intérêt pour reprendre la production d’œufs. De nouveaux projets maraîchers sont également en développement.
Le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, confirme que «plusieurs millions de dollars» sont réservés pour la reconstruction de la section de quai qui a brûlé en 2024 à Grande-Entrée.
Le financement proviendra du budget de 957 millions de dollars sur cinq ans alloué au Programme de ports pour petits bateaux dans la plus récente mise à jour économique du gouvernement fédéral.
Le ministre Joël Lightbound discute avec une personne à quai, pendant que des pêcheurs “boëttent” leurs cages (photo: CFIM)
De passage aux Îles pour le début de la pêche au homard, l’élu libéral n’a toutefois pas été en mesure de chiffrer le montant prévu, ni l’échéancier des travaux.
Le ministre Lightbound assure que le projet est prioritaire.
Dans un échange courriel avec Pêches et Océans Canada, on apprend que l’approche retenue pour les travaux est la démolition du quai incendié. Une nouvelle base et un nouveau caisson en bois seront construits.
Un projet de compensation environnementale est aussi sur la table.
Le ministère a consulté l’administration portuaire de Grande-Entrée pour connaître les besoins de la flottille. Les pêcheurs souhaitent retrouver le même nombre d’espaces d’amarrage et la même configuration.
Ils souhaitent aussi que le camion de diesel puisse circuler pour faire le plein des bateaux et que le circuit électrique soit plus puissant.
D’autres rencontres seront organisées afin de présenter les plans finaux avant le lancement des appels d’offre.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
Le député des Îles à l’Assemblée nationale Joël Arseneau sera officiellement candidat pour le Parti québécois aux prochaines élections.
Dimanche avait lieu l’assemblée de son investiture.
Une cinquantaine de membres et fiers partisans de M. Arseneau étaient au rendez-vous aux Hôtels Accents.
Le Madelinot se compte très chanceux de pouvoir solliciter un troisième mandat:
Joël Arseneau sent que le momentum est au rendez-vous pour son parti et pour faire du Québec un pays.
Ses principaux chevaux de bataille dans la course seront l’équité dans la distribution et l’offre des services publics ainsi que le respect de la voix des régions au Parlement.
Notons que le processus officiel d’investiture s’est clôt le 23 avril dernier, faisant de Joël Arseneau le seul candidat du Parti québécois pour les Îles.
Le scrutin pour les élections provinciales aura lieu le 5 octobre prochain.
Pour écouter l’entrevue complète diffusée à Cap info:
Les syndiqués de l’épicerie IGA Coop l’Unité se sont dotés, la semaine dernière, d’un plan d’action visant à faire pression sur la partie patronale et à faire connaître leurs revendications.
Les 80 travailleurs et travailleuses, sans convention collective depuis le 31 décembre dernier*, souhaitent notamment un rattrapage salarial pour pallier la hausse du coût de la vie. Ils demandent aussi à l’employeur de faire passer de 50.% à 75.% sa contribution au régime d’assurances collectives.
Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Serge Monette, est d’avis que l’entreprise a les moyens d’offrir de meilleures conditions à son personnel.
Notons que la dernière ronde de négociations s’est terminée jeudi dernier, sans qu’une entente soit trouvée sur les clauses financières de la convention collective. Les discussions avec l’employeur reprendront le 4 juin.
* Une première version de ce texte indiquait que la convention collective était arrivée à échéance le 31 décembre 2023, soit deux ans trop tôt.
Vendredi matin, je prends la route vers Grande-Entrée. La brume étreint les Îles, mais le soleil sort de sa cachette une fois que j’arrive dans l’Est.
Sur le quai, un labyrinthe de casiers et de camions. Au bout, les 49 élèves de l’école primaire du village sont rassemblés.
Les enfants paradent avec une grande banderole sur laquelle est écrit l’abécédaire maritime qu’ils ont créé de A à Z.
Les 49 élèves de l’école se sont massés derrière la banderole (photo: CFIM)
Une murale verra bientôt le jour sur la façade d’une bâtisse du port, inspirée par leurs mots et réalisée par l’artiste Pierrette Molaison.
L’esquisse de la murale qui prendra vie sur le côté d’un bâtiment dans le port (photo: CFIM)
Les prêtres prennent leur relève: c’est le temps de jeter à la mer la couronne de fleurs qui rend hommage aux disparus et de bénir les bateaux.
Le pêcheur Donald Cyr lance la couronne de fleurs (photo: CFIM)
Moins de 24 heures avant le début de la 151e saison de pêche au homard, pas le temps de niaiser. Des pêcheurs finissent d’emboîter les trawls sur les ponts des bateaux, on enroule les cordages, on vérifie les bouées. Chacun a sa méthode, sa liste à cocher.
Bientôt, c’est l’heure du dîner à l’Auberge La Salicorne. La tradition se rend jusque dans les assiettes: c’est un chiard à la viande salée qui est servi, pour bien caler l’estomac.
Viande salée, patates, navets et carottes: le parfait repas pour la mise à l’eau (photo: CFIM)
L’après-midi passe en un claquement de doigt. Je retourne au quai pour la visite d’un ministre.
Il est presque 17h, les pêcheurs ont déserté le port. C’est serein, les bateaux sont pleins à craquer.
Direction la messe.
La chorale de Grande-Entrée a entonné plusieurs hymnes et chansons tout au long de la cérémonie (photo: CFIM)
Dans l’église bondée, les rituels se multiplient: l’appel à la vigie, les prières qui évoquent la pêche, la présentation des 17 nouveaux capitaines.
C’est la première fois que j’assiste à la messe des pêcheurs. Il y a quelque chose d’un peu magique, captivant. Au-delà de l’aspect religieux, je comprends maintenant mieux la définition du mot «communion».
On bénit les objets qui témoignent de la vie maritime et on les dépose au pied de l’autel, devant la Vierge Marie.
L’autel maritime a servi de point de repère pendant la messe (photo: CFIM)
La cérémonie se conclut dans un coucher de soleil qui transperce les vitraux colorés de l’église. La foule s’agglutine autour des bancs, mais d’autres se précipitent à l’extérieur pour prendre le crépuscule en photo… et vérifier le score du Canadien.
À l’auberge, on sert le traditionnel souper de crabe des neiges. Moi je retourne à la maison. Le réveil n’est déjà plus si loin.
***
4h33, au quai de L’Étang-du-Nord. C’est ma sixième mise à l’eau et je réalise, en y assistant, que tout ça fait partie de mes rituels printaniers aussi: la même tuque, la même tasse de café, le même déjeuner depuis 2021.
Les pêcheurs enfilent leurs cirés, l’aube commence à poindre (photo: CFIM)
Les bateaux ronronnent, le temps est doux, les enfants ont les yeux collés. On s’échange des galettes, des muffins faits maison.
(Photo: CFIM)
Il y a toujours une énergie particulière dans le port à ce moment-là, entre la nervosité et l’excitation. Le départ approche.
Maintenant que le coup d’envoi est donné, les rituels s’accomplissent à bord, pendant neuf semaines: on lève les cages, on trie le homard, on boëtte et on remet les casiers à l’eau.
Pour Donald Cyr, qui a plus de 60 saisons de pêche dans la peau, y’a pas à dire.
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