Le Mouvement action chômage de la Gaspésie et des Îles demande à Ottawa d’offrir aux travailleurs saisonniers le même soutien qu’à ceux ayant un emploi à l’année.
Or de nombreux syndicats et organismes de défense des droits des chômeurs déplorent que le personnel saisonnier n’y soit pas admissible. La porte-parole du Mouvement action chômage, Nadia Mongeon, estime que la main-d’œuvre en pêche et en tourisme, notamment, est tout aussi concernée par le conflit avec Washington que celle des autres industries.
Elle rappelle que de nombreux travailleurs de la région épuisent leurs semaines de prestation dès l’hiver, alors que le travail ne reprend que beaucoup plus tard, à la fin du printemps ou au début de l’été.
Pour se qualifier, les personnes bénéficiant de l’assurance-emploi doivent actuellement cumuler un minimum de 36 semaines de prestations régulières ou de prestations de pêcheur dans les trois années précédant la période concernée par la demande.
La Corporation culturelle des Îles, Arrimage, nomme ses priorités pour la campagne électorale.
Sur l’archipel, l’enjeu des infrastructures culturelles est récurrent, mentionne la directrice générale par intérim, Anne-Marie Boudreau. L’absence d’une salle d’exposition en arts visuels et d’une salle de spectacle moderne en est un exemple, précise-t-elle.
Anne-Marie Boudreau remplace Marie-Ève Boucher à la direction d’Arrimage pour quelque temps (photo: CFIM)
Elle indique que la question du financement des organismes du secteur des arts et de la culture est également primordiale.
De plus, Arrimage fait écho aux revendications du Réseau Culture 360, qui est préoccupé par la réforme des allocations budgétaires dans les écoles.
Il faut démocratiser l’accès à la culture pour les jeunes et éviter de précariser davantage les artistes, martèle Anne-Marie Boudreau.
Renforcer le filet social des artistes et des travailleurs culturels demeure aussi une priorité, ajoute-t-elle. Le comité Compétence Culture a d’ailleurs lancé un vaste chantier à ce sujet, auquel collabore Arrimage.
Maxime Gilbert, directeur général de Nutrinor-Gilbert Énergies renouvelables, se réjouit de cette décision du gouvernement.
Même son de cloche pour le vice-président de l’Alliance de l’énergie de l’Est, Simon Deschênes, qui assure que les conditions imposées par Québec seront respectées. Il précise que le projet a déjà été ajusté pour tenir compte des commentaires émis lors des audiences publiques.
Le président de la Communauté maritime, Antonin Valiquette, rappelle pour sa part que le futur parc éolien réduira de manière significative les émissions de gaz à effet de serre sur l’archipel.
Le maire de Grosse-Île, Gordon Burke, a également été invité à réagir à cette annonce.
Avec le mauvais temps, les visiteurs ont été nombreux à se réfugier à l’intérieur cet été.
C’est le constat que font le Musée de la Mer et le Centre d’interprétation du phoque qui ont connu une hausse d’achalandage remarquable pendant la période estivale.
À Grande-Entrée, seulement au mois de juin, on compte 420 entrées de plus au Centre que l’année précédente.
Un chiffre qui épate la directrice de la Fondation Willie-Déraspe, Delphine Lou Fontaine Picard:
L’ouverture 7 jours sur 7, la promotion et les visites personnalisées ont permis d’attirer encore plus de monde tout au long de l’été selon elle.
Delphine Lou Fontaine Picard (Photo: CFIM)
À l’autre bout de l’archipel, sur la Grave, la pluie a aussi joué sur le nombre de visites au Musée de la Mer.
On note une augmentation de 16% entre juin et août comparativement à la même période l’an dernier.
Il s’agit d’environ 300 visiteurs de plus par mois.
Or, la main d’oeuvre, elle, n’était pas au rendez-vous pour répondre à la demande explique la directrice générale Véronique Thiffault:
Véronique Thiffault (Photo: CFIM)
Notons que le Musée de la Mer et le Centre d’interprétation du phoque réduiront leurs heures d’ouverture pour l’automne.
Les odeurs qui émanent des étangs aérés de Cap-aux-Meules sont revenues sur le tapis lors des séances du conseil municipal, mardi soir. Le sujet a monopolisé la période de questions.
Six personnes sont allées au micro, mardi soir, pour questionner les élus sur les étangs aérés (photo: CFIM)
Plusieurs citoyens excédés par la situation, qui perdure depuis plusieurs années, ont témoigné de l’impact de la puanteur sur leur qualité de vie.
Certains ont soulevé des inquiétudes vis-à-vis leur santé, la valeur de leurs résidences et l’industrie touristique.
Le maire Antonin Valiquette a tenté de rassurer les insulaires et souligné que la Municipalité des Îles plaçait le dossier au sommet des priorités des travaux publics. La Ville compte sur une aide gouvernementale pour éviter que les contribuables n’aient à digérer toute la facture, estimée à plusieurs millions.
En 2023, la Municipalité n’avait reçu qu’une seule soumission à la suite d’un appel d’offre pour la modernisation des étangs aérés. La soumission avait été rejetée puisqu’elle s’élevait à 11M$, soit plus du double des estimations municipales (photo: MunÎles)
M. Valiquette réitère que la Municipalité déposera sous peu une demande « d’envergure » dans le programme de financement d’infrastructures en eau pour la réalisation d’habitations (FIERH) pour obtenir une subvention afin d’aller de l’avant avec la réfection du site de traitement des eaux usées.
En marge de cette démarche, la Municipalité réserve 1,2 million de dollars provenant du Programme de transfert pour les infrastructures d’eau et collectives du Québec (TECQ) pour réaliser certains travaux à l’hiver 2027. On parle de remplacer le système électrique, ajouter un suppresseur d’air et d’installer un dégrilleur, précise M. Valiquette.
Notons qu’au fil des ans, l’administration est intervenue à plusieurs reprises sur les bassins d’épuration, notamment avec une vidange des boues et la construction d’une nouvelle station de pompage. Des traitements bactériens sont aussi faits pour amoindrir la problématique des émanations, causées par un manque d’oxygène.
Antonin Valiquette rappelle qu’aux dernières nouvelles, la Direction de la Santé publique Gaspésie–les Îles considère que les odeurs nauséabondes constituent une nuisance, mais pas une menace pour la santé. Une inspection a eu lieu sur l’archipel à la suite d’un signalement, nous apprend-t-il.
La Table de concertation régionale des Îles a reçu le feu vert du gouvernement pour son plan d’action.
Cet outil pourra dorénavant être utilisé pour faciliter la mise en œuvre des projets en lien avec la gestion d’eau de l’archipel d’ici 2035.
Cela faisait sept ans que la Table, coordonnée par le Comité ZIP, attendait l’approbation du ministère de l’Environnement.
La coordonnatrice, Ariane Jobin, est soulagée d’avoir obtenu ce levier politique:
L’adaptation aux changements climatiques, la qualité de l’eau ainsi que l’habitat et la biodiversité sont les 3 axes de cette planification.
La coordonnatrice de la Table de concertation régionale des Îles, Ariane Jobin (Photo: CFIM)
Ariane Jobin liste des actions concrètes qui ont déjà commencé sur le territoire:
Questionnée sur l’écart entre le plan réfléchi en 2019 et la réalité locale actuelle, Ariane Jobin estime qu’il y a un travail à faire pour le mettre à jour.
Elle fera le suivi au courant de l’année auprès des organismes locaux.
Québec donne son feu vert au projet du parc éolien de Grosse-Île, mais impose plusieurs conditions à respecter.
Le décret officiel, adopté le 19 août sur recommandation de la ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Pascale Déry, a été publié mercredi dans la Gazette officielle du gouvernement. Les promoteurs, Nutrinor-Gilbert Énergies renouvelables et l’Alliance de l’énergie de l’Est, pourront donc procéder à l’installation de quatre éoliennes, d’une hauteur maximale de 168 mètres, dans les dunes situées en face de la mine de sel.
Ils devront néanmoins répondre aux attentes du ministère en matière de pollution sonore, d’impact sur le paysage et de protection de la faune, qui font écho aux préoccupations exprimées lors des consultations publiques. Il leur est aussi demandé de minimiser les conséquences des nouvelles éoliennes sur les milieux humides et hydriques. Une somme leur sera d’ailleurs exigée en guise de compensation pour l’altération de ces écosystèmes.
Le projet sera suivi par un comité de liaison, tant pour l’installation des infrastructures que pour leur opération, de même que pour leur démantèlement prévu dans une trentaine d’années.
Le parc éolien de Grosse-Île est censé fournir une capacité électrique supplémentaire de 16,8 mégawatts au réseau de l’archipel.
L’archipel sert d’étude de cas pour une recherche sur les liens entre les marchés publics et l’économie circulaire.
Porté par le Lab systèmes alimentaires, codirigé par La Transformerie et le Centre d’études et de recherches intersectorielles en économie circulaire de l’École de technologie supérieure, le projet comporte plusieurs objectifs, dont l’analyse des différentes pratiques d’économie circulaire.
La réduction du gaspillage est une de ces stratégies, explique Amélie Parenteau, qui co-coordonne la démarche.
Le projet de recherche a aussi pour but de documenter les impacts socio-environnementaux des marchés, notamment en faisant une quantification des gaz à effet de serre. Les facteurs d’accès et d’inclusion à ces événements sont également étudiés.
Les Marchés du village, pilotés par le Bon goût frais des Îles, le Grand Marché de Québec et le Marché public de Compton, en Estrie, sont placés sous la loupe d’Amélie Parenteau et de Catherine Vachon, qui agissent comme professionnelles de recherche dans ce projet.
Amélie Parenteau et Catherine Vachon ont assisté à un des Marchés du Village au mois d’août (photo: CFIM)
La collecte de données s’est faite au travers d’entrevues, d’une tournée d’observation et d’un sondage auprès des consommateurs, en plus d’une revue de la littérature à ce sujet.
Amélie Parenteau nomme certains constats préliminaires.
Le projet permettra d’ailleurs la création d’outils destinés aux municipalités pour les aider à être des leviers pour ce genre d’initiatives.
Le Parti québécois souhaite instaurer «.un nouveau modèle de soutien.» pour l’autonomie des aînés, et propose de faire de l’archipel un «.laboratoire social.» en vue d’améliorer les services qui leurs sont offerts.
Lors d’une conférence de presse convoquée mardi, le candidat péquiste Joël Arseneau a fait valoir que les Madelinots et Madeliniennes bénéficient d’une tradition de soutien familial et d’un tissu social plus fort qu’ailleurs. Le député sortant estime néanmoins que de nombreux insulaires profiteraient de cette nouvelle approche, alors que les personnes âgées de 65 ans et plus constituent aujourd’hui près du tiers des insulaires.
Selon Joël Arseneau, cette nouvelle vision toucherait notamment l’octroi des services en santé, les soins à domicile, les enjeux de mobilité, ainsi que la lutte contre la maltraitance physique et économique.
Il est d’avis que l’objectif du Québec ne devrait pas se limiter à améliorer l’espérance de vie, mais plutôt d’assurer une qualité de vie à long terme.
Cette stratégie doit coûter près de 1,3 milliards de dollars. Le candidat estime qu’il s’agit d’une bonification d’environ 50.% de l’enveloppe actuellement allouée au maintien à domicile des personnes aînées. Cette somme serait financée grâce aux économies que le Parti québécois espère faire en abolissant Santé Québec et en optimisant les services.
Une collision entre deux automobiles a fait un blessé mardi après-midi. L’incident est survenu à 14h30 à l’intersection du Chemin Gros-Cap et du Chemin Lavernière à la hauteur du IGA Coop l’Unité.
Un des automobilistes a été transporté à l’hôpital.
Selon la Sûreté du Québec, on ne craint pas pour sa vie.
Au total, huit véhicules des services d’urgence ont été mobilisés.
Les habitués assis aux tables ont le cœur gros en cette dernière journée d’ouverture du Tim Hortons.
Pour plusieurs, c’était une habitude bien ancrée.
Le café, c’est un prétexte, m’expliquent-ils.
Pour beaucoup de Madelinots, le Tim Hortons était un rendez-vous quotidien pour se retrouver. (Photo: CFIM)
Derrière le comptoir, c’est le dernier sprint.
Depuis six heures ce matin, les réserves de beigne se vident à vue d’œil.
(Photo: CFIM)
Toute la journée, les autos ont fait la file pour aller chercher leur dernière commande. (Photo: CFIM)
Les ventes de la journée iront aux employé.es. Six d’entre eux quitteront le Québec cette semaine.
Pour cause, ils ne peuvent renouveler leur contrat de travail en raison du resserrement des règles provinciales et fédérales en immigration.
C’est le cas de Luiwillin Modesto qui part pour l’Alberta vendredi, travailler dans une boulangerie. Il gardera un très bon souvenir de son passage ici.
Ezra Peregrin retournera auprès de son partenaire et sa fille dans les Philippines avec l’idée de pouvoir revenir ici.
Originaires des Philippines, Ezra Peregrin et Luiwillin Modesto (derrière à gauche) travaillent depuis trois ans au Tim Hortons des Îles.
Coup de chance, Pam Bravo fait partie des cinq employé.es qui restent sur l’archipel pour travailler dans les autres commerces de Patrick Chevarie.
Elle et sa famille attendent le renouvellement de son permis fermé, ce qui lui permettrait de rester encore trois années sur l’archipel.
Pam Bravo a comme objectif à long terme d’obtenir sa résidence permanente pour s’établir ici. (Photo: CFIM)
Leur employeur Patrick Chevarie est contrarié de devoir encore attendre le feu vert gouvernemental.
Patrick Chevarie (Photo: CFIM)
La dernière boîte de timbits est vendue. 1250 clients sont passés.
Où irons-nous prendre le café maintenant?
Pour écouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
Les cégeps de l’Est-du-Québec appellent les partis politiques à prendre en compte les besoins régionaux.
Le Regroupement des cégeps de régions a publié une lettre ouverte listant ses attentes pour la campagne électorale. Le maintien des bourses Parcours et un rôle accru des établissements collégiaux dans l’admission des étudiants provenant de l’international en font partie.
Ces revendications trouvent écho au Cégep de la Gaspésie et des Îles, selon Radio-Canada.
Les étudiants étrangers sont cruciaux pour la pérennité de certains programme, par exemple Techniques d’aquaculture et Technologie forestière, mais les inscriptions ont ralenti dans les deux dernières années à la suite du resserrement des règles migratoires.
Sur la question des bourses Parcours, la directrice générale du cégep, Yolaine Arseneau, affirme qu’elles sont primordiales.
Evan Leblanc confirme qu’il briguera pour une seconde fois le siège de député provincial sous la bannière conservatrice.
Le nom du Madelinot est apparu la semaine dernière sur le site du Parti conservateur du Québec, sans annonce formelle de sa candidature.
Il avait tenté sa chance lors des élections de 2022 et avait récolté 1,1% des voix.
Evan Leblanc s’oppose à cinq autres candidats dans la course qui culminera le 5 octobre.
En date du 7 septembre, trois d’entre eux ont obtenu le nombre de signatures nécessaire pour s’enregistrer auprès d’Élections Québec et ont déposé leur dossier: Joël Arseneau, du Parti québécois; Mélodie Caron, du Parti nul; et Linda Lebel, de la Coalition avenir Québec. Gil Thériault, pour les libéraux, et Zachary Jean, pour Québec solidaire, complètent la liste des aspirants députés.
Une panne du réseau Internet de Bell a laissé des Madelinots sans service pendant plusieurs heures, dimanche.
L’interruption a débuté vers 9h et s’est résorbée progressivement en début de soirée.
En date de lundi, l’entreprise de télécommunications n’a pas fourni le nombre de clients touchés ni la cause de la panne à CFIM. Par courriel, une porte-parole de Bell se contente de mentionner que des gens « ont pu subir des interruptions de service » de part et d’autre des Îles, sans aucun autre détail.
Certains insulaires rapportent que le service à la clientèle de l’entreprise aurait indiqué qu’un bris de fibre optique serait responsable de la panne.
La Table de concertation féministe Gaspésie-les-Îles s’invite dans les élections et lance la campagne de Madame Fée-Ministe.
Ce personnage fictif qui n’est rattaché à aucun parti politique a été créé pour mettre en lumière les enjeux vécus par les femmes dans la région.
Le regroupement estime que le débat actuel manque de vraies propositions pour répondre aux inégalités, explique la coordonnatrice Nastassia Williams:
Elle liste les principales revendications de Madame Fée-Ministe:
La candidate fictive promet notamment de bonifier l’enveloppe aux organismes qui travaillent à enrayer les violences sexuelles, conjugales et fondées sur le genre.
Le rehaussement de l’aide sociale et l’augmentation du salaire minimum pour lutter contre la pauvreté font aussi partie des solutions proposées.
Notons que selon la Table de concertation féministe, les travailleuses dans la région gagnent environ 80% du revenu de leurs collègues masculins.
L’intégralité des propositions se retrouvent sur la plateforme électorale en ligne de Madame Fée-Ministe.
Le projet de loi américain qui prolongerait le moratoire sur les nouvelles mesures pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord a franchi une première étape.
La Chambre des représentants a approuvé la législation, qui gèlerait jusqu’en 2035 la mise en place de règles plus strictes dans l’industrie de la pêche au homard.
Le moratoire en vigueur depuis 2022 devait expirer en 2028.
Si les homardiers du Maine ont applaudi ce pas en avant, estimant que les scientifiques auront plus de temps pour peaufiner leurs données, des organismes environnementaux continuent de s’y opposer, arguant que le délai nuira à l’espèce en danger d’extinction. Cette position est partagée par les scientifiques de Pêches et Océans Canada, selon ce qu’a révélé une note interne rendue publique par La Presse canadienne.
Le projet de loi devra passer le test du Sénat avant d’obtenir le sceau officiel.
Rappelons que la population de baleines noires est estimée à environ 380 individus.
L’humidité a donné des chaleurs aux Madelinots au mois d’août. Selon le bilan météorologique d’Environnement et Changement climatique Canada, les Îles ont connu plusieurs journées où l’humidex s’est trouvé au-dessus des normales.
Ce sont surtout les 170 millimètres de pluie qui ressortent dans les données.
C’est plus du double des précipitations mensuelles habituelles, selon le météorologue Simon Legault, qui constate que l’archipel s’est fait arroser pendant quatre jours.
Côté températures, la moyenne s’est élevée à 19,4°C, environ 1°C de plus qu’à l’habitude.
Pour septembre, Environnement Canada prédit un début d’automne assez classique.
Simon Legault s’attend à ce que El Niño amène des températures plus douces dans l’Est du pays. Ce phénomène climatique devrait entraîner une saison des ouragans moins active en Atlantique, avec des tempêtes moins nombreuses, mais peut-être plus intenses.
Le député sortant, Joël Arseneau, promet d’être la solution de rechange à la Coalition Avenir Québec.
À l’inauguration officielle de son local de campagne mercredi après-midi, le candidat du Parti Québécois a pourfendu le bilan caquiste et vanté les mérites de sa formation.
Selon lui, l’équipe de Christine Fréchette ne peut effacer le règne de François Legault :
De son côté, l’homme politique originaire de la Pointe-Basse, souhaite poursuivre le travail entrepris au courant des huit dernières années pour les madelinots.
Une soixantaine de personnes était sur place à l’ancienne poissonnière de Cap-aux-Meules pour encourager le candidat mercredi après-midi. (Photo: CFIM)
La Municipalité des Îles a dévoilé, au cours des trois dernières semaines, les prix Coup de cœur du patrimoine immobilier.
Plus tôt cet été, les Madelinots ont été invités à voter en ligne pour les édifices finalistes. Ceux-ci figuraient parmi les quelque 630 immeubles construits avant 1940 et inventoriés en vertu des exigences de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec.
C’est une résidence du chemin Chevarie, à la Dune-du-Sud, qui a remporté les honneurs dans la catégorie Charme authentique.
Charme authentique: l’immeuble lauréat situé au 35 chemin Chevarie (photo: Dumont-Photo.Art.Design)
Une maison du chemin de la Pointe-Basse s’est quant à elle distinguée dans la catégorie Architecture remarquable.
Charme authentique: l’immeuble lauréat situé au 35 chemin Chevarie (photo: Dumont-Photo.Art.Design)
C’est à Havre-Aubert, sur le chemin du Sable, qu’une troisième habitation et son bâtiment secondaire ont été choisis, cette fois-ci dans la catégorie Ensemble bâti exceptionnel.
Ensemble bâti exceptionnel: l’immeuble lauréat situé au 68 chemin du Sable (photo: Dumont-Photo.Art.Design)
Les propriétaires des édifices lauréats se sont vus remettre un certificat personnalisé ainsi qu’un trophée conçu par Atelier côtier.
La Municipalité des Îles compte aussi dévoiler les mentions spéciales au cours des prochains jours.
Le dossier entourant la recherche d’un navire de relève continue de faire des vagues.
Pour rappel, la CTMA souhaite acquérir un bateau cargo hybride qui servirait de traversier de rechange et qui remplacerait le Voyageur 2 pour le transport de marchandises entre Montréal et les Îles. Cette proposition a été rejetée par la Société des traversiers du Québec, une décision dénoncée par des partenaires du milieu.
Mercredi matin, la CTMA, la Communauté maritime, la Chambre de commerce des Îles et Tourisme Iles de la Madeleine ont tenu un point de presse conjoint pour signifier leur mécontentement vis-à-vis la Société des traversiers du Québec.
Les représentants des secteurs économique, politique, touristique et maritime (photo: CFIM)
Les brèves explications de la STQ, c’est-à-dire qu’Ottawa devrait augmenter sa contribution au projet pour que celui-ci soit de nouveau analysé, ne convainquent pas les partenaires socioéconomiques.
Le maire Antonin Valiquette s’est récemment entretenu avec la présidente-directrice générale de la STQ, Greta Bédard, à ce sujet. Il évoque les “mécompréhensions” de la société d’État sur plusieurs points, notamment sur les estimations budgétaires du projet.
Selon lui, la STQ remet notamment en question l’ampleur des frais additionnels, chiffrée à moins d’un million de dollars annuellement, si un nouveau navire était intégré au contrat pour la desserte cargo.
C’est aussi au cours de cette rencontre que la Société des traversiers aurait fait planer l’idée d’aller en appel d’offres au moment de renouveler le contrat de transport de marchandises, qui vient à échéance en mars 2028.
Cette nouvelle surprend le directeur général de la CTMA, Emmanuel Aucoin, dont la dernière discussion avec la STQ remonte à janvier.
Alors que les contrats ont toujours été signés de gré à gré depuis 1954, il questionne l’intérêt de procéder de cette façon.
Le directeur de la Chambre de commerce des Îles, Martin Paquette, abonde.
Pour le directeur de Tourisme Iles de la Madeleine, Michel Bonato, la STQ doit reconsidérer sa décision.
L’Association touristique régionale voit dans le projet un potentiel pour raviver les voyages maritimes passagers entre Montréal et l’archipel, dans une formule semblable à ce qui était offert sur le Voyageur 1.
Bref, les quatre intervenants appellent la STQ à changer son fusil d’épaule et les partis politiques à se prononcer sur le sujet.
Des porte-paroles d’autres organisations du milieu ont assisté au point de presse (photo: CFIM)
Au moment de publier ce reportage, la STQ n’avait pas répondu à la demande d’entrevue de CFIM.
Les partis politiques interpellés
Lors de sa première sortie publique dans le dossier du navire de relève, la CTMA a partagé aux médias une lettre adressée aux chefs des partis politiques, leur demandant de prendre position.
Jusqu’à présent, seule la première ministre sortante, Christine Fréchette, a répondu. Le transporteur madelinot dit avoir reçu un appui de la cheffe caquiste sur la question du contrat gré à gré et la modification à l’entente pour intégrer un nouveau navire. Cette posture tranche avec les propos tenus auparavant par le ministre responsable de la Stratégie maritime, Bernard Drainville, qui a jeté le dossier dans la cour d’Ottawa
Aux Îles, le candidat libéral Gil Thériault a aussi réaffirmé son soutien aux partenaires dans un communiqué transmis mercredi matin. Appelé à commenter lors d’une conférence de presse, le député sortant péquiste Joël Arseneau a déclaré souhaiter que la STQ et la CTMA parviennent à un terrain d’entente dans les prochaines semaines.
Deux projets locaux de lutte contre les espèces exotiques envahissantes floristiques obtiennent du financement public.
Un montant de 9700 dollars va à Attention FragÎles pour créer des outils de prévention destinés aux entrepreneurs et opérateurs de chantier.
Angélique Cornellier, chargée de projets chez Attention FragÎles (photo: CFIM)
Le secteur de la construction et de l’aménagement constitue un important vecteur de propagation, indique la chargée de projet en biodiversité Angélique Cornellier.
Les outils seront prêts au cours de l’automne, ajoute-t-elle.
L’autre somme de près de 3890 dollars va au Comité ZIP des Îles pour un projet visant à faire le suivi des espèces exotiques envahissantes.
Dans un premier volet, l’organisme effectue une veille des anciennes colonies de roseau commun. Le Comité ZIP a éradiqué le phragmite de trois sites des Îles dans les dernières années.
Catherine Dally-Bélanger, chargée de projets du Comité ZIP des Îles (photo: CFIM)
Le second volet est la mise à jour d’une base de données virtuelle, explique la chargée de projets Catherine Dally-Bélanger.
Ces projets s’inscrivent dans une vaste stratégie portée par le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec.
Le réseau panquébécois a notamment le mandat de voir à ce que les différents territoires élaborent leurs plans d’action respectifs pour combattre les espèces exotiques envahissantes.
Sur l’archipel, la Table de concertation régionale, pilotée par Attention FragÎles, est en charge de cette démarche et travaille actuellement à cerner les priorités territoriales. Une rencontre entre les différents partenaires – qui incluent des entreprises, la Municipalité des Îles et des organisations environnementales – s’est tenue le 12 août dernier.
Pour réécouter le segment diffusé à Cap info: Mis en ligne après diffusion.
Alors que le conflit de travail s’étire au marché IGA Coop l’Unité, la direction du magasin a dévoilé certaines informations concernant le processus de négociation avec ses employés en débrayage.
Dans un document de cinq pages mis en ligne sur les réseaux sociaux mercredi matin, la partie patronale dit vouloir répondre à une partie des préoccupations des membres de la coopérative.
On y trouve notamment un sommaire des conditions offertes dans la dernière convention collective, ainsi que des explications concernant le rôle de Sobeys dans le fonctionnement de l’entreprise franchisée. L’organisation réitère aussi avoir proposé une offre «.qui tient compte […] de la réalité particulière des Îles.», et se défend de vouloir diminuer les conditions de travail de son personnel.
Plusieurs questions restent cependant sans réponse.
On ignore à combien s’élèvent les pertes financières de l’entreprise, en lien avec la grève générale qui est entrée en vigueur à la fin du mois de juillet. Impossible, donc, de valider l’estimation syndicale selon laquelle le commerce aurait perdu un volume de ventes dépassant les 4 millions de dollars.
Aucun commentaire n’a d’ailleurs été émis au sujet des rumeurs de fermeture définitive du magasin qui circulent sur les réseaux sociaux.
La CTMA, la Communauté maritime, la Chambre de commerce des Îles et Tourisme Iles de la Madeleine s’unissent pour dénoncer le refus de la Société des traversiers du Québec dans le dossier du navire de relève.
Pour rappel, le transporteur a proposé à la STQ de remplacer le Voyageur 2 par un nouveau bateau dans la desserte Montréal–les Îles. Le futur navire servirait aussi d’alternative au Madeleine 2 lors des arrêts techniques du traversier ou en cas de bris.
Les partenaires du milieu ne s’expliquent pas la décision de la STQ.
Selon le maire Antonin Valiquette, la Société des traversiers fait également planer la possibilité d’aller en appel d’offres au moment venu de renouveler le contrat pour la desserte cargo.
Cette information a surpris le directeur général de la CTMA, Emmanuel Aucoin, qui indique que l’entente a toujours été signée de gré-à-gré jusqu’à présent.
Santé Québec des Îles dispose d’un an supplémentaire pour mettre fin au recours à la main-d’œuvre indépendante.
L’établissement a maintenant jusqu’en octobre 2027 pour s’affranchir du personnel d’agences privées.
Cinq autres établissements de santé ont été visés par cette annonce, dont la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord.
Par écrit, le ministère de la Santé et des Services sociaux indique que les endroits ciblés font face à des réalités qui nécessitent davantage de temps pour arrêter de faire appel à la main-d’œuvre indépendante.
La rétention du personnel, la disponibilité des logements et l’accès à la formation font partie des défis listés.
Le délai est accueilli favorablement par Santé Québec des Îles qui compte aujourd’hui 55 équivalent temps complet en main d’œuvre indépendante, représentant 6,65% de ses employés.
L’organisation entend poursuivre ses efforts pour réduire progressivement cette équipe d’ici la nouvelle date butoir.
À l’échelle de la province, le personnel d’agences privées ne représente plus que 0,6 % de l’ensemble du réseau. Toujours selon Santé Québec, la diminution du recours de la main-d’œuvre indépendante a généré des économies de 1,74 milliards de dollars en deux ans.
Les golfeurs de l’archipel auront bientôt droit à une nouvelle expérience sportive: d’importantes transformations sont en cours sur le terrain de golf situé à l’Étang-du-Nord, dont le parcours de neuf trous avait originalement été élaboré il y a plus de 55 ans.
Les réflexions sur l’avenir du terrain et sur son réaménagement ont été entamées dès son acquisition en 2017 par le Club de golf des Îles, indique son président Michel Nadeau.
Le président du Club de Golf des Îles, Michel Nadeau (photo: CFIM)
L’organisation à but non lucratif a notamment investi d’importantes sommes dans un nouveau système d’irrigation autonome. Michel Nadeau précise toutefois que l’arrosage n’aura pas d’impact sur les réserves municipales.
La conception du projet de réaménagement des terrains a été confiée à une firme d’architectes spécialisés, Graham Cooke et associés, tandis que les travaux de terrassement sont réalisés par une entreprise locale, AR-JO.
Michel Nadeau remarque par ailleurs que le golf a gagné en popularité sur l’archipel au cours des dernières années. D’une centaine de membres en 2017, le Club de golf regroupe près de 300 adhérents aujourd’hui, parmi lesquels on compte une quarantaine de jeunes.
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