Le Festival de courts-métrages Images en vue en a une fois de plus fait voir de toutes les couleurs aux cinéphiles au terme de sa 19ème édition.
Plus d’une trentaine de productions locales et internationales ont été présentées au public entre les 3 et 5 novembre, à la salle de spectacle des Pas Perdus ainsi qu’au cinéma Cyrco, alors que des projections ont aussi eu lieu dans des résidences pour aînés.
L’événement enregistre pas loin de 1000 participants en tout et partout, indique la coordonnatrice Céline Vigneau.
Samedi soir, à la fin des plages de compétition, le jury a octroyé le prix du meilleur court-métrage québécois à Guillaume Fournier pour Belle River, qui était sur place au moment de l’annonce.
Aska de Clara Milo a quant à lui été couronné meilleur film du festival par le trio de juges composé de Kim Béchard, France Arseneau et Vincent Lafrance.
Notons que les récompenses du jury sont accompagnées d’une bourse de 1000 dollars chacune.
De son côté, le public a choisi Canary de Pierre-Hugues Dallaire et Benoit Therriault comme meilleur film d’animation jeunesse, tandis que Jenna Marks a ravi le prix Coup de cœur avec Homard au cœur.
Le mois d’octobre a été caractérisé par des températures au-dessus de la normale ainsi que par de faibles précipitations, aux Îles comme dans la plupart des régions du Québec.
Le thermomètre a atteint sur l’archipel une moyenne de 11,4 °C, soit 3,2 °C au-delà de la moyenne mensuelle.
Peter Kimbell, météorologue pour Environnement Canada, observe que ce phénomène d’un automne plus chaud semble être cyclique.
Octobre a aussi été marqué par de faibles précipitations, alors que les 30 mm enregistrés ne représentent que 32 % de la normale mensuelle de 94 mm.
M. Kimbell s’attend à ce que le temps chaud et sec se poursuive jusque vers la mi-novembre.
Selon Environnement Canada, des précipitations de neige pourraient être attendues dès la fin du mois de novembre dans la plupart des régions de la province.
Le Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est du Québec attend de pied ferme la prochaine ronde de négociation dans le cadre du renouvellement de la convention collective, qui sera échue en mars 2023.
Dans un contexte de pénurie d’enseignants qui s’amplifie d’année en année, l’amélioration des conditions de travail sera au cœur des discussions, souligne la présidente, Anne Bernier.
Les demandes syndicales sectorielles ont été déposées le 31 octobre au Conseil du trésor et indiquent que le personnel enseignant étouffe dans les modalités actuelles, selon elle.
Du côté du personnel de soutien scolaire, on désire améliorer la qualité des emplois, ce qui passe par un accès à des tâches complètes et plus de valorisation de leur travail, est d’avis Mme Bernier.
Rappelant que le gouvernement de la Coalition avenir Québec a déclaré que l’éducation était sa priorité principale lors de son nouveau mandat, elle espère que les bottines suivront les babines.
L’arrivée de l’ex-journaliste et animateur radio Bernard Drainville à la tête du ministère de l’Éducation crée certaines appréhensions au sein du réseau, révèle Anne Bernier, qui souhaite que le nouvel élu sera à l’écoute de leurs revendications.
Affilié à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est du Québec représente plus de 200 membres du Centre de services scolaire des Îles, et environ 2200 à l’échelle de la région.
Pour réécouter le segment à l’émission Les preuves des faits :
Les Constructions M.R.S., qui opèrent la bannière BMR sur l’archipel, ont obtenu un financement de 1 250 000 dollars en provenance des Fonds régionaux de solidarité FTQ Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
L’investissement reçu servira à assurer la relève de l’entreprise, lit-on dans le communiqué de presse, c’est-à-dire à soutenir ses projets de développement et de diversification.
Le directeur général de Les Constructions M.R.S., Ryan Cyr, souligne que la PME existe depuis près de 45 ans et s’est fixé de nouveaux objectifs de croissance.
L’entreprise est l’une de cinq dans la région à bénéficier de fonds de la part des FRS-FTQ, qui a investi la somme totale record de 4,75 millions de dollars dans les derniers mois.
Par le passé, les Pêcheries M. Langford ainsi que l’entreprise B.M.B. Îles de la Madeleine, qui regroupe les Hôtels Accents, ont aussi eu droit à du financement des Fonds régionaux de solidarité FTQ.
L’hebdomadaire madelinot Le Radar recrute Raphaël Turbide au sein de son équipe journalistique.
Celui qui a entre autres travaillé au Musée de la Mer ainsi qu’à la bibliothèque collégiale du Campus des Îles indique être habité par un désir d’analyser les événements médiatiques dans une perspective constructive et pédagogique.
M. Turbide, qui présente une chronique historique chaque jeudi à l’émission De long en large diffusée sur nos ondes, a notamment étudié et travaillé sur le continent pendant une douzaine d’années avant de revenir s’établir aux Îles en 2016.
Il est d’avis que les médias locaux de l’archipel agissent en complémentarité et portent une partie importante de l’héritage commun de la population des Îles.
Bien qu’il entre dans ses fonctions la tête pleine d’idées, il indique vouloir d’abord se familiariser avec son nouvel emploi avant de proposer des projets.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
Le Bon goût frais des Îles dresse un bilan positif de la 8e édition du Défi 100 % local, lancé à la fin de l’été.
En tout, 344 Madelinots et Madeliniennes ont répondu à l’appel et pris des engagements individuels liés à la cuisine, à l’approvisionnement ou à la production d’aliments locaux, soit 29 % de plus qu’en 2021.
Alissa Brunetti, chargée de projet pour l’organisme, se réjouit de cette importante participation.
Elle souligne aussi que de multiples actions ont été mises en œuvre au sein de la communauté, telles que l’événement Les candidats vendent leur salade qui s’est tenu dans le contexte de l’élection provinciale.
Une série d’activités nommée Les institutions mangent local a aussi permis de servir des repas et des collations dans des résidences pour personnes âgées, en milieu scolaire ainsi qu’au CISSS des Îles.
Interrogée sur l’accès aux produits locaux dans un contexte de hausse du prix des denrées alimentaires, Mme Brunetti rappelle les retombées positives de l’achat local pour le milieu.
Notons qu’à l’échelle de la province, ce sont plus de 15 000 personnes qui ont relevé le Défi 100 % local, ce qui représente une augmentation de 153 % par rapport à l’édition précédente.
Mme Brunetti souligne par ailleurs qu’une nouvelle formule du Défi devrait voir le jour en vue de l’année prochaine.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
La direction générale de CAMI (Council for Anglophone Magdalen Islanders) sera assurée par le vétéran Michel Vigneault pour une durée d’au moins un mois.
Il s’agira pour lui d’une première expérience de travail dans le milieu communautaire, après une carrière de 35 ans au sein des Forces armées canadiennes.
Il souhaite notamment faire en sorte que l’organisme poursuive ses activités de représentation de la communauté anglophone madelinienne et maintienne le cap sur les nombreux projets qui l’animent.
Son entrée en poste aura lieu le 7 novembre, en remplacement de Mme Helena Burke qui sera absente pour une durée indéterminée.
La nomination de Mathieu Lacombe, précédemment au ministère de la Famille, à titre de ministre de la Culture, est plutôt bien reçue par le milieu culturel et celui des communications.
Selon la directrice d’Arrimage, Anne-Marie Boudreau, il sera toutefois essentiel de ne pas perdre l’élan du travail déjà effectué auprès de sa prédécesseure, Nathalie Roy.
À titre de priorités, madame Boudreau nomme la révision des lois encadrant le statut de l’artiste, dont les grandes lignes ont été adoptées à la fin de la précédente législature.
La directrice dArrimage, Anne-Marie Boudreau
Elle applaudi le rehaussement des sommes destinées aux artistes consenti par Québec dans le contexte de la relance post-pandémique.
La question du sous-financement des organismes œuvrant en culture partout dans la province demeure toutefois saillante alors qu’elle observe un exode des talents et de l’expertise vers d’autres secteurs.
De son côté, l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec salue via communiqué la nomination du nouveau ministre Lacombe, qui a lui-même œuvré comme journaliste radio.
La hausse des coûts de même que la pénurie de main d’œuvre sont deux dossiers prioritaires aux yeux de l’ARCQ, qui souligne aussi la révision du programme d’aide aux médias communautaires ainsi que la modernisation de la réglementation sur le bingo et des pratiques publicitaires.
Pour réécouter le segment à l’émission Les preuves des faits :
Le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, refuse de permettre aux députés solidaires et péquistes de siéger au Salon bleu et dans les commissions parlementaires sans prêter serment au roi Charles III.
M. Paradis, qui ne s’est pas représenté aux élections mais qui occupe néanmoins la présidence jusqu’à la nomination d’un autre élu pour lui succéder, dit s’appuyer sur le texte de la Loi sur l’Assemblée nationale et sur des exemples historiques pour justifier sa décision.
Le député des Îles, Joël Arseneau, se dit surpris de cette manière de mettre fin aux discussions qui étaient en cours dans l’espace public.
L’élu madelinot s’interroge par ailleurs sur ce qui serait arrivé dans le cas où les 90 députés de la Coalition avenir Québec auraient aussi refusé de prêter serment au roi.
Le chef péquiste, Paul St-Pierre-Plamondon, a pour sa part déploré ce qu’il qualifie de « commande politique » et compte poursuivre les négociations sur ce dossier en sollicitant l’avis des élus.
Notons que le gouvernement de la Coalition avenir Québec a exprimé mercredi son intention de faire rapidement adopter un projet de loi pour mettre fin au serment obligatoire à la Couronne
Le Parti québécois soutient de son côté qu’une simple motion serait suffisante.
De leur côté, les députés de Québec solidaire ont accepté de prêter serment au roi « une dernière fois » afin de garantir le dépôt d’une loi ou d’une motion.
Les travaux parlementaires sont censés reprendre dès le 29 novembre.
Cette nouvelle a été mise à jour jeudi avant-midi avec de nouvelles informations.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
Le rendez-vous des partenaires en développement social s’est tenu la semaine dernière en formule présentielle pour la première fois en deux ans, au grand plaisir de la soixantaine de participants et participantes.
Le Réseau a procédé au dévoilement de son nouveau logo ainsi qu’à la présentation de son bilan annuel.
Des ateliers de discussion autour d’enjeux propres à l’archipel étaient aussi à l’horaire, précise la coordonnatrice de l’organisation, Véronique Chiasson.
En plein cycle de renouvellement de son financement, le Réseau a commandé une étude pour évaluer la portée de ses actions vis-à-vis la lutte à la pauvreté et l’exclusion.
Siégeant sur plusieurs tables de concertation, l’équipe de développement social s’est impliquée dans 30 projets en collaboration avec ses partenaires.
La coordonnatrice du Réseau des partenaires en développement social, Véronique Chiasson
Madame Chiasson souligne la mise à jour de l’étude complémentaire sur les besoins en services de garde et indique qu’on aimerait maintenant dresser un portrait de la réalité des 0-5 ans aux Iles.
La question du logement figure aussi au sommet des priorités avec la mise en place d’un service d’aide dédié que le Réseau désire pérenniser.
Pour la prochaine année, deux recherches sur le coût de la vie aux Iles sont dans les cartons ainsi qu’une autre sur le logement destiné aux personnes en situation de vulnérabilité.
Source : Équipe de développement social des Iles
Finalement, l’équipe a accueilli au cours de la dernière année une agente de communications ainsi qu’un agent de développement.
Réécoutez le segment à l’émission Les preuves des faits :
Une équipe de contrôleurs routiers de la Société de l’Assurance automobile du Québec (SAAQ) mène présentement une opération de surveillance des véhicules lourds sur l’archipel.
Nancy Doucet, lieutenant et agente aux relations médias pour la SAAQ, précise à quoi ressemblent les vérifications aléatoires.
Un pèse roue utilisé par les contrôleurs (photo: CFIM)
Par ailleurs, elle et son collègue peuvent procéder à une inspection mécanique complète si jugé nécessaire, selon l’état du véhicule.
Elle indique également que la société d’État a l’intention d’augmenter la fréquence de ce type d’opérations aux Îles, et observe que certaines vérifications d’usage sont négligées.
Notons qu’une rencontre avec le public aura lieu jeudi de 10 heures à midi, dans le stationnement des bureaux de la SAAQ, afin de permettre aux citoyens de poser des questions sur leurs véhicules et de se renseigner sur le code de la route.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
Les travaux pour réparer le câble sous-marin COGIM-1, endommagé pendant la tempête Fiona, sont prévus autour du 10 décembre, selon l’entente entre le Réseau intégré de communications électroniques des Iles (RICEIM) et son fournisseur de services
Le navire IT INTEGRITY, de la compagnie IT International telecom, devrait arriver à Halifax à la fin du mois de novembre en provenance de la Colombie-Britannique avant de se rendre aux Iles au début du mois de décembre.
L’ouvrage, évalué à 2,1 millions de dollars et financé par le gouvernement du Québec, devrait s’échelonner sur une dizaine de jours.
En plus de la mobilisation du navire vers le site du bris à 14 kilomètres des berges de l’Anse à Borgot, les travaux comprennent la récupération du câble et sa réparation.
Via communiqué, on indique que tout le trafic de télécommunications entre les Iles et la Gaspésie transite présentement sur le COGIM-2, ce qui n’a aucun impact sur la qualité et les débits de transmission du signal internet selon le RICEIM.
Rappelons qu’en cas de bris sur le deuxième câble d’ici à la réparation du premier, Télébec, le RICEIM et les autorités gouvernementales se disent prêts à déployer le lien de relève micro-ondes.
L’apport des entreprises d’économie sociale dans les collectivités est à l’honneur en novembre.
Le mois de l’économie sociale est une vaste campagne provinciale visant à mettre en lumière les différents projets qui se font partout au Québec et de démystifier ce pan méconnu de l’entreprenariat.
Selon la directrice adjointe du Pôle d’économie sociale Gaspésie-les-Iles, Marianne Munger, elle se distingue de l’économie traditionnelle par sa gestion démocratique et par la volonté de réinvestir directement dans la mission de l’organisation les profits dégagés.
Selon madame Munger, le modèle résonne encore aujourd’hui particulièrement avec la réalité insulaire et une volonté de s’organiser localement de manière autonome, bien que plusieurs entreprises d’économie sociale soient implantées aux Iles depuis bon nombre d’années.
Tout au long du mois de novembre, le Pôle présente une activité par semaine dont un 5 à 7 sur le logement collectif, un évènement sur mesure pour les jeunes ainsi qu’une formation destinée aux entreprises axée sur les communications.
Le tout est précédé par un atelier plus général sur l’économie sociale.
Via ses quatre axes d’intervention, soit la valorisation, le renforcement, l’émergence et la mobilisation, le Pôle vise à offrir un continuum de services permettant un accompagnement de la première idée jusqu’à la croissance de l’entreprise.
Réécoutez les segment à l’émission Les preuves des faits :
Le ministère des Pêches et des Océans propose de surveiller plus étroitement 62 espèces de poisson en les ajoutant à la liste des stocks dit réglementés en vertu de la Loi sur les pêches.
La liste réglementaire oblige le ou la ministre à s’assurer que les stocks restent sains et à créer un plan de rétablissement si leur niveau tombe sous un certain seuil.
Ces plans devront être affichés et expliqués publiquement et devront inclure les raisons derrière l’effondrement de la ressource, des objectifs mesurables ainsi que des échéanciers de rétablissement.
L’ajustement législatif entré en vigueur cette année avait mené à la création d’un premier lot de 30 espèces en avril dernier.
Le second lot, soumis à des consultations publiques jusqu’au 19 décembre, compte notamment trois espèces en difficulté utilisées pour entre autre appâter le homard, soit la morue, le hareng et la limande à queue jaune.
La proposition du ministère compte aussi des stocks dont l’état de santé est incertain ou sain, ce qui pourrait avoir pour effet de stimuler la recherche et de raffiner les approches de conservation, permettant de mieux protéger la ressource et les activités économiques qui en dépendent.
La directrice générale du Centre de services scolaire des Îles, Brigitte Aucoin, dresse une liste exhaustive de ses attentes envers le nouveau ministre de l’Éducation, Bernard Drainville.
Elle espère des mesures concrètes, notamment en ce qui a trait à la prévisibilité des budgets et à une plus grande flexibilité de la part du ministère.
En ce sens, Mme Aucoin est d’avis qu’une reddition de compte axée sur les résultats plutôt que sur les moyens serait préférable.
Elle souligne par ailleurs les défis liés à la pénurie de main d’œuvre, qui touche tous les types d’emploi du secteur scolaire de l’archipel, et compte poursuivre le développement de l’offre de programmes en formation professionnelle.
Quant aux infrastructures, elle indique que les bâtiments, bien qu’ils soient âgés, sont bien entretenus, mais dit cependant vouloir faire cheminer un projet de rénovation de la piscine située à côté de l’École polyvalente.
Mme Aucoin s’attend à rencontrer le ministre à la mi-novembre, lors d’un rassemblement de la Fédération des centres de services scolaire du Québec.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
La Société des alcools du Québec procédera dimanche à des ajustements de prix sur près de 2000 produits.
Dans un communiqué, la présidente et chef de la direction de la SAQ, Catherine Dagenais, explique que l’inflation qui sévit présentement se fait aussi sentir dans le secteur des vins et des spiritueux.
Toujours selon la société d’État, la pénurie de main d’œuvre et la hausse du coût des matières liées à l’embouteillage touchent directement ses fournisseurs.
Une hausse de prix moyenne de 2,4 pourcents sera appliquée sur 1458 produits disponibles en succursales et en ligne, sauf une centaine actuellement en promotion qui seront augmentés le 29 janvier.
En contrepartie, 539 produits verront leur coût baisser en moyenne de 1,3 pourcent alors que le prix de 1389 autres demeurera stable.
Il s’agit d’un troisième ajustement de prix depuis novembre 2021 pour la SAQ, qui assure que ceux-ci reflètent la réalité des marchés.
Le chercheur Dominic Lapointe a présenté jeudi dernier les faits saillants de l’étude qu’il a dirigée sur l’évolution de l’hébergement de courte durée aux Îles, dans le contexte de la Journée du tourisme organisée par l’ATR.
Il dit avoir notamment voulu étudier les transformations de l’activité hôtelière sur l’archipel et connaître les motivations de ceux qui louent des habitations aux visiteurs.
À cette fin, deux processus de collecte de données ont été menés, soit un portrait quantitatif et cartographique de l’offre de location en ligne de même qu’une analyse qualitative à partir d’entretiens avec 15 locateurs.
En plus du site web de l’ATR et du site alouerauxiles.com, M. Lapointe explique que lui et son équipe ont répertorié les locations offertes sur la plateforme AirBnB, selon les données qui s’y trouvaient au moment de la recherche.
Les entretiens ont quant à eux permis d’identifier quatre profils-types de locateurs en fonction de leurs motivations et de ce qui caractérise leurs pratiques, soit l’investisseur, le professionnel, le traditionnel et le bricoleur.
L’étude, réalisée pour le compte de Tourisme Îles de la Madeleine, devrait notamment permettre de mieux outiller l’ATR et ses partenaires dans la gestion de l’achalandage touristique.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
En plus d’avoir fragilisé des infrastructures publiques et privées, le passage de la tempête Fiona a entrainé des conditions extrêmes dans le golfe selon les données du Programme de monitorage de la zone atlantique de Pêches et Océans Canada.
Vents de 125 kilomètres à l’heure et vagues de 16 mètres ont côtoyé une basse pression record.
Un réseau de sept bouées océanographiques automatisées dispersées dans le golfe transmet à toutes les demi-heures des données sur la température de l’air et de l’eau, l’humidité relative, les vents, la salinité et le niveau d’acidité.
L’océanographe physicien à l’Institut Maurice-Lamontagne, Peter Galbraith
Selon l’océanographe spécialiste du Saint-Laurent et directeur du programme de monitorage, Peter Galbraith, les mesures obtenues lors du passage de Fiona sont comparables à celles de Dorian, survenues trois ans plus tôt.
Il rappelle que les effets observés localement dépendent grandement de la trajectoire exacte de la tempête.
La crête des vagues a atteint 16 mètres au Nord-est des Iles en septembre dernier, contre 13 mètres pendant Dorian.
Des chutes de pression record de 51 millibars ont causé un rehaussement de 51 centimètres du niveau de la mer, expliquant près de la moitié de la submersion survenue pendant la journée de samedi.
Le brassage de la colonne d’eau résultant de la puissance de la tempête a entraîné une chute de 6,5 degrés Celsius de la température de la couche de surface et un réchauffement encore plus grand à une profondeur de 35 mètres.
C’est que plutôt que de se disperser dans l’air comme c’est le cas en automne, la chaleur perdue en surface se trouve emprisonnée à des profondeurs qui correspondent à l’habitat du crabe des neiges, poursuit le chercheur.
Selon monsieur Galbraith, la tempête n’aura pas nécessairement d’impact sur la date de formation d’un possible couvert de glace cet hiver.
Bien qu’en brassant la colonne d’eau, une partie du processus de transfert de chaleur ait été mis en marche par le passage de Fiona, la formation de glace nécessite une succession de jours froids faisant chuter la température de la couche mélangée du plateau des Iles sous son point de congélation.
Réécoutez le segment à l’émission Les preuves des faits :
L’étalement de la saison touristique s’observe auprès des partenaires de l’industrie : la CTMA annonce avoir transporté un nombre record de passagers cette année pour un mois de juin.
Un peu plus de 2500 personnes ont visité les Iles à cette période en 2022, ce qui représente une augmentation de près de 50 pourcents par rapport à 2021.
Globalement, l’achalandage sur le Madeleine II est en diminution d’environ 2 pourcents par rapport à l’année de sa mise en service avec 44 miles 351 visiteurs transportés de juin à septembre.
Le nombre de traversées est d’ailleurs demeuré le même qu’en 2021 avec 9 aller-retour par semaine.
Via communiqué, la compagnie de transport souligne que la liste privilège, qui était en service pour une deuxième saison, a permis d’offrir une place au moment souhaité ou près de ce dernier à 96 pourcents des 1643 personnes ayant fait une demande à la centrale de réservation.
La CTMA indique qu’au plus fort de l’été, une moyenne de 11 madelinots par jour se sont prévalus du service et considère ainsi que sa stratégie est un franc-succès.
Environ 73 600 personnes ont visité l’archipel entre les mois de mai à septembre, ce qui représente une augmentation d’à peu près 17,5 % par rapport au nombre de visiteurs pour la même période en 2019 (au nombre de 62 600).
Les mois de juillet et août ont cependant connu une croissance plus faible, au profit des mois de mai, juin et septembre.
Le directeur général de Tourisme Îles de la Madeleine, Michel Bonato, évalue que cette répartition de l’achalandage est une bonne nouvelle pour les Madelinots.
Notons également qu’une proportion plus élevée de visiteurs a opté pour le transport aérien, soit 40 % d’entre eux, comparé à 20 % en 2019.
M. Bonato précise par ailleurs que le choix d’utiliser 2019 comme année de référence s’explique par le désir d’avoir un comparatif plus fiable que les deux années de pandémie.
Les données préliminaires du sondage de fin de séjour, en date de la fin septembre, indiquent qu’environ la moitié des visiteurs en étaient à leur premier séjour sur l’archipel, et que plus des trois quarts espèrent y revenir.
Par ailleurs, l’association touristique a annoncé une refonte prochaine de son image de marque, qui sera dévoilée au printemps.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
Trois pêcheurs madelinots ont été condamnés en vertu de la Loi sur les pêches selon les jugements rendus publics le 25 octobre dernier par le ministère fédéral encadrant l’industrie.
En lien avec la pêche au flétan de l’atlantique, Paul W. Chevarie de Fatima, devra verser des compensations totalisant 3 500 dollars pour trois infractions distinctes.
Ce dernier a été déclaré coupable le 10 août dernier d’avoir fait une déclaration mensongère à un agent, d’avoir pêché sans conditions de permis valides et d’avoir été en possession de poissons jugés illégaux.
Brian-Carl Clarke, résident de Grosse-Île, a été condamné à payer une amende de 1000 dollars pour avoir capturé un homard femelle portant des œufs, ce qui est proscrit par la loi.
Finalement, Sylvain Leblanc, aussi résident de Fatima, reçoit une amende de 750 dollars pour avoir dérogé à ses conditions de permis de pêche au crabe des neiges en ne respectant pas le délai d’entrée prévu.
Le Mouvement Action chômage Gaspésie–Îles-de-Madeleine réclame que le gouvernement fédéral réalise promptement sa promesse de réformer le programme d’assurance-emploi, initialement prévue pour juin dernier.
Sa coordonnatrice, Nadia Mongeon, estime qu’il s’agit d’un besoin urgent, notamment pour les travailleurs saisonniers.
Elle déplore également que les mesures temporaires mises en place durant la pandémie n’aient pas été maintenues dans l’attente d’une mise à jour du programme.
À cette fin, Mme Mongeon interpelle la ministre de l’Emploi et du Développement social, Carla Qualthrough, de même que la ministre du Revenu national et députée de la Gaspésie et des Îles, Diane Lebouthillier.
Elle est d’avis que le délai pour l’adoption d’une réforme de l’assurance-emploi se bute notamment à des obstacles politiques à l’ouest du pays.
Le Mouvement Action chômage fait ainsi écho aux revendications mises de l’avant par l’Alliance interprovinciale, un regroupement qui rassemble une vingtaine de syndicats et d’organismes de défense des sans-emploi à travers le Canada.
Notons que l’Alliance et ses membres ont reçu l’appui du Bloc québécois et du Nouveau parti démocratique.
Pour réécouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
La décision du gouvernement américain de reporter au 1er janvier 2024 l’entrée en vigueur de la réglementation limitant les importations aux pays disposant de mesures de protection des mammifères marins similaires aux siennes est vue favorablement par l’industrie de la pêche.
Pour s’y conformer, un délai de cinq ans avait été initialement accordé après l’adoption des nouvelles dispositions en 2016, avant que la pandémie de COVID-19 ne force son report au début de l’année 2023.
L’administration américaine a toutefois indiqué cette semaine avoir besoin de plus de temps pour évaluer les demandes soumises par plus de 130 pays.
Cette période de grâce fait l’affaire de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche, qui entend utiliser à bon escient le temps accordé, résume son directeur Jean-Paul Gagné.
Le journal de bord électronique JOBEL, développé par les homardiers gaspésiens, sera recommandé par Pêches et Océans Canada pour l’ensemble des flottilles au pays.
Le logiciel, déjà utilisé aux Iles depuis 2019, a été officiellement qualifié pour être diffusé auprès des homardiers canadiens, puis devrait être étendu à l’ensemble des pêcheries d’ici mars-avril 2023.
L’obligation d’utiliser les journaux de bord électroniques entrera en vigueur en 2024.
L’application, qui se veut simple à utiliser, est disponible sur cellulaire, tablette ou ordinateur.
Le développement de cette technologie remonte à 2015 alors que le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie voulait offrir une solution simple et efficace à ses membres dans le but de répondre aux nouvelles exigences du MPO.
Pour conserver la sécurité des données sensibles, les gestionnaires de JOBEL ont par ailleurs mis en place une politique de non-accès et de non-divulgation.
Celles-ci peuvent toutefois être utilisées avec l’accord des pêcheurs, par exemple dans les processus d’obtention de certification de pêcherie durable.
L’industrie du pétoncle a connu une très bonne année aux Iles selon les données de fin de saison de Pêches et Océans Canada.
Pour un effort de pêche identique à l’an dernier en termes de journées, les débarquements sont en hausse de 33 pourcents pour atteindre 46 tonnes de chair du mollusque.
Le prix versé aux pêcheurs est quant à lui en augmentation de 18 pourcents par rapport à 2021 alors que le pétoncle se transigeait autour de 21 dollars la livre en 2022.
Le direcrteur du bureau de secteur du MPO aux Îles, Cédric Arseneau
La hausse des volumes couplée à la vigueur du marché ont permis aux débarquements de totaliser 2,1 millions de dollars, détaille le directeur du bureau de secteur, Cédric Arseneau.
La flottille madelinienne compte 21 permis détenus par 21 pêcheurs, qui combinent généralement la capture du pétoncle avec d’autres pêcheries.
Le MPO note une légère augmentation des sorties en mer étalées au long de la saison, au nombre de 186 en 2022.
Selon monsieur Arseneau, la bonne performance de l’industrie s’explique par une approche consciemment prudente des pêcheurs qui décident bon an mal an d’aller en deçà des recommandations des scientifiques.
Il ajoute que les réflexions se poursuivent avec les détenteurs de permis pour ce qui est de l’orientation à long terme de la pêche au pétoncle, notamment la date d’ouverture hâtive, les seuils de capture et le suivi scientifique de l’espèce.
Réécoutez les segment à l’émission Les preuves des faits :
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