Le conseiller municipal Bernard Richard compte bel et bien tenter de se faire réélire à Grande-Entrée. Il explique qu’après avoir siégé un an à la table du conseil, il commence à comprendre les rouages de la machine et souhaite poursuivre son mandat.
M. Richard, qui soufflera bientôt ses 71 bougies, a fait son entrée en politique municipale « sans prétention », selon ses mots, en septembre 2024 à la suite d’une élection sans opposition.
Le natif de Grande-Entrée indique qu’il garde dans sa mire le projet de salle communautaire pour son village, repoussé d’un an.
Le gouvernement du Québec n’a pas retenu le projet dans ses priorités financières en 2025-2026, mais l’a sélectionné pour l’exercice suivant. La Municipalité des Îles compte en majeure partie sur des subventions de Québec pour faire construire le centre communautaire, au coût estimé de 7,5 millions de dollars.
Bernard Richard ajoute être très motivé de continuer à représenter ses concitoyens.
Jusqu’à présent, quatre des sept élus actuels de la Municipalité des Îles ont officiellement confirmé qu’ils brigueraient un autre mandat: Hugues Lafrance (L’Étang-du-Nord), Georges Painchaud (Cap-aux-Meules/Île d’Entrée) et le maire Antonin Valiquette, en plus de Bernard Richard.
Il a été révélé cette semaine que les 24 unités planifiées par l’Office municipal d’habitation (OMH) des Îles dans le futur écoquartier étaient toujours en attente d’une partie du financement qui relève du gouvernement fédéral, à travers la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Aux yeux de la Société d’habitation du Québec (SHQ), qui constitue le principal bailleur de fonds, le projet n’a ainsi pas respecté l’échéance prévue et obtient donc un échec à l’analyse finale.
Le député des Îles à l’Assemblée nationale, Joël Arseneau, précise que plusieurs démarches visant à être soutenues par le Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la SHQ connaissent pourtant des retards.
Les députés Joël Arseneau et Alexis Deschênes, lors d’un rassemblement partisan (photo: CFIM)
Il estime qu’il serait «.obtu.» de la part de Québec de retirer les sommes accordées afin de les rediriger ailleurs, au vu de l’état d’avancement du projet madelinot. Le manque à gagner s’élève à 1,5 million de dollars, sur un budget total de 12 millions de dollars, et il s’agirait de la seule pièce manquante du casse-tête avant de pouvoir lancer un appel d’offres pour lancer la construction.
Pour sa part, le député de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine–Listuguj, Alexis Deschênes, s’en prend à la décision d’Ottawa d’attendre à l’automne pour adopter un budget.
Il dit avoir approché l’équipe du ministre fédéral du Logement, de l’Insfrastructure et des Collectivités, Gregor Robertson, afin de discuter du dossier.
CFIM est en lice comme station de radio communautaire de l’année au Prix rencontres de l’ADISQ. Depuis 2017, le Son de la mer en est à une cinquième nomination dans la catégorie « Marché central et régional ».
Le 92,7 compétitionne contre des radios de Fermont, Montréal, Louiseville et Longueuil.
Les Prix rencontres récompensent chaque année le travail des artisans de la radio au Québec.Les lauréats seront dévoilés le 25 septembre prochain, à la Société des arts technologiques (SAT) de Montréal.
Le Club élite de natation des Îles se donne les moyens de ses ambitions.
L’embauche d’une entraîneuse-cheffe à temps plein permettra au CENIM de développer son offre de services pour la prochaine saison.
Celle qui occupera ces nouvelles fonctions, Valérie Robichaud, mentionne que de nouvelles plages horaires seront proposées à la jeune clientèle ainsi qu’aux adultes.
Par ailleurs, au printemps dernier, le CENIM a reçu la visite de Marc Beaudry, un entraîneur professionnel de natation de compétition.
Valérie Robichaud souligne que cette visite aura permis d’entrer en contact avec des clubs similaires à celui de l’archipel.
Mentionnons que le Club élite de natation des Îles, fidèle à ses habitudes des années passées, a participé à une compétition de nage à Charlottetown en avril dernier.
Des chercheurs de Pêches et Océans Canada ont réussi à installer des balises électroniques de suivi sur 28 grands requins blancs lors d’une mission aux Îles.
C’est presque le double de spécimens marqués vis-à-vis l’année précédente et trois fois le nombre atteint en 2023.
L’équipe de l’Institut Maurice-Lamontagne et de l’Institut océanographique de Bedford, en Nouvelle-Écosse, a flanqué les prédateurs d’un émetteur acoustique, auquel s’ajoute parfois un tag satellite.
À bord du Biock, on tente d’appâter les requins (photo: Groupes de recherche du MPO sur les requins et les phoques des Maritimes et du Québec)
Lorsqu’un requin s’approche assez près du bateau, un membre de l’équipe tente de l’atteindre avec une perche pour installer les “tags” électroniques (photo: Groupes de recherche du MPO sur les requins et les phoques des Maritimes et du Québec)
Les émetteurs satellite et acoustiques sont accrochés sous la nageoire dorsale du requin. Le tag satellite se décroche et retourne à la surface au bout de six mois (Groupes de recherche du MPO sur les requins et les phoques des Maritimes et du Québec)
Le chercheur Xavier Bordeleau se réjouit de ce succès, atteint au bout de quatre jours de sorties sur l’eau, à bord du Biock, basé à Grande-Entrée.
Les opérations de marquage de requins blancs dans les eaux de l’archipel en sont à leur troisième année consécutive autour des Îles. Le projet de recherche, qui sert à comprendre comment l’espèce se déplace et utilise son habitat, remonte à plus longtemps.
L’équipe estime avoir observé environ 40 requins blancs différents au cours de ses sorties. Au Canada, l’espèce est considérée en voie de disparition (photo: Groupes de recherche du MPO sur les requins et les phoques des Maritimes et du Québec)
Selon Xavier Bordeleau, les constats préliminaires semblent confirmer que les requins sont plus nombreux qu’avant à visiter le golfe du Saint-Laurent.
Myriam-Esther Hadland, Xavier Bordeleau , Samuel Mongrain, Warren Joyce, Hassen Allegue, Brent Wilson, Kevin Clark (Photo: Groupes de recherche du MPO sur les requins et les phoques des Maritimes et du Québec)
Pendant ce temps, les scientifiques continuent aussi de récolter des données auprès de la population de phoques gris, dans le cadre d’une recherche conjointe.
L’objectif est de mieux cerner les interactions entre les requins et les phoques, ainsi que de déterminer comment les espèces s’adaptent en fonction de la présence de l’autre.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
Le projet de logements abordables prévu au cœur du futur écoquartier de Cap-aux-Meules est mis sur la glace pour une période indéterminée, et pourrait même ne jamais sortir de terre.
Le maire des Îles, Antonin Valiquette, précise que les plans et devis sont pourtant prêts, et qu’hormis le manque à gagner de 1,5 million de dollars de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), toutes les autres sources de financement sont confirmées pour un coût total évalué à 12 millions de dollars. Il demande qu’une extension de l’échéance maximale soit accordée par la SHQ pour permettre le maintien du projet actuel.
Le maire des Îles, Antonin Valiquette (photo: CFIM)
Le maire Valiquette dit ainsi souhaiter qu’un décret soit adopté par Québec afin de permettre à la SHQ d’assouplir les règles qui s’appliquent aux régions éloignées. Il réitère également l’importance de construire des habitations abordables sur l’archipel.
Le gouvernement de Mark Carney, réélu le 28 avril dernier, a choisi de repousser l’adoption de son premier budget fédéral à l’automne. Ce faisant, la SCHL n’a pas encore obtenu les sommes nécessaires pour financer la construction de logements abordables dans l’écoquartier.
L’automne s’annonce occupé dans certains ports de pêche madelinots.
À l’Île d’Entrée, la transformation du quai est déjà bien avancée. Les travaux d’enrochement sont terminés et tout est prêt pour l’installation des nouveaux pontons.
L’enrochement a été refait, les blocs d’ancrage pour les nouveaux pontons, installés (photo: CFIM)
On n’attend que la fin de la saison touristique pour procéder, indique le directeur québécois du programme Ports pour petits bateaux, Boussaad Akrour.
C’est une fois les nouveaux pontons installés que l’ancienne structure – les vieux pontons, les blocs de béton et les chaînons qui les retiennent – sera retirée du centre du havre de pêche. Du dragage sera aussi nécessaire pour dégager l’espace.
D’autres travaux auront lieu au port dans les prochaines semaines: la réparation de dalles de béton et de lambris de protection de quai; la réparation et le remplacement de lampadaires; ainsi que l’installation d’une ligne d’eau.
Deux ans de travaux attendent les usagers du port de Millerand (photo: CFIM)
Du côté de Millerand, on prépare un important chantier. M. Akrour affirme que le contrat pour la construction d’un nouveau quai de déchargement sera octroyé au plus tard la semaine prochaine.
Il précise qu’il est question de prolonger la section de quai qui borde le rivage, le « quai 402 », et d’aménager une aide d’entreposage.
Les travaux sont prévus de septembre en mars.
En parallèle, une phase de consultation auprès des usagers du port s’enclenchera en septembre, en amont de la remise à neuf de l’autre section du quai.
Le quai 402 a été reconstruit au coût d’un peu plus de 2,46M$ en 2022 par l’entreprise Construction LFG. C’est maintenant au tour du quai 401 de se refaire une beauté (capture d’écran Google Maps)
La reconstruction du « quai 401 », qui a atteint sa fin de vie utile, est planifiée en 2026-2027.
Maude Arseneau espère convaincre les électeurs des cantons de l’Étang-du-Nord, des Caps, de Boisville et de la Belle-Anse. Elle indique qu’il s’agit d’une réflexion entamée il y a plus d’un an.
Celle qui a travaillé en administration et dans le domaine de la santé considère aussi qu’il est important pour les jeunes et pour les femmes de prendre leur place en politique.
Interrogée au sujet des enjeux qu’elle juge prioritaires, elle nomme d’emblée le dossier du logement et de l’accès à la propriété, de même que la question des taxes foncières résidentielles et commerciales. La candidate de 38 ans, native des Îles, estime aussi que le développement touristique doit faire partie des préoccupations des élus.
Si elle est élue, Maude Arseneau dit avoir l’intention d’organiser 4 rencontres publiques par année avec les résidents du secteur, afin de les consulter au sujet des dossiers municipaux.
Le 23 août, à l’occasion de la toute première « Fierté » aux Îles, les drapeaux arc-en-ciel battaient à tout vent à l’Anse-aux-Baleiniers.
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour célébrer la diversité sexuelle et de genre. Les festivités étaient organisées par le comité LGBTQ+ de l’archipel et chapeautées par le programme Aire ouverte ainsi que le Carrefour jeunesse-emploi local.
Pour certaines, pas question de rater ça.
Bien loin de sa version montréalaise, la Fierté a pris la forme d’un marché.
Une quinzaine d’artistes, artisans et organismes tenaient kiosque sur la place publique. Nourriture, tatouages, bijoux, vêtements, affiches… Il y en avait pour tous les goûts.
Des discours et des témoignages se sont enchainés au micro, nommant le droit d’aimer qui on veut, de vivre sa vie comme on l’entend.
Aux yeux de la membre du comité LGBTQ+ Marie-Édith Vigneau, l’événement s’est révélé un franc succès. Elle souligne que favoriser l’inclusion et dénoncer la discrimination, ça ne se démode pas.
Le comité a confirmé qu’une seconde édition de la Fierté aura lieu en 2026. Et à quand un défilé, élément classique de la Pride? Peut-être l’année prochaine, répond Marie-Édith Vigneau avec un clin d’œil.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
Attention FragÎles obtient du financement afin de lutter contre les plantes exotiques envahissantes.
L’organisme doté du statut de Conseil régional de l’environnement des Îles recevra une somme d’environ 449 000$ répartis sur 4 ans.
Cette soutien s’inscrit dans une subvention provinciale de près de 10 millions de dollars à l’endroit du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec.
La chargée de projets en aménagement et restauration des milieux naturels chez Attention FragÎles, Catherine Leblanc Jomphe, décrit la première phase de cette initiative qui se déploiera sur 5 volets.
Catherine Leblanc Jomphe, chargée de projets en aménagement et restauration des milieux naturels et Britany Bourgeois stagiaire à Attention FragÎles.
Le Comité ZIP de l’archipel, la Société de conservation des Îles et la Communauté maritime figurent parmi les acteurs invités pour cette rencontre qui devrait se dérouler cet automne.
Cette consultation permettra d’établir des priorités locales qui serviront à élaborer une stratégie régionale.
Catherine Leblanc Jomphe souligne que l’organisme de protection de l’environnement ne sera pas seul dans cette réflexion.
Le projet culminera par une série d’actions concrètes afin de prévenir et détecter les plantes exotiques envahissantes présentes sur le territoire.
Selon les représentants d’Attention FragÎles, plus d’une dizaine de ces plantes sont répertoriées sur l’archipel.
La série télé Épique débarque sur l’archipel. Des équipes de tournage sont actuellement aux Îles pour filmer une partie de la deuxième saison.
Animée par l’humoriste Eve Côté, l’émission fait s’affronter des trios de participants dans une course d’épreuves physiques et mentales qui dure 12 semaines et les fait voyager aux quatre coins de la province.
Les participants doivent faire preuve de créativité et d’endurance dans les épreuves qui se déroulent sur le terrain, beau temps mauvais temps! (Photo: Télé-Québec)
Une partie de la compétition d’aventure se déroulera donc à Havre-aux-Maisons, Grande-Entrée et L’Étang-du-Nord.
La série sera diffusée en janvier 2026 sur les ondes de Télé-Québec.
Les paysages madelinots sont d’ailleurs de plus en plus prisés pour les productions télévisuelles et cinématographiques. Cette année seulement, une dizaine de tournages sont planifiés aux Îles.
Le conseiller municipal de l’Étang-du-Nord, Hugues Lafrance, confirme son intention de solliciter un second mandat.
Après l’avoir d’abord annoncé en janvier, il avait ensuite déclaré en juillet qu’il était en réflexion quant à son avenir politique.
Hugues Lafrance a finalement confirmé jeudi dernier qu’il souhaite représenter les citoyens du nouveau district électoral qui englobera notamment les secteurs de La Vernière et de Gros-Cap.
S’il est réélu, il espère continuer de présider le Comité consultatif d’urbanisme et d’environnement, où il estime être en mesure de fournir un point de vue citoyen sur les dossiers abordés.
Rappelons que le scrutin municipal aura lieu le 2 novembre prochain, tandis que le vote par anticipation se tiendra le 26 octobre.
Une nouvelle baisse de quota attendait les 11 pêcheurs madelinots de buccin pour la saison 2025. Le total alloué de captures pour les Îles a été coupé de 10%, pour s’élever à 523 818 livres (237,6 tonnes métriques).
Pêches et Océans Canada justifie cette diminution par le déclin du rendement de la pêcherie au fil des ans. Les biologistes continuent de s’inquiéter de la quantité moyenne de bourgot par casier, appelée « prise par unité d’effort » dans le jargon ministériel, qui est sur la pente descendante depuis 2017.
Source: MPO
Il s’agit du principal indicateur de suivi qu’utilisent les scientifiques pour tirer des conclusions sur l’état des stocks, ce qui hérisse les pêcheurs.
L’état de la ressource dans la zone 15 est aussi affecté par le réchauffement des eaux et la présence de deux parasites, dont l’un affecte les gonades – c’est-à-dire les organes reproducteurs – et l’autre, les coquilles.
En plus de retrancher le quota, le ministère a fait passer le nombre de casiers autorisés de 150 à 125 et augmenté la taille minimale de capture de 75 à 80 millimètres. Ces deux suggestions avaient été faites par les pêcheurs lors du plus récent comité consultatif sur l’espèce en mars 2025.
Autre modification importante : les transferts permanents sont désormais permis, sous certaines conditions. Cette mesure a été ajoutée pour faciliter la rationalisation de la flottille « afin de contribuer à la réduction de l’effort de pêche », écrit une porte-parole du MPO.
Questionnée à savoir si le ministère avait statué sur de nouveaux indicateurs indépendants de la pêcherie pour assurer le suivi des stocks, on nous répond que les discussions se poursuivent à cet effet. Envoyer des observateurs en mer ou jumeler des relevés scientifiques de buccin à ceux du pétoncle font partie des options considérées.
La pêche au buccin a débuté le 1er août et s’étale jusqu’au 30 novembre.
La halte-chaleur à haut seuil de tolérance de Carrefour Unité rouvrira ses portes le 3 septembre. Le service d’hébergement de nuit était sur pause depuis la mi-mai.
La directrice de l’organisme, Maryse Leblanc, explique que le CISSS des Îles verse un financement annuel récurrent de 240 425 dollars pour le maintien de la ressource, ce qui couvre six mois dans l’année. L’entente est en vigueur jusqu’en mars 2028.
La directrice de Carrefour Unité, Maryse LeBlanc (photo: CFIM)
Des fonds supplémentaires ont été débloqués, ce qui permet de rouvrir la halte-chaleur plus tôt que prévu, poursuit-elle.
Le service sera accessible sept jours sur sept de 21h à 9h jusqu’à la fin avril grâce à une équipe de quatre intervenants.
Mme Leblanc aimerait faire en sorte que la ressource soit offerte 365 jours par année, mais les enveloppes disponibles se font rares.
L’hébergement de nuit accueille les Madelinots en quête d’un refuge pour quelques heures, que ce soit pour dormir, manger ou prendre une douche.
L’un des lits mis à la disposition des usagers de la halte-chaleur (photo: CFIM)
Lors de son dernier bilan, Carrefour Unité comptabilisait 369 entrées à la halte-chaleur, située sur le chemin Principal, Cap-aux-Meules.
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, est de passage aux Îles afin de rencontrer des organismes du milieu et les militants du parti.
Parmi les sujets abordés lors de ses échanges, il relate que l’enjeu de l’allongement de la piste de l’aéroport de Havre-aux-Maisons a été soulevé. Le chef bloquiste estime que l’adoption récente de la Loi sur l’économie canadienne unique, qui vise à réduire les obstacles au commerce interprovincial et à accélérer les grands projets d’infrastructure au pays, pourrait permettre de faire avancer ce dossier.
Il est accompagné dans sa tournée par le député Alexis Deschênes, élu le printemps dernier dans la circonscription fédérale Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine–Listuguj.
Interrogé sur les dossiers qui ont continué de cheminer au cours de l’été, celui qui agit aussi comme vice-président du Comité permanent des pêches et des océans à la Chambre des communes dit avoir eu l’occasion de s’entretenir avec plusieurs associations de pêcheurs. Il est d’avis que ces rencontres alimentent ses réflexions quant au modèle d’exploitation des ressources halieutiques, et dit suivre de près le dossier des permis exploratoires pour le homard.
Il réitère aussi son intention de se battre pour le renouvellement du Fonds des pêches du Québec, qui sert notamment à moderniser l’industrie.
Notons que la rentrée parlementaire à Ottawa est prévue pour le 15 septembre.
La ressource d’aide et de soutien Hommes & Gars est en phase de développement et de croissance.
L’organisme communautaire qui a pour mission de promouvoir la santé et le bien-être de la population masculine des Îles, a débuté son repérage dans l’optique de déménager ses bureaux.
L’agent de communication et de sensibilisation, Pierre-Luc Richard, indique que les états financiers positifs des dernières années permettent la réalisation de ce projet.
Avec de saines finances, Hommes & Gars étudie ses besoins en ressources humaines et songe à accroître son équipe dans un futur rapproché.
D’autre part, M. Richard déplore l’abandon d’un programme provincial en vigueur depuis 2017 qui ciblait le bien-être des hommes.
L’assemblée générale annuelle, qui s’est déroulée mardi, aura été l’occasion pour l’organisme de dresser un bilan des activités.
Parmi les innovations, mentionnons deux nouveaux ateliers, l’un sur la masculinité positive et l’autre destiné aux futurs papas.
Les pêcheries d’automne arrivent en même temps que les vents plus frais. Le coup d’envoi simultané pour le crabe commun (tourteau) et le crabe araignée (hyas) a été donné le 21 août.
L’idée de fixer une date d’ouverture fixe et commune pour les deux pêches avait été adoptée lors du comité consultatif du crabe hyas des Îles en mars 2025.
Du côté du crabe araignée, les neuf détenteurs de permis ont, cette année encore, accès à un quota global de 758 390 lbs (344 tonnes métriques), gelé depuis 2017. La taille minimale de capture est aussi restée la même, soit 60 millimètres.
Deux modifications aux mesures de gestion entrent en vigueur jusqu’en 2027. D’une part, le jumelage temporaire entre deux pêcheurs, aussi appelé « buddy-up », a reçu le feu vert du fédéral. D’autre part, Pêches et Océans Canada hausse également le taux de vérification à quai à 100% pour les débarquements madelinots.
La saison prend fin le 13 novembre.
En 2024, avec seulement trois participants sur neuf, les prises n’ont atteint que 18% du quota d’ensemble.
Source: MPO, 2024
Pour ce qui est du crabe commun, 12 insulaires se partagent une allocation de 828 378 lbs (375,746 tonnes). La pêche dure 19 semaines.
L’an dernier, les prises ont légèrement excédé le contingent, pour une valeur au débarquement de 1,2 million de dollars.
Les résidents de l’Île d’Entrée sont partagés face à la stratégie dévoilée par la Municipalité des Îles pour l’aménagement de nouvelles toilettes publiques.
La semaine dernière, les élus ont voté en faveur d’une résolution visant l’installation d’infrastructures sanitaires sur le site de l’actuel centre de transbordement, situé près du port de pêche. Ils envisagent que le bâtiment qui abritait les anciennes toilettes municipales aux abords du quai soit réutilisé au nouvel emplacement, avec une ouverture planifiée pour l’été 2026. Certains résidents interrogés sous forme de micro-trottoir (vox pop) sont toutefois sceptiques devant cet échéancier, estimant que plusieurs promesses antérieures dans ce dossier n’ont pas été honorées.
Le bâtiment qui abritait les anciennes toilettes municipales, photographié ici en décembre 2024 (photo: CFIM)
Le choix du site de transbordement semble néanmoins être vu d’un bon œil, bien que quelques insulaires déplorent l’absence de toilettes accessibles plus près des sentiers de marche.
Le conseiller municipal Georges Painchaud, qui représente les citoyens de Cap-aux-Meules et de l’Île d’Entrée, indiquant le nouvel emplacement prévu des toilettes municipales, à l’extrémité du centre de transbordement actuel (photo: CFIM)
Par ailleurs, un chantier est aussi prévu du côté du centre multifonctionnel de l’Île d’Entrée afin d’améliorer le système de traitement des eaux usées. Le directeur exécutif du Conseil des Madelinots anglophones (CAMI), Michel Vigneault, explique la nature des travaux à venir.
La fosse septique du Centre multifonctionnel de l’Île d’Entrée ne suffit plus pour répondre à l’achalandage estival (photo: CFIM)
Trois Madeliniennes coincées à Québec pourront revenir à la maison grâce à l’ouverture de trois nouvelles places en hémodialyse au CISSS des Îles.
La capacité d’accueil de ce service passe de huit à onze patients à compter de la première semaine de septembre. L’accès à ces nouvelles places, prévu initialement à la mi-août, a été retardé en raison d’un manque d’effectifs.
Rappelons que l’Hôpital de l’Archipel ne s’était pas engagé fermement à offrir les places à partir de cette date. En entrevue avec CFIM, la directrice intérimaire des soins infirmiers au CISSS, Rosemonde Landry, soulignait que des délais dans le recrutement étaient possibles.
Selon Le Journal de Québec, des infirmières se succéderont afin d’offrir ces soins vitaux en attendant qu’un poste permanent soit affiché et comblé.
Les services d’hémodialyse sont utilisés par les personnes souffrant d’insuffisance rénale. Elles doivent se rendre à l’hôpital de deux à trois fois par semaine afin de nettoyer leur sang. Les traitements durent plusieurs heures.
Le CISSS des Îles n’a pas donné suite aux demandes d’informations de la salle de nouvelles de CFIM.
La Communauté maritime débute l’élaboration d’une nouvelle politique de vivre-ensemble.
Ce projet s’inspire d’initiatives qui existent déjà dans différentes villes du Québec.
La conseillère en diversité et en inclusion à la Municipalité, Audrey Robitaille, mentionne les objectifs d’une telle démarche.
Marie-Michèle Leblanc, agente des communications et Audrey Robitaille, conseillère en diversité et inclusion (Photo CFIM)
Pour entamer ce processus, la Communauté maritime lance un appel aux citoyens afin de former un comité de consultation.
Selon l’agente de communications à la Municipalité Marie-Michelle Leblanc, ce dernier aura plusieurs mandats, dont celui d’identifier les besoins de plusieurs groupes minoritaires.
Mme Leblanc espère composer un panel hétérogène, donc plus apte à remplir adéquatement sa mission.
La démarche consultative d’une durée de cinq mois sera suivie par la réalisation de la Politique du vivre-ensemble, qui devrait être déposée d’ici l’été 2026.
L’équipe des Sentiers Entre vents et marées souhaite améliorer le parcours balisé sur l’Île d’Entrée.
Le tracé actuel emprunte les routes destinées aux véhicules et implique de reprendre le même chemin au retour. Or, des représentants de l’organisation se sont rendus à l’Île d’Entrée en juillet, à la recherche de solutions pour que le parcours fasse plutôt une boucle et emprunte un trajet qui permettrait de réduire l’usage de raccourcis non autorisés sur des terres privées.
L’un d’entre eux, Réal Jomphe, explique que des démarches seront menées cet automne afin de convaincre les propriétaires des lots visés d’accorder un droit de passage aux marcheurs.
Réal Jomphe et Carole Longuépée, toujours actifs dans l’organisation, ont participé à la création des Sentiers Entre vents et marées (photo: CFIM)
Son épouse Carole Longuépée, qui siège elle aussi sur le comité des Sentiers Entre vents et marées depuis sa fondation, précise qu’il ne s’agit pas de droits de passage notariés, mais plutôt d’ententes écrites pouvant être résiliées à tout moment.
Interrogée sur son estimation du nombre annuel de personnes qui utilisent les parcours balisés de l’archipel, elle indique qu’il s’agit d’un calcul difficile à faire.
Rappelons que les premiers circuits des Sentiers Entre vents et marées ont été balisés en 2017. La démarche est encore à ce jour chapeautée par le Club de plein air des Îles, qui célèbrera d’ailleurs son vingtième anniversaire à la fin du mois de septembre.
La Cour supérieure donne le feu vert à un recours collectif contre le diocèse de Gaspé en lien avec des allégations d’agressions sexuelles.
Les deux personnes à l’origine de la démarche affirment avoir subi des abus pendant plusieurs années de la part de deux membres du clergé, les abbés Wilfrid Provencher et Alphonse Anctil, durant leur enfance. Dans les deux cas, les gestes se seraient étalés sur plusieurs années dans les décennies 1950 et 1960 sans qu’aucune mesure ne soit prise pour protéger les enfants, soutient la firme d’avocats qui les représente.
La demande d’action collective réclame des compensations pécuniaires pour tout individu ayant subi des agressions sexuelles dans les paroisses du diocèse de Gaspé, incluant celle des Îles-de-la-Madeleine, depuis mai 1922.
Selon Radio-Canada, le recours compte déjà une trentaine de présumées victimes.
Toute personne ou son héritier qui se sent concernée par cette affaire est invitée à contacter les avocats au dossier, des firmes Lambert Avocats et Bellemare Avocat, pour témoigner de façon confidentielle.
Vous avez besoin de soutien?
CALACS L’espoir des Îles: 418-986-6111, https://www.calacsdesiles.com/
Transformer les cordages usés en piquets, en planches pour terrasses extérieures ou en pièces de rechange pour la pêche: c’est la nouvelle idée qui prend forme au lab-usine du Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM).
L’organisme a récemment commencé les tests avec sa chaîne d’extrusion plastique. Les équipements servent à concrétiser une nouvelle avenue qu’explore l’équipe pour recycler les cordes issues des engins de pêche fantômes.
La première portion de la chaîne, où les filins de cordages sont transformés en granulés de plastique (photo: CFIM)
Les granulés de plastique ressemblent aux petites billes qu’on utilise pour faire des bijoux (photo: CFIM)
Vue du bout de la deuxième portion de la chaîne. Les granulés sont fondus, puis remodelés avant d’atterrir dans l’eau pour être figés (photo: CFIM)
La chargée de projets en économie circulaire Jade Blais explique le procédé.
Le projet a été lancé en octobre 2023 et fait son chemin depuis, notamment en collaboration avec l’Université Sherbrooke pour élaborer les « recettes » de transformation du plastique.
Un premier produit fini retient l’attention: des arceaux – communément appelés bows – pour casiers à homard.
Deux cages avec les arceaux blancs ont été testés lors de la saison de pêche au homard (photo: CERMIM)
Le CERMIM a mandaté l’entreprise Pêcheries Trésors du Golfe pour mettre à l’épreuve deux cages dotées d’arceaux en plastique recyclé lors de la plus récente saison. Les résultats sont concluants, indique Jade Blais.
Le CERMIM souhaite commercialiser certains produits dès 2026. Le centre de recherche est en attente de réponses pour du soutien financier destiné à propulser la production.
Jade Blais tient dans ses mains un piquet fait à partir des cordages (photo: CFIM)
Il n’y a pas que le cordage qui pourrait être revalorisé: les filets de pêche aussi, souligne Jade Blais. Une idée flotte dans l’air: celle d’utiliser les filets de nylon pour créer des filaments pour les imprimantes 3D.
Elle ajoute que plusieurs types de plastique peuvent être fondus et remodelés, ce qui ouvre la porte à créer différents produits.
Le projet a été financé par les deux paliers de gouvernement. Le ministère québécois de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie a investi plus de 250 000 dollars pour le volet recherche-innovation, tandis que Pêches et Océans Canada a versé près de 300 000 dollars pour l’acquisition des équipements de la chaîne d’extrusion.
Outre les partenaires gouvernementaux, on compte une dizaine d’entreprises ou organisations du milieu qui ont participé au projet.
Les 21 agents de bord de Pascan Aviation ont fait la demande d’un conciliateur auprès du Service fédéral de médiation et de conciliation.
À l’instar de leurs collègues chez Air Canada, les syndiqués du transporteur régional sont en négociation afin de renouveler leur convention collective, échue depuis le mois dernier.
Selon le président de la section 5490 du Syndicat canadien de la fonction publique, Jessé Vigneault, « le rythme des discussions demeure lent et [les] questions importantes, comme l’offre salariale, n’ont pas encore été abordées ».
Parmi les autres enjeux prioritaires aux yeux des travailleurs, mentionnons la qualification des équipages ainsi que les lieux de résidence hors base, c’est-à-dire les logements fournis aux employés qui doivent être hébergés à proximité de l’aéroport.
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