L’établissement situé à l’Étang-du-Nord, qui soufflera cette année ses 22 bougies, est parvenu à trouver un arrangement avec ses créanciers qui permet de «.réduire une portion de la dette.». Sa cofondatrice Anne-Marie Lachance explique qu’il s’agit avant tout de faire baisser la pression sur l’entreprise.
La cofondatrice de la microbrasserie, Anne-Marie Lachance (photo: CFIM)
La microbrasserie madelinienne n’échappe bien sûr pas aux défis de développement et de rentabilité qui touchent l’ensemble de l’industrie québécoise. Anne-Marie Lachance estime néanmoins que l’Abri de la Tempête est bien positionné en comparaison avec d’autres entreprises du même type.
Interrogée quant à la possibilité de racheter le bâtiment acquis par la CTMA en 2024, elle indique que ça reste une option en vertu de l’entente qui avait été signée avec le transporteur maritime. Le plan de redressement actuel ne prévoit cependant pas une telle transaction à court terme.
Les élus de la Municipalité des Îles comptent renouveler les incitatifs financiers visant à favoriser la création de logements locatifs à l’année.
Un projet de résolution adopté mardi soir par le conseil assurerait la continuité du congé de taxe foncière (applicable pour les cinq premières années) mis en place en août 2020, et dont les dispositions sont arrivées à échéance le 31 décembre dernier. Le maire Antonin Valiquette explique ce qui changera pour les bâtisseurs.
Le programme pourra recevoir des nouvelles demandes jusqu’en 2030, tandis que la construction des unités locatives devra être complétée au plus tard en 2033.
Les membres du conseil municipal ont également adopté le règlement qui officialise les taux de taxe foncière pour l’année en cours. Les propriétaires de terrains vagues desservis par les services publics ont toutefois droit à une diminution par rapport à ce qui avait été annoncé à la fin janvier, explique le maire.
Le taux effectif passera donc de 1,95.$ (2025) à 0,86.$ (2026) par tranche de 100.$ d’évaluation, contrairement au taux de 2,31.$ initialement prévu.
La deuxième partie de l’audience publique du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour le projet du parc éolien de Grosse-Île a débuté mardi soir.
49 opinions écrites ont été déposées à la commission d’enquête en amont de la séance. Une quarantaine de personnes étaient rassemblées dans le gymnase de Grosse-Île à cette occasion.
Huit citoyens ont pris la parole pour exprimer leur opinion sur la possible implantation des quatre éoliennes dans le secteur de la mine de sel.
La moitié d’entre eux étaient des personnes de la communauté anglophone de l’Est qui se sont fermement opposés au projet:
La suite de l’audience publique à propos du possible parc éolien de Grosse-Île a lieu mercredi soir à 19 heures à la salle communautaire de Cap-aux-Meules.
Pour avoir plus de détails, écouter le segment diffusé à Cap info:
Le ruisseau et le marais dans le secteur de l’ancienne école de Marguerite d’Youville à Cap-aux-Meules pourront être réaménagés.
C’est ce que prévoit l’enveloppe de 680 223$ de Québec octroyée à la Municipalité pour le projet de l’Écoquartier.
Selon le maire Antonin Valiquette, c’est un avancement significatif:
L’échéancier du réaménagement des plans d’eau n’a toutefois pas été précisé.
D’autre part, la déconstruction des 4 bâtiments situés au 385 et 390 chemin Oscar présentés sur la carte ci-dessus se poursuit jusqu’à la fin du printemps 2026 d’après l’Info-municipale du mois de février.
Carte de la périphérie du projet de l’écoquartier. (Photo: Municipalité des Îles)
En ce qui a trait à la décontamination des sols de l’Écoquartier, la première pelletée de terre est prévue ce printemps pour le lot où se trouve l’ancienne école Marguerite-D’Youville.
Pour le terrain de l’ancien aréna Wendell-Chiasson, cela devra attendre à l’automne.
L’ancienne directrice générale d’Arrimage, Anne-Marie Boudreau quitte le bateau pour de bon.
Elle qui était devenue agente de développement en juillet, après près de 10 ans à la tête de la corporation culturelle madelinienne, est maintenant prête à passer à un autre appel.
Cette décision est le fruit d’une longue réflexion avec le conseil d’administration, explique-t-elle.
L’artiste ne sait pas encore ce qui l’attend pour la suite, mais chose certaine, elle part d’Arrimage très contente et en paix avec tout le chemin parcouru:
Anne-Marie Boudreau quittera officiellement ses fonctions comme agente de développement chez Arrimage en juin afin de permettre une transition en douceur avec une nouvelle direction générale en poste.
Pour écouter l’entrevue diffusée à l’émission Cap info:
Pêches et Océans Canada continuera jusqu’à nouvel ordre de faire atterrir ses hélicoptères dans le secteur d’Anthony’s Nose, sur l’île Brion, malgré les inquiétudes soulevées par les chasseurs de phoque.
Par courriel, le MPO indique avoir choisi ce lieu surélevé «.afin de limiter le dérangement des loups-marins.», sans toutefois préciser si la situation actuelle est préoccupante ou non pour les bêtes elles-mêmes. Le ministère affirme néanmoins analyser «.plusieurs options.» pour répondre aux inquiétudes exprimées. Cela inclut notamment la création d’une zone d’exclusion autour du site d’atterrissage pour «.maintenir les activités de surveillance.» sur le terrain tout en «.assurant la sécurité des chasseurs.».
Selon Pêches et Océans, le choix ultime de l’emplacement revient au pilote, «.qui doit assurer en tout temps la sécurité de l’aéronef et du personnel à bord.».
La relève est assurée pour tracer les 35 kilomètres de pistes de ski de fond de l’archipel.
Alors que l’avenir du traçage dépendait d’une équipe réduite de bénévoles, la tendance s’est renversée lors de l’assemblée générale annuelle du club de ski de fond la semaine dernière.
Plusieurs personnes ont levé la main pour prêter un coup de main.
Le président du club, Robert Forest, est soulagé:
Au delà de l’entretien des pistes, lui qui est aussi l’un des membres fondateurs du club de ski de fond en 1994, remarque un engouement particulier pour ce sport d’hiver:
Cette saison enneigée a été coûteuse pour leurs opérations, indique Robert Forest.
Il affirme néanmoins que l’organisation n’est pas dans le rouge.
Robert Forest (Photo: Courtoisie Robert Forest)
(Photo: Courtoisie Robert Forest)
(Photo: Courtoisie Robert Forest)
Rappelons que le club de ski de fond bénéficie de l’aide financière de la Municipalité pour assurer ses activités.
D’autre part, le responsable du traçage remercie les propriétaires d’avoir laissé les droits de passage aux skieurs de fond sur leur terrain cet hiver, malgré la menace de blocage des terres agro-forestières.
Robert Forest estime d’ailleurs que la saison de ski n’est pas terminée, et que la neige annoncée cette semaine pourra prolonger la saison.
L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) envisage de modifier les mesures de protection des baleines noires de l’Atlantique Nord.
L’espèce menacée, dont l’habitat se situe sur la côte Est de l’Amérique du Nord, est actuellement protégée par un règlement qui limite la vitesse des grands navires afin d’éviter les collisions: or l’institution gouvernementale sollicite l’avis du public en vue de diminuer les charges réglementaires et économiques qu’elle qualifie d’«.inutiles.».
Le nouvel administrateur de l’Agence, Neil Jacobs, indique qu’il s’agit d’un changement visant à mettre en œuvre la «.vision.» du président américain Donald Trump pour soutenir l’industrie américaine. La NOAA a indiqué vouloir maintenir des pratiques de conservation, sans toutefois en préciser la nature ni l’efficacité.
Cette nouvelle fait bondir de nombreux environnementalistes et chercheurs au Canada et aux États-Unis, qui estiment que les règles en place ont contribué à prévenir la disparition de l’espèce.
La population de baleines noires de l’Atlantique Nord est présentement estimée à environ 400 individus, en légère augmentation depuis 2020.
Le scénario d’un remplacement du Madeleine II par le NM Jean-Lapierre semble de plus en plus être écarté par Transports Canada.
Selon des informations obtenues par Radio-Canada, le ministère a suspendu en juillet dernier les travaux liés à la construction de deux nouveaux traversiers interprovinciaux, incluant celui visant la liaison Souris–Cap-aux-Meules.
Dans les faits, le projet est resté bloqué à l’étape de la conception depuis 2023, après avoir été initié en 2020. Ottawa avait signé un contrat avec le chantier naval en 2019 pour mener à terme la livraison du Jean-Lapierre et d’un autre bateau, le NM Holiday-Island II, censé relier l’Île-du-Prince-Édouard à la Nouvelle-Écosse. Transports Canada n’aurait pas laissé savoir si un abandon définitif était prévu pour le moment.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, certaines ont choisi d’apprendre à se défendre.
Un atelier d’autodéfense féministe organisé par Calacs l’espoir des Îles a rassemblé une dizaine de participantes dimanche au Dojo Genkido.
L’entraineuse Mélanie Bourgeois explique pourquoi ce type de cours est important selon elle:
Toujours à l’occasion du 8 mars, un événement d’artisanat textile a eu lieu jeudi dernier pour tricoter et discuter du lègue des femmes dans la communauté.
La rencontre était une initiative de la Municipalité en partenariat avec le regroupement des femmes la Sentin’elle.
Cette année, le thème GÉNÉRATIONS DEBOUTTE! a été choisi à l’échelle de la province pour souligner la solidarité traversant les années dans la lutte pour les droits des femmes.
Malgré les progrès réalisés, les organisations rappellent que plusieurs défis demeurent, notamment en matière d’égalité et de sécurité.
Les travaux d’enrochement entamés à la fin du mois de février au Parc de Gros-Cap sont censés être complétés en début de semaine.
Bien que le chantier ait débuté plus tard que prévu en raison d’un retard dans la livraison des pierres, les ouvriers des entreprises Larebel ont pu bénéficier d’une météo clémente afin de rapidement mettre en place le nouvel ouvrage de protection. L’objectif est de ralentir l’érosion qui gruge la partie la plus étroite du site, comme le rappelle le directeur général du Parc, Sébastien Cummings.
Il indique par ailleurs que de futurs enrochements ne sont pas prévus pour le moment, malgré que certains édifices existants soient menacés par les brèches dans la falaise.
L’auberge et la salle de L’Étoile sont particulièrement à risque en raison des nouvelles brèches qui sont apparues dans la falaise (photo: CFIM)
À compter de la prochaine saison, Hockey Québec mettra en place un projet pilote de nouvelle classification pour les équipes mixtes: or c’est une décision qui ne fait pas l’unanimité dans la région.
Le groupe M-18, qui rassemble trois années de naissance, sera aboli pour une durée d’un an afin de céder sa place aux formations M-17 pour les 15 à 16 ans et M-19 pour les 17 à 18 ans. Les joueurs de secondaire 4 et 5, qui forment actuellement une seule équipe avec les étudiants collégiaux de première année, se retrouveront ainsi dans 2 niveaux différents.
Le directeur général de Hockey Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Gabriel Vallée, estime qu’il s’agit d’une démarche mal adaptée au bassin de joueurs dans la région. Il précise que dans les régions moins populeuses, plusieurs jeunes font le choix de quitter leurs communautés pour leurs études collégiales, ce qui complique la formation des équipes de M-19. Il déplore également que son organisation n’ait pas été consultée dans l’instauration du projet pilote.
Notons que la démarche a déjà été approuvée par Hockey Canada.
La Communauté maritime des Îles reçoit 100 000$ de Québec pour faire avancer le projet de gestion des terres publiques.
Il s’agit d’une subvention provenant du Fonds région et ruralité (FRR) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.
Selon le maire Antonin Valiquette, cela permet à l’administration de poursuivre les démarches entourant la conciliation des usages.
Rappelons qu’une centaine de citoyens avait participé cet l’automne aux consultations organisées par la Municipalité des Îles au sujet de la gestion des terres publiques.
Près de 80 personnes étaient présentes au Centre récréatif de l’Étang-du-Nord, mercredi, pour prendre part à la rencontre annuelle du Forum des partenaires.
Interrogé au terme de l’événement, le maire des Îles et président de la Communauté maritime, Antonin Valiquette, n’a pas caché sa satisfaction.
Les participants et participantes étaient invités à se prononcer sur les orientations de la démarche et à partager leurs idées (photo: CFIM)
C’est sous la forme d’ateliers que les personnes participantes ont pu partager leurs idées au sujet des 5 orientations qui guideront la démarche territoriale:
Promouvoir une gouvernance saine et représentative;
Stimuler la vitalité socioéconomique;
Améliorer la résilience individuelle et collective face aux impacts climatiques et environnementaux;
Assurer une occupation durable et cohérente du territoire;
Créer un milieu de vie enrichissant et inclusif.
La cheffe de section en développement territorial Marie-Christine Leblanc explique que la rencontre du Forum a eu lieu ce mois-ci plutôt qu’en novembre dernier dans le but de privilégier une meilleure préparation.
Elle précise qu’il s’agit maintenant de compiler les informations récoltées, afin de produire la version finale de la planification Horizon 2035 d’ici juin.
Les Îles ne sont pas épargnées par la flambée du prix de l’essence observée à l’échelle mondiale en raison des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran.
En seulement quatre jours, le coût du carburant a augmenté de 10,7 cent le litre sur l’archipel, s’établissant à 1,776 jeudi, selon le relevé quotidien de la Régie de l’énergie du Québec.
Le porte-parole chez CAA Québec, Simon Bourassa, explique:
Pour le directeur de la Chambre de commerce des Îles, Martin Paquette, cette augmentation aura sans aucun doute des impacts sur l’économie locale:
Nombreux étaient ceux à venir faire le plein au Dépanneur du village mercredi avant la mise à jour des prix, selon la copropriétaire Sabrina Massé.
Les autres stations services interrogées ont aussi été témoin de la grande affluence à leurs bornes.
Rappelons que cette augmentation du coût du carburant est liée à la diminution notable du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz, depuis le début des frappes sur l’Iran par Israël et les États-Unis le 28 février dernier.
C’est par un après-midi de février que j’ai rencontré les 10 élèves du secondaire de l’école de Grosse-Île.
Ici, tous les niveaux sont mélangés, faute de ne pas être assez pour former une classe par année.
Je me suis assise avec quelques uns d’entre eux pour qu’ils me racontent leur quotidien dans leur village:
La marche et le VTT semblent être parmi les activités préférées des adolescents.
Mais le temps peut être parfois long, avouent-ils:
Une question reste en suspens pour ces jeunes âgés d’à peine 15 ans: se voient-ils rester et faire leur vie à Grosse-Île?
Pour garder les jeunes actifs dans la communauté, plusieurs acteurs se mobilisent.
C’est le cas de l’école de Grosse-Île, où des activités comme du cirque et de la danse sont organisées spécialement pour cela, explique la directrice Donna Anderson.
Donna Anderson (Photo: CFIM)
À l’extérieur des murs de l’école, il y a le club jeunesse appelé Youth Club qui existe depuis bientôt un an.
Chaque vendredi et samedi, des jeunes se rassemblent dans la bâtisse de la Municipalité à côté du gymnase.
La responsable du projet et coordonnatrice de la petite enfance et des jeunes pour le CAMI, Stacey Dickson, explique le but du rendez-vous.
Il s’agit du premier service d’aide dédié uniquement à la jeunesse anglophone.
Selon Stacey Dickson, si la perspective d’avenir des jeunes insulaires semble difficile, c’est qu’il n’y a pas assez d’opportunités de travail en anglais sur le territoire.
Stacey Dickson (Photo: CFIM)
Malgré tous les défis, le sentiment d’appartenance est plus fort que tout:
Les tourbières des Îles dévoilent leurs secrets concernant la chronologie de l’activité cyclonique dans l’Atlantique.
L’étudiant au doctorant à l’Université Concordia Antoine Lachance se demandait: les variations dans les tempêtes, est-ce que c’est nouveau dans la région?
Pour répondre à sa question, il s’est tourné vers deux tourbières ombrotrophes de l’Île-du-Havre-Aubert, c’est-à-dire qui sont fermées, uniquement nourries par la pluie.
Antoine Lachance avec l’équipe chargée des prélèvements (photo: Antoine Lachance)
Il explique comment ces milieux deviennent des registres naturels des événements climatiques du passé.
En 2020, Antoine Lachance est venu échantillonner ces tourbières. Il a prélevé des carottes, donc des grands tubes remplis de sédiments, qu’il a rapportés en laboratoire.
Une carotte de sédiments (photo: Antoine Lachance)
La première étape, c’est de dater les échantillons en fonction de leur profondeur de provenance, c’est-à-dire de déterminer à quelle époque remonte les couches de sédiments. Ensuite, il est passé aux analyses plus poussées.
La recherche a permis d’identifier trois grandes périodes de tempêtes particulièrement violentes. Ces pics d’activités sont scindés des années 800 à 550 avant l’ère commune (la nouvelle expression pour dire « avant Jésus-Christ »); des années 500 à 750; et de 1300 à 1700, un période connue sous le nom « Petit Âge glaciaire ».
L’étude avance aussi que les cycles de tempêtes en Atlantique sont fortement influencés par les conditions climatiques régionales.
Antoine Lachance affirme que l’archipel vivra d’autres événements météorologiques comme l’ouragan Dorian et la tempête Fiona dans le futur. Ces tempêtes pourraient frapper encore plus fort en raison de l’impact des changements climatiques, ajoute-t-il.
La tempête post-tropicale Fiona, en 2022, a laissé d’importants dégâts derrière elle (photo d’archives: CFIM)
L’étude a été menée en collaboration avec Jeannine-Marie St-Jacques de l’Université Concordia, Matthew Peros de l’Université Bioshop’s, Pierre Francus de l’Institut national de la recherche scientifique et Nicole Sanderson de l’UQAM.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Cap info:
Le bilan météorologique de février ne marquera pas l’histoire, excepté pour la très faible quantité de pluie qui est tombée aux Îles.
L’archipel a habituellement droit à 74 mm de précipitations, mais n’en a reçu que 9 mm au cours du mois dernier.
Sinon, les données d’Environnement et Changement climatique Canada montre un temps un peu plus doux que la normale, avec une moyenne de -3,6°C degrés au thermomètre. La météorologue Giselle Dookhie explique l’écart, constaté à la grandeur de la province.
Côté neige, rien d’anormal à signaler, ajoute-t-elle.
Le couvert de glace dans le golfe du Saint-Laurent continue d’afficher un déficit, malgré une progression rapide fin janvier et début février. Giselle Dookie ne croit pas que la situation va s’améliorer.
Même à un niveau réduit, la saison actuellement présente la plus grande quantité de glace depuis 2021-2022.
Le souper gastronomique est un incontournable du Rendez-vous Loup-marin. La journaliste Laurence Dami-Houle est allée faire une incursion en cuisine, afin de raconter le travail en coulisses.
Grande-Entrée, vendredi, l’horloge affiche 15h. Le vent qui s’affole à l’extérieur contraste avec le calme plat qui règne dans la grande salle de l’Auberge La Salicorne.
Chaque table porte un numéro et le nombre d’invités (photo: CFIM)
On passe un dernier coup de balai sous les tables installées côte à côte pour asseoir les 160 convives. En cuisine, on attaque les derniers préparatifs.
Ils seront cinq chefs aux fourneaux le lendemain. À la tête de la brigade, Inunnguaq Hegelund, venu du Groenland. C’est sa seconde visite aux Îles.
Le chef Inunnguaq Hegelund, en action (photo: CFIM)
Chef depuis plus de 20 ans, il met de l’avant la cuisine arctique, dans l’objectif de faire vivre les pratiques traditionnelles. Le phoque, il connaît ça.
« Inu », comme il se fait surnommer, prône l’utilisation d’ingrédients locaux dans ses plats.
(Photo: CFIM)
(Photo: CFIM)
(Photo: CFIM)
(Photo: CFIM)
Le poivre des dunes et la moutarde cueillis sur le territoire se sont taillé une place dans le menu gastronomique qu’il a élaboré.
Je le retrouve samedi en cuisine, entouré de Sonia Bichet, Yannick Ouellet, Julien Renaud-Tremblay et Jacques Leblanc à peaufiner les derniers détails.
Les chefs n’ont pas beaucoup d’espace pour travailler (photo: CFIM)
Il y a des assiettes vides sur toutes les surfaces possibles, en attente de l’entrée qui ouvrira le souper. Dans la salle comme dans la cuisine, les décibels se mettent à grimper.
À 18h30, c’est parti pour le premier service. C’est un véritable ballet qui s’opère.
Sonia Bichet et Julien Renaud-Tremblay (photo: CFIM)
Il faut parfois prendre un moment d’arrêt pour décider de la suite (photo: CFIM)
Les serveuses contemplent la scène (photo: CFIM)
D’un côté, on dépose, on verse, on dresse les assiettes avant de les envoyer sur les tables. De l’autre, la plonge vide, rince, nettoie.
Les serveuses tentent de se faufiler entre les convives bien cordés. La chorégraphie en cuisine se superpose à celle dans la salle pleine à craquer.
Cinq serveuses se relayaient au comptoir pour apporter les assiettes et ensuite vider les tables (photo: CFIM)
Quand ce n’est pas un robot culinaire qui donne du fil à retordre, ce sont les cuillères qui disparaissent.
Le temps défile à une vitesse folle, constate Sonia Bichet.
Le service tire à sa fin autour de 22h. Il ne manque que le dessert, une surprise aux bleuets, annonce Inunnguaq.
Comme c’est le cas chaque année, il y a du loup-marin à toutes les sauces. Dans le dessert, un caramel salé au sang du phoque et de la crème glacée… faite avec les yeux !
Les ingrédients dans le dessert en ont pris plus d’un par surprise (photo: CFIM)
L’animal a été utilisé de A à Z, donc mission réussie, disent Julien Renaud-Tremblay et Jacques Leblanc.
Sur le coup de 23h, on passe au nettoyage. La plonge roule à toute vitesse, les retailles sont envoyées au frigo.
Cinq services multipliés par 160 convives, ça donne du travail à l’équipe de la plonge! (Photo: CFIM)
Le bilan de la soirée est positif, conclut Yannick Ouellet.
Pour réécouter l’entrevue avec Inunnguaq Hegelund:
Le restaurant Tim Hortons de Cap-aux-Meules pourrait fermer ses portes à la fin de l’été si le gouvernement ne réajuste pas le tir en matière d’immigration.
C’est ce qu’affirme son propriétaire, Patrick Chevarie, qui appréhende la perte de 13 travailleurs philippins ainsi que d’une employée tunisienne, et auxquels s’ajoutent quatre personnes embauchées à temps partiel, dont les permis de travail ne sont pas renouvelés. Cette situation émane des restrictions fédérales en vigueur depuis septembre 2024, qui limitent à 10.% la proportion de travailleurs étrangers temporaires non-qualifiés embauchés dans une entreprise.
Avec le départ de cette main-d’œuvre, Patrick Chevarie estime que l’établissement aura un personnel insuffisant pour poursuivre ses activités, mais déplore surtout les conséquences humaines pour ses employés.
Patrick Chevarie ajoute avoir mené de nombreuses démarches auprès des élus et des instances locales, mais aussi à Québec avec d’autres entrepreneurs, afin de faire connaître ses doléances. Bien qu’étant lui-même limité dans ses actions par son rôle de franchisé, il souligne l’engagement de la Municipalité des Îles et de la Chambre de commerce dans ce dossier.
Deux des employés immigrants concernés, Lui Modesto et Pamela Bravo, font partie de ceux qui sont arrivés sur l’archipel avec conjoints et enfants. Ils affirment qu’ils devront à nouveau tout rebâtir de zéro s’ils sont contraints de retourner aux Philippines.
Lui Modesto, Pamela Bravo et Chantal Bourgeois (photo: CFIM)
Le restaurant Tim Hortons des Îles, qui a ouvert ses portes en 1995, a aussi traversé une période difficile durant la pandémie de COVID-19. Chantal Bourgeois, qui y travaille depuis les tous débuts, se désole d’une possible fermeture, et de l’impact pour la clientèle.
Une rencontre de personnel a notamment eu lieu, dimanche dernier, afin d’établir un plan d’action en vue de mobiliser la population de l’archipel.
Une première version de ce texte attribuait la fin des permis de travail à la suspension du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Un correctif a été apporté pour clarifier la nature du non-renouvellement des permis de travail.
Le député de la Gaspésie–les Îles–Listuguj, Alexis Deschênes, critique les décisions de Pêches et Océans Canada en lien avec la chasse aux phoques sur l’Île Brion.
L’élu fédéral a été mis au courant des chutes de loups-marins causées par l’atterrissage de l’hélicoptère de surveillance et de l’enjeu de sécurité pour les escouades.
Il estime que le ministère ne remplit pas son rôle dans ce dossier.
À son avis, la réaction du MPO illustre bien comment le ministère met des bâtons dans les roues aux chasseurs.
D’ailleurs, le député Deschênes entend demander que le Comité permanent des pêches et des océans étudie la réglementation entourant la chasse aux phoques. Il a pris cet engagement au cours du 5e colloque sur les pêches organisé par le Bloc québécois.
« C’est pas un secret pour personne, il y a de très gros enjeux d’érosions et de submersion côtières aux Îles. »
C’est sur ces mots que la ministre des Affaires municipales, Geneviève Guilbault, a annoncé mardi les 800 000 dollars octroyés à la Municipalité.
Elle explique la priorisation des secteurs ciblés par le bureau de projets en érosion et submersion côtières:
Une enveloppe de 300 000 dollars est attribuée du côté de l’Île d’Entrée pour déplacer le centre de transbordement des matières résiduelles.
Pour le conseiller municipal, Georges Painchaud, c’est une très bonne nouvelle pour son district:
D’autre part, Québec distribue 500 000$ pour protéger le site de l’usine de Pêcheries Léomar du secteur de Gros-Cap, et celui du pont reliant Havre-aux-Maisons à Cap-aux-Meules.
Selon le maire des Îles, Antonin Valiquette, l’annonce est un pas important:
Une conférence de presse était organisée à la salle de la mairie par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation pour annoncer les subventions. (Photo: CFIM)
L’ex vice-première ministre a répondu à l’invitation du maire Antonin Valiquette de venir faire une visite sur l’archipel. (Photo: CFIM)
Au-delà de l’érosion, le gouvernement soutient un autre endroit de l’archipel: l’écoquartier.
Une somme de 680 223$ de Québec est allouée afin de réaménager le marais et le ruisseau proche de l’ancienne école Marguerite d’Youville.
Ce financement est issu d’une part d’une enveloppe de 135 000$ du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, et de l’autre, d’une subvention de 545 523$ du Programme de résilience et d’adaptation face aux inondations. (PRAFI)
L’aide financière dans le cadre du PRAFI a été confirmée à la Municipalité des Îles le 26 février dernier, soit moins d’une semaine avant la visite ministérielle.
Au total, la Municipalité reçoit près de 1,5 million de dollars de Québec pour réaliser l’ensemble de ces projets.
L’article a été mis à jour avec les plus récentes données du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.
Québec octroie 800 000 dollars à la Municipalité des Îles pour contrer l’érosion et la submersion côtière.
Le gouvernement soutient trois projets distincts.
D’abord, l’acquisition d’un terrain pour déménager le site de dépôt des matières résiduelles de l’Île d’Entrée.
Les autres subventions sont destinées à lancer des études ciblées pour protéger le pont de Havre-aux-Maisons et une portion du secteur de Gros-Cap, là où se trouve l’usine de Pêcheries LéoMar.
La ministre Geneviève Guilbault était de passage aux Îles pour annoncer ces enveloppes.
Un récent sondage révèle qu’une vaste majorité de la population québécoise souhaite que les travailleurs étrangers menacés par la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) puissent rester au pays.
Selon l’enquête commandée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), 83.% des gens estiment que «.les personnes immigrantes qui occupent déjà un emploi et sont bien établies.» dans la province devraient pouvoir y rester. Les données dévoilées jeudi dernier démontrent également que 77.% des individus sondés sont d’avis que le Canada devrait «.faciliter le renouvellement.» de leurs permis temporaires.
Ce sont les citoyens et citoyennes de 55 ans et plus qui sont les plus favorables à ces deux propositions, tandis que les jeunes âgés de 18 à 34 ans y sont les plus réticents.
Le coup de sonde pondéré a été réalisé en ligne par la firme Léger auprès de 1002 personnes de 18 ans et plus, du 20 au 22 février 2026. La marge d’erreur est estimée à plus ou moins 3,1.%, 19 fois sur 20.
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