La Direction de la protection de la jeunesse régionale a reçu 131 signalements sur l’archipel au cours de l’année 2025-2026. Il s’agit d’un nombre en légère hausse vis-à-vis le bilan précédent.
Sur les 131 dossiers ouverts, 14 ont été retenus.
Michelle Frenette, de la DPJ (photo: Santé Québec Gaspésie)
La directrice de la protection de la jeunesse pour la Gaspésie et les Îles, Michelle Frenette, explique la baisse du taux de cas traités.
Notons qu’en date du 11 juin, neuf enfants étaient en attente d’une évaluation par la DPJ régionale.
À l’instar des dernières années, la négligence et les mauvais traitements psychologiques trônent au sommet des problématiques qui ont mené à une prise en charge dans la région.
Les situations se complexifient et les besoins sont croissants, dans un contexte où les stresseurs socioéconomiques s’accumulent, ajoute Michelle Frenette.
Elle fait un lien entre le coût de la vie qui grimpe en flèche et l’érosion du filet social, qui affectent la capacité des parents à répondre aux besoins de base de leurs enfants, ce qui augmente la probabilité de maltraitance.
D’où la question relevée dans le bilan annuel de la DPJ, « Les enfants sont-ils toujours une priorité ? ».
Michelle Frenette souligne l’importance d’investir dans les services de proximité, particulièrement dans les territoires peu densifiés, tels que la Gaspésie et les Îles.
Sur une autre note, le CISSS de la Gaspésie – maintenant Santé Québec Gaspésie – rapporte des défis de recrutement du côté des familles d’accueil. L’établissement en dénombre 14 aux Îles, mais est à la recherche de trois à quatre milieux de vie supplémentaires.
Dans le cadre de son dossier sur les rites funéraires, la journaliste Florence Champagne-Hamel est allée à la rencontre des personnes qui gardent en vie le souvenir de nos proches décédés.
Comment le visage des cimetières a-t-il évolué avec le temps?
Quel est l’avenir de ces sites où reposent les madelinots?
Si y’a quelqu’un qui connaît bien les pierres tombales, c’est Alexandre Déraspe de chez Monuments Déraspe.
Spécialisé dans la conception de monuments funéraires, il observe une évolution dans la composition des matériaux:
La pierre noire, importée d’Afrique, d’Inde ou de Chine, permet aux familles des îles de personnaliser le monument à l’image de leur défunt.
On peut choisir le lettrage, y ajouter une photo, sculpter une forme.
Alexandre Déraspe fabrique des monuments funéraires depuis 2011 sur l’archipel. (Photo: CFIM)
À même les cimetières aujourd’hui, on voit la fierté qu’ont les familles de leurs proches et leurs racines, raconte Alexandre Déraspe.
Sébastien Cyr a dû répéter 10 500 fois une phrase comme celle-ci dans son enregistreuse lorsqu’il a commencé à recenser chacune des pierres tombales aux Îles.
Alors que des noms s’effacent sur certaines stèles avec le temps, son travail permet de garder la mémoire des anciens vivants.
Sébastien Cyr constate aussi qu’aujourd’hui plusieurs cimetières arrivent à pleine capacité.
Sébastien Cyr pointant une pierre ajoutée récemment sur une tombe au cimetière de Lavernière. (Photo: CFIM)
Le président de la Fabrique Sainte-Madeleine de Havre-aux-maisons, Émile Richard, est conscient de cet enjeu:
Et ses observations sont partagées par l’ensemble des fabriques interrogées.
À Fatima, on déplacera même des croix cet été pour libérer de l’espace.
Ce qui évolue aussi dans nos cimetières c’est le métier de bedeau.
Mario Bourgeois débarre les portes de l’église Saint-Pierre-de-La Vernière à tous les matins depuis 26 ans.
Du baptême aux funérailles, Mario Bourgeois aide à la préparation des célébrations de vie comme de mort. (Photo: CFIM)
Il s’occupe de tout l’entretien du bâtiment, mais aussi du cimetière.
Lorsqu’il prendra sa retraite, il ne sait pas si quelqu’un sera là pour le remplacer.
À Bassin et à Grosse-Île, ils n’ont présentement pas de bedeau, seulement quelqu’un pour tondre le gazon.
Pour Nancy Clark qui est membre du comité citoyen du cimetière de Old Harry, c’est très préoccupant:
Nancy Clark à l’Église St-Peter’s-by-the-sea de Old Harry (Photo: CFIM)
Et en attendant, le nombre de décès ne cesse de dépasser le nombre de naissances sur l’archipel.
Pour réentendre les autres reportages de la série sur les rites funéraires:
Deux nouveaux lieux ouvrent leurs portes à des expositions d’art sur l’archipel.
Au 500, situé à l’ancienne église de Cap-aux-Meules, six artistes créateurs des Îles ont envahi l’espace de photographies, sculptures, peintures et vidéos pour l’été depuis le 2 juin.
Intitulée Habiter l’Espace, l’exposition collective est le résultat de la formation Du studio à la vitrine offert par la Corporation de développement économique La Vague.
(Photo: Dominique Bouffard)
La chargée de projets spéciaux et événements, Dominique Bouffard:
Les artistes participants sont Marie-Andrée Arsenault, Odile Dion-Achim, Maude Jomphe, Annie Morin, Debby-Ann Tardif et Sébastian Maltais.
Une animation de l’artiste Odile Dion-Achim (Photo: CFIM)
Elle indique que La Vague aimerait faire d’autres expositions au 500 éventuellement
À l’autre bout de l’archipel, à Bassin, la Maison Papier et Le Petit hôtel de la Montagne ont décidé de transformer l’ancien entrepôt du feu dépanneur en lieu pour exposer des œuvres.
Vincent Morel (Photo: CFIM)
Le co-propriétaire du Petit hôtel Vincent Morel, explique à quels besoins répond cette nouvelle salle appelée l’Espace de la Montagne:
Il ajoute que cela servira à faire découvrir les talents d’ici à la clientèle touristique et locale.
Le lieu, composé de 6 modules sur roues et couvert de panneaux perforés blancs a été conçu par l’architecte Jean Verville.
Le but est aussi de pouvoir accueillir d’autres types d’évènements comme des réunions d’affaires ou des assemblées générales annuelles par exemple, explique Vincent Morel.
L’Espace de la Montagne ouvrira ses portes le 2 juillet prochain avec l’exposition de l’artiste Vickie Grondin.
Tout porte à croire que Gil Thériault sera à nouveau candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) lors des élections générales du 5 octobre.
Selon nos sources, le conseiller municipal et coordonnateur de l’Association des chasseurs de phoque intra-Québec est le seul à avoir signifié son intérêt auprès de la formation politique. L’assemblée d’investiture est prévue pour jeudi prochain, en présence du chef Charles Milliard.
La Coalition Avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS) n’ont quant à eux toujours pas choisi qui les représentera sur le bulletin de vote: leurs ex-candidats respectifs, Jonathan Lapierre et Jean-Philippe Déraspe, ont choisi de passer leur tour. Evan Leblanc, qui a porté les couleurs du Parti conservateur du Québec (PCQ) en 2022, déclare pour sa part avoir été approché afin de tenter sa chance une deuxième fois, mais indique être encore en réflexion.
Une collision survenue en début d’après-midi sur la route 199 à Portage-du-Caps, sur l’île du Havre-Aubert, a fait un blessé léger.
Selon la Sûreté du Québec, l’accident s’est produit vers 13h30 lorsqu’un chauffeur qui circulait en direction ouest a voulu tourner à gauche. Sa manœuvre lui aurait fait percuter un scooter qui circulait en sens inverse.
Le Syndicat des employé-es de la Municipalité des Îles se dote d’un mandat de cinq jours de grève.
Les membres ont approuvé la motion à 97% lors d’un vote en assemblée générale, dimanche, dans le cadre du renouvellement de leur entente collective, échue en janvier dernier.
Le président du Syndicat des employé-es municipaux des Îles, Gilles Turbide (photo: CFIM)
Le président du syndicat, Gilles Turbide.
Les syndiqués revendiquent des augmentations salariales et une prime d’éloignement pour rattraper l’inflation et faire face au coût élevé de la vie insulaire.
Les employé-es municipaux déplorent aussi le recours à la sous-traitance par la Municipalité pour des travaux qui, selon eux, pourraient être réalisés à l’interne, poursuit Gilles Turbide.
Si aucune avancée n’est constatée à la table de négociations, les 175 travailleurs comptent débrayer les 29 et 30 juin prochains. Une grève entrainerait une réduction des services d’une foule de départements, notamment administratifs, des travaux publics et des loisirs.
Les syndiqués affiliés à la CSN entrevoient la lumière au bout du tunnel, mais gardent l’œil sur d’autres moyens de pression pour faire débloquer le dossier. Les discussions à la table de négos se poursuivent cette semaine et la semaine suivante.
Ils ont d’ailleurs manifesté devant la mairie lors des plus récentes séances du conseil municipal.
La Municipalité des Îles souhaite faire un nouveau parc à roulettes, ou de son nom anglais skatepark, derrière la Mairie à Cap-Aux-Meules.
Les installations actuelles pour les planches à roulette sont jugées désuètes par l’administration.
La directrice du loisir, de la culture et de la vie communautaire à la Municipalité, Monica Poirier:
Rappelons que le dernier sondage Léger mené auprès des citoyens en mai 2025 révélait une grande insatisfaction concernant l’offre d’activités destinés aux adolescents.
Monica Poirier (Photo: CFIM)
Le comité de revitalisation et le Comité des loisirs du village de Cap-aux-Meules ont interpellé le département de la Municipalité à ce sujet pour trouver des solutions durables et adaptées.
L’idée serait que le futur parc à roulette inclut aussi un espace d’animation explique Monica Poirier:
Monica Poirier indique toutefois que rien est officiel puisqu’il faut obtenir le financement de Québec.
Le dépôt du projet au Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air du ministère de l’Éducation a été autorisé le 9 juin dernier à la séance du conseil municipal.
Après avoir mis ses activités sur pause l’an passé, la salle de spectacle La Seine rouvrira ses portes au public le mois prochain. La programmation estivale s’ouvre avec la mythique pièce de théâtre Broue.
Jeannot Painchaud, à La Seine (photo: CFIM)
En parallèle, des travaux sont en cours sur l’ancienne église de Havre-Aubert, explique son président, Jeannot Painchaud.
Pour ce qui est du remplacement de la flèche du clocher, on vise en installer une nouvelle au cours de l’automne. Jeannot Painchaud souligne que l’ouvrage a lieu plus tard que prévu en raison de délais dans les discussions avec l’entreprise Bell Canada, qui possède des antennes de télécommunications sur le bâtiment.
Du côté du projet Au pied des demoiselles, les délais continuent de s’allonger.
Le promoteur maintient l’objectif de transformer le site en pôle touristique et culturel, incluant la conversion de l’ancienne école primaire du village en complexe d’hébergement qui comprendrait un restaurant et une salle multifonctionnelle.
L’ancienne école du village ne paie pas de mine (photo: CFIM)
Jeannot Painchaud se dit victime d’une conjoncture économique défavorable.
Le projet a d’abord été annoncé en 2021 et devait se concrétiser en 2024.
Devant la hausse des coûts de construction et des défis pour boucler le montage financier, l’échéancier avait été repoussé à 2026. Entre-temps, la facture était passée de 12 à 20 millions de dollars.
Aux dernière nouvelles, le développement d’Au pied des demoiselles était remis sur les rails, mais en version plus modeste, que M. Painchaud n’a pas encore chiffrée.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à Tant qu’à faire, cliquez ici.
Plusieurs passagers qui étaient sur place, qu’il s’agisse de résidents des Îles ou de voyageurs occasionnels, appréciaient la simplicité de l’ancien terminal.
L’édifice a été bâti en 1973, puis agrandi par Pascan Aviation en 2012-2013 (photo: CFIM)
Malgré une certaine nostalgie, la plupart des personnes interrogées étaient curieuses de faire l’expérience de la nouvelle aérogare.
Chaque année, des milliers de Madelinots, de travailleurs contractuels et de visiteurs passaient par le terminal de Pascan Aviation afin de se rendre aux Îles ou d’en revenir (photo: CFIM)
Certains d’entre eux restent toutefois… plus sceptiques.
Le dernier vol en partance du terminal de Pascan Aviation a quitté St-Hubert peu après 15h30, pour un voyage sans escale vers l’archipel (photo: CFIM)
Le terminal qu’occupait Pascan depuis 2004 gardera une vocation liée aux avions, ayant été racheté par l’entreprise de maintenance aéronautique Handfield Aviation.
Les véhicules de plusieurs voyageur sont encore garées dans le stationnement de l’ancien terminal; Pascan Aviation indique que leur présence sera tolérée par le nouveau propriétaire jusque vers la fin juin (photo: CFIM)
Le changement de noms des établissements de santé et de services sociaux s’étend à travers la province depuis le début de la semaine. Finis les CISSS et les CIUSSS : chaque établissement portera dorénavant le nom « Santé Québec » suivi du territoire qu’il dessert.
Par communiqué, on stipule que cette transformation a pour but de « simplifier le paysage du réseau » et d’harmoniser les appellations.
Rappelons que c’est en 2015 que le gouvernement provincial, libéral à l’époque, implante les CISSS et les CIUSSS partout au Québec. C’est précisément en avril 2015 que le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) des Îles devient le CISSS des Îles.
L’équipe madelinienne a relevé haut la main l’épreuve du 1000 kilomètres à vélo du Grand Défi Pierre Lavoie cette fin de semaine.
Les cinq cyclistes des Îles se sont alternés durant quatre jours pour parcourir 13 boucles tracées dans les champs et les monts de la Montérégie.
Le départ des circuits se faisait à partir du Collège militaire royal de Saint-Jean-sur-Richelieu.
La plus grande difficulté rencontrée cette année a été la température, selon le cycliste Julien-Claude Boudreau:
Avec le mercure très élevé, plusieurs équipes ont dû abandonner l’étape du vendredi, raconte-t-il.
Le peloton des Îles, lui, a tenu bon.
Mais le plus impressionnant d’après Julien Claude-Boudreau, ce sont les dons qu’ils ont été capables de récolter.
Au moment d’écrire ces lignes, 63 600 dollars avaient été amassés pour encourager les jeunes à être actifs.
Le sportif explique ce qui le pousse à faire ce défi depuis quatre ans.
L’équipe des Îles du Grand Défi Pierre Lavoie 2026 était formée de Julien-Claude Boudreau, Jason Boros, Amélie Poirier, Émilie Audet et la recrue Yanick Desnoyers.
Tous ont très hâte de savoir comment les fonds seront réinvestis dans les écoles de l’archipel.
Le Club des petits déjeuners des Îles a souligné ses cinq ans d’activité, lors d’un rassemblement organisé jeudi dernier dans les cuisines du Centre de formation professionnelle.
De la rentrée jusqu’à la fin des classes, une équipe produit et livre des déjeuners quotidiens aux élèves de l’école aux Iris, à Bassin, classée par le ministère de l’Éducation comme étant défavorisée. Le projet permet non seulement aux jeunes d’étudier le ventre plein, mais aussi à des personnes aux prises avec des défis de santé mentale de réintégrer le marché du travail.
Le coordonnateur des services éducatifs au Centre de services scolaire, Joël Lapierre, rappelle l’importance communautaire de cette initiative.
La responsable des opérations du Club des petits déjeuners aux Îles, Carole Lebel, et le coordonnateur des services éducatifs du Centre de services scolaire des Îles, Joël Lapierre (photo: CFIM)
La responsable aux opérations, Carole Lebel, ne cache pas son émotion lorsqu’elle évoque la gratitude exprimée à son équipe de la part des élèves, et ce, depuis la toute première année.
L’événement fut notamment l’occasion de remettre des certificats aux employés et bénévoles afin d’honorer leur travail et leur implication.
Les 117 pêcheurs de flétan atlantique ont eu le feu vert pour sortir leurs palangres lundi, un mois plus tôt qu’à l’habitude.
L’allongement de la saison est une demande récurrente de la flottille, indique le directeur du bureau de secteur de Pêches et Océans Canada, Cédric Arseneau.
L’implantation du suivi satellite des navires (SSN), l’an passé, a joué dans la décision en faveur de semaines de pêche supplémentaires. Cette mesure amène une meilleure surveillance des sorties en mer et du respect des mesures de gestion, poursuit M. Arseneau.
Il reconnaît que les pêcheurs souhaitaient plutôt que les activités soient prolongées à l’automne.
Un stock en santé et la prise par unité d’effort (PUE) qui se maintient a poussé le ministère à hausser les quotas pour une autre année. L’allocation globale est de 535 712 lbs (242,995 tonnes métriques).
Après soustraction des dépassements de quota de la saison précédente, les pêcheurs peuvent capturer jusqu’autour de 531 000 livres de flétan pour 2026-2027.
Questionné à savoir si certains sont encore sur la touche en lien des dépassements de quotas d’il y a deux ans, Cédric Arseneau répond par l’affirmative.
Il précise qu’aucun pêcheur n’a fait face à cette situation à la suite de la saison 2025-2026.
D’ailleurs, les quatre semaines d’activités en avril ont mené à des prises d’environ 103 617 lbs, le temps d’une quarantaine de voyages.
Au terme de la saison 2025-2026, les captures se sont élevées à près de 304 238 lbs (138 tonnes) de flétan, sur un quota d’approximativement 375 000 lbs.
Selon Cédric Arseneau, les pêcheurs auraient pris moins de chance avec leurs prises, en gros, parce que les transferts temporaires ne sont plus permis. C’est-à-dire que les pêcheurs ne peuvent plus racheter ou louer des parts d’allocation pour couvrir leurs dépassements de quota.
C’est aussi pourquoi beaucoup de poisson a été laissé à l’eau, à son avis. Il estime qu’une trentaine de pêcheurs sont restés inactifs.
Notons que la proportion de prises accessoires de morue a été revue à la baisse pour la saison en cours, en raison de captures jugées excessives par le ministère.
Cette mesure était inscrite dans les objectifs du Plan de rétablissement de la morue franche du golfe.
La pêche au flétan se divise en deux périodes: du 15 juin au 31 octobre 2026, puis du 1er au 28 avril 2027.
L’Aéroport métropolitain de Montréal, d’après son nom officiel, a accueilli ses premiers passagers à 9h30, sur un vol de Pascan Aviation en provenance des Îles-de-la-Madeleine et de Québec.
Le copropriétaire et chef de la direction financière du transporteur aérien, Yani Gagnon, indique que le transfert des activités vers le nouveau terminal se déroule bien.
Les copropriétaires de Pascan Aviation, Julian Roberts et Yani Gagnon (photo: LM Agence)
En plus de Pascan, la nouvelle aérogare accueille également les vols de l’entreprise torontoise Porter Airlines, qui dessert plusieurs destinations canadiennes hors Québec. Yani Gagnon anticipe que d’autres compagnies y feront aussi leur nid au cours de la prochaine année.
Yani Gagnon (Pascan Aviation), Charles Roberge (président de Terminal YHU), Amélie Dionne (ministre du Tourisme du Québec), Catherine Fournier, (mairesse de Longueuil),, Simon-Pierre Diamond, (président par intérim du MET) et Michael Deluce (Porter Airlines) (photo: Terminal YHU)
L’ouverture du terminal s’est par ailleurs déroulée dans l’ombre de la grève des agents de bord qui perdure chez Pascan depuis la fin octobre, alors qu’une centaine de personnes ont manifesté devant l’édifice en début de matinée. Le président du syndicat, Jessé Vigneault, explique que d’autres moyens de pression sont prévus au cours des prochaines semaines.
(Photo: Syndicat des agents de bord de Pascan Aviation)
Rappelons que la convention collective des agents de bord est échue depuis le 18 juillet dernier.
Des entreprises de construction de l’archipel demandent à la Municipalité des Îles de réviser ses règles d’attribution de contrats publics.
Dans une lettre adressée au maire Antonin Valiquette, 28 entrepreneurs madelinots expriment leur «profonde inquiétude» devant une proportion jugée élevée d’ententes conclues avec des firmes de l’extérieur. Sarah Clark, de Constructions des Îles, dit avoir initié cette démarche dans l’espoir que les chantiers profitent davantage à l’économie insulaire.
La présidente de Constructions des Îles, Sarah Clark (photo: CFIM)
Les cosignataires proposent notamment l’adoption d’une politique qui privilégierait les entreprises locales jusqu’à concurrence de 10.% d’écart entre leurs soumissions et celles de leurs concurrents du continent.
Le maire Valiquette a pour sa part accepté de s’asseoir avec les entrepreneurs, le 30 juin prochain, accompagné de membres de l’administration municipale, de la Chambre de commerce des Îles ainsi que d’un avocat spécialisé en octroi de contrats publics. Bien qu’il ne souhaite pas commenter le dossier avant que la rencontre ait eu lieu, il affirme avoir «.reçu [leur] lettre avec beaucoup d’ouverture.».
Le maire des Îles et président de la Communauté maritime, Antonin Valiquette (photo: CFIM)
Au Québec, ces processus sont régis par la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
La Municipalité des Îles possède également un Règlement sur la gestion contractuelle, dont la dernière version a été adoptée pas plus tard qu’en 2024. Celui-ci stipule que pour tout contrat d’au moins 25 000 dollars mais inférieurs au seuil minimal d’appel d’offres, l’administration doit favoriser «.si possible.» une rotation parmi les fournisseurs potentiels en tenant compte, entre autres, de l’établissement de l’entreprise sur l’archipel.
Les pompiers sont intervenus en fin de soirée, jeudi, sur le chemin du Gros-Cap.
Le Service de sécurité incendie a été interpellé par un citoyen qui avait constaté une situation lui semblant suspecte sur le terrain d’une résidence.
À leur arrivée, des pompiers ont trouvé des squatteurs ayant allumé un feu extérieur dans un contenant non conforme. Les flammes ont rapidement été éteintes et la Sûreté du Québec s’est adressée aux occupants.
Le Livre d’or de la Municipalité a été signé par le Club de soccer des Îles, anciennement connu comme l’Association régionale de soccer des Îles-de-la-Madeleine.
Par cette cérémonie de signature, la Municipalité rend hommage à l’organisation qui depuis 30 ans arrive à rassembler la communauté autour du sport et du plaisir de bouger.
Le directeur de l’association sportive, Jean-Sébastien Turbide et les 2 administrateurs, Ludovic Arseneault et Axel Bonato, étaient présents pour l’occasion mardi soir à la salle communautaire de Cap-aux-Meules.
Rappelons que près de 300 personnes participent aux activités du Club de soccer des Îles chaque été.
La Communauté maritime va déposer un mémoire au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, le BAPE, pour réaffirmer l’importance de protéger la route 199 contre l’érosion.
Aujourd’hui, environ 40% des madelinots qui passent entre les murs de la maison funéraire Leblanc vont au crématorium.
Et pour se faire, on doit sortir de l’archipel.
Par les airs, le corps revient sous forme de cendre en l’espace d’une semaine, explique le thanatologue André Leblanc.
En plus d’être thanatologue, André Leblanc rencontre les familles endeuillées et organise les funérailles depuis plus de 30 ans sur l’archipel. (Photo: CFIM)
Les voyages se font à Gaspé et à Québec, et le coût du déplacement équivaut au prix d’un billet d’avion aller-retour.
Préférer l’urne au cercueil est un choix qui laisse sa trace.
Depuis 2002, Sébastien Cyr récolte aux deux ans les renseignements présents sur chacune des pierres tombales aux Îles.
Sébastien Cyr (Photo: CFIM)
Il a répertorié à ce jour 10 000 monuments funéraires répartis dans 19 cimetières.
Ce travail de moine lui a permis d’observer des changements:
Il explique que certains cimetières de l’archipel arrivent à pleine capacité et que se faire enterrer dans une urne sur la tombe d’un de nos proches pourrait être la solution.
Chez Monument Déraspe, on prépare un projet d’urnes biodégradables en collaboration avec le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes, le CERMIM.
Le propriétaire Alexandre Déraspe:
Alexandre Déraspe fabrique des monuments funéraires depuis 2011 sur l’archipel. (Photo: CFIM)
Quel est l’avenir réservé à nos cimetières aux Îles? J’aborderai la question dans un prochain reportage.
Des étudiantes du campus collégial des Îles passent le mois de juin au Sénégal, dans le cadre d’un voyage de coopération internationale.
Accompagnées de deux enseignants, les quatre élèves se trouvent actuellement sur l’île côtière de Niodior, dans le delta du Saloum, où elles s’intéressent à des projets axés sur l’éducation et l’autonomie des femmes.
Elles sont notamment mises à contribution dans les processus de transformation d’aliments locaux, tels que des fruits, des mollusques et des fleurs d’hibiscus.
Pour une sixième année, une équipe madelinienne participe à l’épreuve du 1000 kilomètres du Grand Défi Pierre Lavoie. Les cyclistes étaient sur la ligne de départ jeudi matin.
Le peloton insulaire est formé des vétérans Amélie Poirier, Jason Boros, Julien-Claude Boudreau et Émilie Audet, ainsi que de la recrue Yanick Desnoyers.
L’événement sportif sert à recueillir des sous pour encourager les saines habitudes de vie, et les Îles se sont toujours hissées dans le top 10 des donateurs, rappelle Émilie Audet.
En tout, plus de 200 équipes pédaleront 1000 kilomètres en Montérégie, à St-Jean-sur-Richelieu. Les cyclistes s’alternent pendant le trajet, qui compte 13 étapes réparties du 11 au 14 juin.
Yanick Desnoyers et Émilie Audet soulignent l’importance de valoriser l’effort physique chez les jeunes… et les moins jeunes.
Rappelons que les fonds récoltés sont redistribués dans les écoles du territoire.
Le suspect arrêté pour vol d’un bateau de pêche pourrait faire face à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue.
Ce matin, la Sûreté du Québec a passé les menottes à un Madelinot de 38 ans qui s’était réfugié à l’Île d’Entrée après avoir subtilisé l’embarcation, qui était amarrée à Cap-aux-Meules.
Le porte-parole de la Sûreté du Québec Frédérick Deshaies fait le point sur la situation.
La nature de la drogue n’est pas divulguée à cette étape de l’enquête.
Le suspect pourrait aussi être accusé de vol d’une valeur de plus de 5000 dollars et de méfait.
Ni les dommages sur le bateau, ni ce qui a mené l’individu à voler le navire ne seront communiquées au public par la police, puisqu’il s’agit d’éléments qui pourraient être déposés dans la poursuite, ajoute le sergent Deshaies.
85 employés de la Municipalité ont manifesté devant la Mairie juste avant le conseil municipal mardi soir.
Munis de trompettes et de klaxons, les membres du Syndicat des employés municipaux des Îles-CSN voulaient se faire entendre par les élus au moment où les négociations achoppent avec le comité patronal.
(Photo: CFIM)
Dans son discours devant la foule, le président Gilles Turbide a rappelé leurs revendications sur la table depuis janvier :
La foule est ensuite entrée dans la salle communautaire de Cap-aux-Meules pour demander au conseil municipal de donner un mandat sérieux à son comité de négociation.
Gilles Turbide travaille depuis 24 ans à la Municipalité des Îles. (Photo: CFIM)
Ils ont quitté les lieux cinq minutes avant le début de la séance du conseil, laissant derrière eux des tracts sur des chaises.
Selon le Syndicat, leur employeur refuse de faire un pas dans la direction des travailleurs pour leur donner de meilleures conditions salariales.
De son côté, le Maire Antonin Valiquette a bon espoir que les négociations aboutiront:
Un vote pour la grève se tiendra dimanche lors d’une assemblée du Syndicat des employés municipaux des Îles-CSN.
La Sûreté du Québec s’est rendue à l’Île d’Entrée pour retrouver un bateau qui a été volé au cours de la nuit.
Les policiers ont reçu un appel autour de 4h30 les avisant de la disparition d’une embarcation de pêche amarrée à Cap-aux-Meules.
Des informations provenant de pêcheurs ont permis de localiser le bateau à l’Île d’Entrée. La SQ a ensuite pris la direction de l’île à bord du traversier Ivan-Quinn. Des pêcheurs se sont aussi arrangés pour maintenir le bateau en place jusqu’à l’arrivée des agents.
Le porte-parole de la SQ Frédérick Deshaies raconte la suite:
Des vérifications sont en cours pour déterminer si le suspect était intoxiqué au moment des faits.
L’enquête se poursuit pour mieux comprendre les causes et circonstances entourant les événements, conclut Frédérick Deshaies.
Le stock de maquereau qui fréquente le golfe du Saint-Laurent se trouve toujours dans un état critique, mais a repris du poil de la bête.
Après avoir atteint un creux en 2021, la biomasse reproductrice du contingent nord a doublé dans les trois dernières années. La biologiste en évaluation de stock de Pêches et Océans Canada Caroline Lehoux interprète ces données avec prudence, mais considère qu’il s’agit « d’un bon signe » pour l’espèce.
Dans tous les cas, le maquereau a encore du chemin à faire pour remonter la pente, souligne-t-elle.
Selon Caroline Lehoux, la faible biomasse du stock reproducteur limite le potentiel de rétablissement de l’espèce.
La plus récente évaluation du contingent nord, présentée lors du comité consultatif du maquereau de l’Atlantique, le 3 juin dernier, signale que le recrutement est encore au ralenti. La dernière grande cohorte remonte à 2015.
Selon la biologiste, la différence entre les structures d’âge du contingent dans la zone saine et la zone critique est parlante. Avant 2010, un maquereau sur dix était âgé de plus de 7 ans, tandis que 20% du lot était âgé d’entre 4 à 6 ans. Actuellement, le portrait est de neuf poissons sur dix qui ont entre 1 et 3 ans. indique-t-elle,
Les perspectives de régénération à court terme sont aussi hypothéquées par une hausse prévue des captures aux États-Unis.
Devant un bond de recrutement au sein du contingent sud, le gouvernement américain a choisi de tripler les quotas de pêche, explique Caroline Lehoux.
Rappelons qu’au Canada, la pêche commerciale au maquereau atlantique est sous moratoire depuis 2022. Seules les activités récréatives et les captures pour appâts à usage personnel – pour les homardiers et crabiers qui veulent «böetter» leurs cages » – sont permises, ainsi qu’une certaine portion de prises accessoires.
Les biologistes estiment que le stock pourrait se reconstituer dès 2028 si on mettait fin à toutes les activités de pêche en Atlantique. Ce scénario n’est toutefois pas réaliste, indique Caroline Lehoux, qui ne peut offrir une mise à jour sur l’échéancier de rétablissement.
Dans l’évaluation de stock de 2023, le MPO estimait qu’avec la poursuite de la pêche, il faudrait 18 ans pour que l’espèce se régénère, et moitié moins sans la pêche.
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