Les membres du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est-du-Québec (STEEQ-CSQ) ont voté en faveur de l’entente de principe conclue avec le gouvernement provincial.
La proposition de règlement intersectoriel, qui porte sur les salaires, a été adoptée à 81,2% tandis que l’entente sectorielle, qui se penche sur les conditions de travail, a été entérinée à 64,8%.
Aux Îles, le personnel enseignant et de soutien ont approuvé respectivement à 75% et 85% les clauses intersectorielles.
Aux yeux de la présidente du syndicat, Anne Bernier, ces résultats témoignent du poids des enjeux vécus dans le réseau scolaire.
La présidente du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est-du-Québec (STEEQ-CSQ), Anne Bernier (photo: CFIM)
Elle liste certains des gains obtenus au sein des différents corps d’emploi.
Anne Bernier indique que les résultats nationaux des votes sur l’entente de principe seront partagés au cours des deux prochaines semaines.
Le dossier de la vente des actifs de LA Renaissance des Iles revient devant les tribunaux cette semaine alors que se déroulent les audiences sur le fond de l’affaire.
C’est à l’été 2022 que les difficultés financières de l’un des plus gros transformateurs de homard de l’archipel défrayent les manchettes pour la premières fois.
En mars de la même année, l’appel d’offres visant à liquider les actifs de l’entreprise est publié par le syndic responsable du dossier, la firme Roy Métivier Roberge inc.
Les requérants allèguent que la décision «n’a pas été prise dans l’intérêt de la masse de créanciers», déplorant un «manque de transparence flagrant» de la part de la firme Roy Métivier Roberge inc.
Présentes dans plusieurs régions du Québec depuis de nombreuses années, les habitations partagées se font tranquillement une place dans le paysage régional.
La MRC D’Avignon a mis sur pied un organisme visant à favoriser la cohabitation en venant encadrer le processus de recherche de logement via un pairage basé sur les habitudes de vie et les intérêts des participants.
Le projet-pilote lancé au début du mois de janvier a déjà rejoint une dizaine de personnes, raconte sa coordonnatrice Anne-Marie Courtemanche, qui précise qu’en plus de s’attaquer à la crise du logement, la cohabitation peut faciliter l’intégration en région et le maintien à domicile des ainés.
Les ententes d’une durée déterminée sont plus flexibles qu’un bail et peuvent inclure des éléments monétaires mais aussi des services.
Une procédure encadre la résolution de conflits et permet la résiliation d’une entente en cas d’enjeu majeur de sécurité.
Les antécédents judiciaires des participants sont d’ailleurs vérifiés.
Lors du plus récent chantier régional en logement et habitation, la présentation de madame Courtemanche a fortement fait réagir les représentants des Iles qui participaient à la rencontre, souligne l’agent de développement social, André St-Onge.
Anne-Marie Courtemanche indique ne pas sentir de réticence particulière vis-à-vis l’initiative dans son milieu mais reconnaît qu’un travail de sensibilisation est nécessaire pour mettre en valeur les avantages de la cohabitation, soulignant que l’habitation solo est ancrée dans les habitudes.
Pour écouter l’entrevue diffusée à l’émission Les preuves des faits :
La députée de la Gaspésie et des Îles, Diane Lebouthillier, briguera un quatrième mandat lors des prochaines élections fédérales.
Elle est la première candidate à faire le saut, alors que les libéraux de Justin Trudeau sont à la traîne des conservateurs dans les sondages depuis plusieurs mois.
Diane Lebouthillier a été élue pour la première fois en 2015 dans la circonscription.
Elle a occupé le poste de ministre du Revenu national avant d’être promue à la tête de Pêches et Océans Canada.
Mario Pichette et Alexandrine-Bob Duclos, travailleur et travailleuse de rue (photo: CFIM)
C’est ce que soutient l’un des deux travailleurs de rue impliqués dans le projet, Mario Pichette, qui explique que le «profil type» d’une personne itinérante ne tient dorénavant plus la route et dépasse les questions de pauvreté ou d’accès à l’emploi.
Cela représente pour lui un «signal d’alarme» qui indique que l’enjeu de l’itinérance est sous-estimé sur l’archipel.
La halte-chaleur est ouverte de 21h à 9h chaque soir, au 690 chemin Principal, à Cap-aux-Meules (photo: CFIM)
Interrogée sur ce qui pousse les gens à utiliser la halte-chaleur, sa collègue Alexandrine-Bob Duclos souligne que toutes les raisons sont bonnes et que l’accueil s’y fait sans jugement ni questions.
En plus des deux travailleurs de rue qui assurent le bon fonctionnement de la ressource, quatre intervenants se relaient à la halte-chaleur durant les heures d’ouverture.
Rappelons qu’il s’agit d’une initiative portée par le Carrefour Unité et financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux, via une enveloppe administrée par le CISSS des Îles.
Pour écouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
Dans le but de remonter la pente, la Madelinienne Jessica Miousse s’apprête à gravir une partie du Mont Everest.
L’été dernier, la jeune femme a perdu sa mère, qui s’est enlevé la vie.
Depuis, sa famille et elle apprennent à composer avec le choc d’une disparition soudaine.
Le deuil est un chemin pavé d’émotions conflictuelles et de questions qui ne trouveront jamais réponse, explique-t-elle.
C’est dans l’optique de s’aider à guérir que Jessica Miousse se joint au projet «Népal – Un Everest de l’intérieur», mené par l’alpiniste Jean-François Dupras au profit de l’Association québécoise de prévention du suicide.
En compagnie d’un petit groupe, elle entend grimper jusqu’au camp de base de la plus haute montagne du monde, situé à 5364 mètres d’altitude.
L’ascension, en l’honneur de sa mère, constitue évidemment un défi physique d’envergure, souligne-t-elle, mais aussi une épreuve psychologique.
Jessica Miousse prendra un vol en direction de Katmandou quelques jours avant le départ de l’expédition, qui aura lieu du 23 mars au 15 avril.
La levée de fonds se poursuit sur le site web du projet.
Pour réécouter l’entrevue diffusée dans l’émission Simplement Véro, cliquez ici.
Partout au Québec, l’aide est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Les services sont gratuits, bilingues et confidentiels:
La 34e édition de la Semaine québécoise de la prévention du suicide se déroule jusqu’au 10 février sous le thème «Mieux vaut prévenir que mourir… Ose parler du suicide».
L’évènement vient mettre en lumière l’importance de tendre la main et de reconnaître les signes de détresse chez soi et chez son entourage.
L’agente de planification, programmation et recherche à la direction régionale de santé publique, Nancy Gédéon, mentionne que bien qu’il s’agisse de discussions difficiles, il est possible de trouver le bon ton.
Elle rappelle qu’en gardant une posture ouverte et attentive, on signifie à l’autre qu’il est vu et entendu, soulignant qu’il ne faut pas hésiter à référer les personnes qui ont des idées suicidaires vers des ressources d’aide.
Au Québec, les hommes sont trois fois plus nombreux à s’enlever la vie, bien que les femmes soient surreprésentées dans les statistiques d’hospitalisation pour des tentatives de suicide ou des idées suicidaires.
Dans la région, le nombre de mort par suicide demeure relativement stable d’une année à l’autre et se situe légèrement au-dessus de la moyenne québécoise, précise Nancy Gédéon.
Elle ajoute que les hommes de 50 à 64 ans sont particulièrement touchés, ainsi que les jeunes filles de 15 à 19 ans.
De l’information pour aborder le sujet avec ses proches est disponible sur la plateforme suicide.ca.
Les personnes qui désirent obtenir de l’aide peuvent contacter la ligne 1-866-APPELLE ainsi que la messagerie texte 5-3-5-3-5-3.
Partout au Québec, l’aide est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Les services sont gratuits, bilingues et confidentiels:
La coopérative de solidarité artistique Foëne compte procéder à l’achat d’un bâtiment au cours des prochains mois afin d’y offrir des espaces de travail et des services aux artistes de l’archipel.
Le projet a été présenté lors d’une rencontre d’information qui a attiré une vingtaine de personnes, mercredi soir, au Centre récréatif de L’Étang-du-Nord.
Bien que l’édifice ciblé doive rester confidentiel tant que le processus d’achat est en cours, le conseil d’administration a indiqué que la transaction inclura aussi le fonds de commerce de l’immeuble.
La coopérative pourra ainsi rentabiliser ses activités, comme l’explique l’une des administratrices, Marianne Munger.
Selon elle, l’endroit pourra devenir un lieu de rassemblement et de travail qui répondra en partie aux besoins exprimés par le milieu artistique et culturel lors de la consultation organisée par Foëne en février dernier.
Les personne présentes étaient invitées à réfléchir à l’utilisation des lieux dans un éventuel immeuble dont Foëne ferait l’acquisition (photo: CFIM)
Notons que l’événement de mercredi avait d’abord été convoqué en tant qu’assemblée générale, avant qu’un erratum soit diffusé pour corriger la nature de l’événement afin « d’être conforme aux étapes de constitution d’une coopérative ».
Le maintien de la rencontre en tant que séance d’information aura toutefois permis de tenir la communauté au courant de l’avancement des projets de Foëne, indique Alphiya Joncas, aussi membre du conseil d’administration.
Si tout va comme prévu, l’organisation espère être en mesure d’inaugurer ses locaux au début de l’année 2025.
Pour écouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
Le nouveau statut «commercial» des résidences secondaires touristiques, entré en vigueur en 2023, suscite la grogne chez certains propriétaires.
Des ajustements rétroactifs aux comptes de taxe foncière ont été expédiés par la firme Servitech, l’automne dernier, après que la valeur de ces immeubles au rôle d’évaluation ait été révisée au printemps.
Deux des propriétaires concernés, Sony Boudreau et Charles Cormier, font partie des citoyens qui se sont adressé aux élus à ce sujet, lors de la séance du conseil municipal du 16 janvier, après avoir constaté une hausse importante de la somme annuelle à payer.
M. Cormier déplore notamment que le taux commercial soit appliqué pour une année entière, même pour des bâtiments dont l’usage touristique se limite à quelques semaines durant la haute saison.
Il souligne avoir vu la taxe foncière d’un de ses immeuble passer d’environ 800$ à 2800$ par année.
Sony Boudreau et Charles Cormier indiquent avoir parlé à d’autres citoyens qui, comme eux, affirment ne pas tirer un revenu suffisant des locations estivales pour éponger l’augmentation de la taxe foncière (photo: CFIM)
Les deux hommes estiment néanmoins que les élus sont sensibles à la question, et M. Boudreau ajoute qu’il apprécie leur ouverture pour tenter de «réaligner le tir».
Il reste cependant d’avis que des mesures auraient pu être prises en amont par l’administration municipale pour éviter un choc tarifaire.
Le maire Antonin Valiquette a reconnu, lors du dernier conseil, que ces ajustements fonciers auraient pu être mieux communiqués aux propriétaires.
Il a toutefois soutenu que l’avis envoyé par Servitech en fin d’année répondait aux exigences légales minimales.
Pour écouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
Québec octroie 75 000 dollars à la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles.
Le montant financera un projet de formation et d’accompagnement destiné aux membres de l’organisme, dans le but de favoriser l’inclusion et la participation des personnes à la croisée des oppressions.
La coordonnatrice de la TCGFGIM, Nastassia Williams-Valois (photo: site web de la Table)
Selon la coordonnatrice de la table, Nastassia Williams-Valois, il s’agit d’une façon de veiller à l’intégration des femmes qui, par exemple, sont issues d’autres cultures et qui s’établissent dans la région.
Elle souligne que la démarche s’inscrit dans la continuité des réflexions des milieux féministes sur le sujet.
La table mise sur une approche intersectionnelle, c’est-à-dire en prenant en compte les rapports sociaux et les discriminations qui peuvent affecter une personne.
Globalement, il est question d’outiller les groupes membres pour que leurs pratiques soient sensibles aux réalités plurielles de leur clientèle.
La Table de concertation des groupes de femmes Gaspésie–les Îles a pour objectif d’accoucher du projet en 2025.
L’aide financière provient d’une enveloppe globale de 2,9 millions de dollars réservée au sein du Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire.
Le Madelinot Denis Leblanc a été reconnu coupable de transmission de matériel sexuellement explicite et de deux chefs d’accusation de leurre envers une personne mineure.
Les infractions reprochées ont été commises entre juin 2018 et janvier 2020.
L’homme de 52 ans et résident de Fatima a toutefois été acquitté des accusations d’incitation et de contact sexuel auprès d’une personne mineure.
Le juge Denis Paradis a rendu sa décision la semaine dernière au palais de justice de Havre-Aubert, aux termes de démarches judiciaires entamées en novembre 2020.
La prochaine audience dans ce dossier aura lieu le 4 juin, alors que la couronne et la défense feront leurs représentations respectives au sujet de la sentence.
M. Leblanc est passible d’une peine d’emprisonnement qui pourrait s’étendre de plusieurs mois à plusieurs années.
La ministre des Pêches et des Océans, Diane Lebouthillier, lance un appel au calme dans la foulée des réactions qui ont suivi la levée du moratoire sur la pêche au sébaste.
Dans un point de presse, l’élue a invité les intervenants à «éviter d’envenimer inutilement la situation actuelle à coup d’envolées verbales et de suppositions», qualifiant «d’épouvantail» les craintes exprimées quant à un retour des bateaux-usines dans le golfe.
La ministre Lebouthillier est sans équivoque.
Elle a aussi martelé que peu importe la taille des bateaux, la reprise du sébaste constitue une opportunité économique pour les communautés côtières en autant que ceux-ci emploient des travailleurs du milieu.
Selon la ministre, la décision favorise les petits joueurs «qui voient leur rapport de force considérablement augmenter» depuis le moratoire, précisant que la part réservée aux entreprises est passée de 74% en 1994 à 59% en 2024.
Questionnée à propos d’un éventuel de rachat des permis des crevettiers gaspésiens dont la pêcherie se trouve en difficulté, la ministre a fermé la porte à un tel programme ainsi qu’à toute forme d’aide directe.
Pour écouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits :
Les caisses Desjardins des Îles n’envisagent pas de fermeture de points de service ni de guichets à court terme.
Plusieurs médias nationaux dévoilaient la semaine dernière qu’à l’échelle du Québec, le Mouvement Desjardins prévoit réduire leur nombre de 30% d’ici 2026.
Cette révision à la baisse de l’offre s’inscrit dans les transformations des habitudes de la clientèle, qui utilise de plus en plus les services en ligne et le paiement mobile.
Selon l’institution financière, en 2023, les services au comptoir ne représentaient plus que 1% du volume des transactions contre 3% pour les guichets.
La baisse de la demande pour des rendez-vous en personne vient aussi justifier la décision, selon des propos rapportés par d’autres médias.
Comme c’est le cas partout dans la province, les conseils d’administration des caisses Des Ramées et de Havre-aux-Maisons devront statuer sur la rationalisation des points de services au cours des trois prochaines années.
Rappelons qu’en novembre, le Mouvement Desjardins annonçait la fin de la mise à jour des livrets papier.
De l’accompagnement est toujours offert dans les caisses pour permettre aux membres de se familiariser avec les outils numériques.
Le nombre de guichets automatisés et de centres de services en fonction au Québec et en Ontario est en diminution presque constante depuis 2010.
Une octogénaire de L’Étang-du-Nord a dû être transportée d’urgence vers Québec après avoir été happée par un tracteur de déneigement en matinée lundi.
Selon les informations de la Sûreté du Québec, la victime a subi des blessures importantes, mais on ne craint pas pour sa vie.
Le porte-parole du corps policier, Frédéric Deshaies, explique qu’une enquête est présentement en cours pour éclaircir les circonstances de l’évènement.
Mardi en fin d’après-midi, la SQ a indiqué que l’enquête «tend à démontrer que les conditions météos au moment des faits auraient pu nuire à la visibilité du conducteur».*
La thèse criminelle a d’ailleurs été écartée.*
Citant le processus d’enquête, la SQ n’a pas voulu identifier la provenance du tracteur impliqué dans la collision.
La Municipalité des Îles confirme toutefois qu’il ne s’agit pas d’un véhicule de la flotte municipale.
*Ces informations ont été mises à jour en fin de journée le 6 février.
Pêches et Océans Canada règle une question de longue date et modifie ses instructions concernant la taille et la forme des casiers utilisés par les homardiers madelinots.
Jusqu’à cette année, les cages dites «légales» étaient divisées en deux catégories avec des dimensions différentes: les carrées et les rondes.
Le directeur du bureau de secteur du MPO aux Îles, Cédric Arseneau, explique avoir été informé au cours de l’automne d’un nouveau modèle de casier «hybride» qui n’entrait dans aucune des catégories.
Devant cette situation, le ministère a choisi de sonder les pêcheurs de homard en leur proposant deux scénarios, poursuit-il.
Désormais, peu importe leur forme, les cages devront respecter les dimensions maximales de 82 cm de longueur, 61 cm de largeur et 50 cm de hauteur.
Maintenant que la décision a été validée par les associations de pêcheurs, la nouvelle mesure de gestion s’appliquera dès la saison 2024, précise Cédric Arseneau.
Il croit qu’établir une taille maximale est la directive la plus simple à faire appliquer.
Les agents des pêches mèneront leurs activités de vérification habituelles une fois la saison lancée, ajoute-t-il.
Les contrevenants s’exposent notamment à des amendes ou à la saisie d’équipements.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Les preuves des faits:
Le système de tempête immobilisé au large, entre Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse, et ayant sévi sur l’archipel ces derniers jours devrait s’épuiser au cours des prochaines heures, selon Environnement Canada.
Le météorologue Simon Legault rapporte que des vents forts pourraient continuer de souffler jusqu’à demain avant-midi, tandis que la majeure partie des chutes de neige est derrière nous.
D’après les données récoltées à l’aéroport de Havre-aux-Maisons, les Îles ont connu des vents atteignant un maximum de 80 km/h et reçu une moyenne de 20 à 30 cm de neige au sol.
M. Legault souligne toutefois que ces informations sont difficiles à confirmer pour l’ensemble de l’archipel, puisque l’accumulation diffère par endroit en raison des vents.
La Municipalité des Îles indique pour sa part que le travail de déneigement se poursuit, les souffleuses étant mises à contribution afin de rendre les routes praticables.
Ces opérations pourraient toutefois réduire la visibilité routière, alors que certains tronçons secondaires du réseau routier restent à déneiger.
Les automobilistes sont donc invités à limiter leurs déplacements au strict minimum.
Notons qu’en fin d’après-midi, lundi, le service de sécurité incendie ne déplorait aucun incident sur l’archipel en lien avec la tempête.
L’hiver n’est définitivement pas venu cogner à la porte des Îles en janvier.
Selon le bilan d’Environnement et Changement climatique Canada, l’archipel n’a reçu qu’un peu plus du tiers des précipitations attendues à cette période-ci de l’année.
Le météorologue Jean-Philippe Bégin explique que les insulaires se sont retrouvés à l’extérieur de la trajectoire des systèmes qui ont frappé la province en janvier.
Les maigres accumulations de neige n’ont d’ailleurs pas survécu au temps doux qui a caractérisé le mois.
Le mercure moyen s’est établi à -3,3°C alors que la normale mensuelle est plutôt de -6,4°C.
Tout comme la couverture neigeuse aux Îles, l’englacement du golfe accuse un important retard cette année, constate Jean-Philippe Bégin.
Pour février, redoux et neige sont au menu pour quelques jours encore.
Le météorologue prévoit toutefois un revirement de situation vers la moitié du mois, c’est-à-dire un retour aux normales de saison, tempêtes de neige comprises.
Le coût moyen des loyers aux Îles a bondi de 7,4% en 2023 selon les données de la Société canadienne d’hypothèque et de logement.
C’est du côté des appartements contenant une chambre que la plus grande variation s’observe, soit une hausse de 16,1% pour s’établir à 636 dollars par mois.
Le coût moyen pour un logement sur l’archipel, toutes tailles confondues, est évalué à 727 dollars.
Pour un appartement de deux chambres, la SCHL estime le coût à 769 dollars contre 975 pour les logements de trois chambres et plus.
Données : SCHL / Tableau : CFIM
Le taux d’inoccupation, qui se situait à 0,4% en 2022, n’est pas disponible pour l’année 2023 «pour des raisons de confidentialité ou de fiabilité statistique», peut-on lire dans la fiche d’information des Îles.
Notons que le seuil d’équilibre défini par la SCHL est un taux de 3%.
Par ailleurs, le nombre d’unités locatives a légèrement augmenté en 2023 par rapport à 2022 alors qu’on compte 330 appartements.
Cela représente toutefois une diminution de 10 logements en comparaison avec 2021.
Sofilm Cinéma Parallèle a repris ses activités la semaine dernière à sa nouvelle adresse.
L’organisme s’est installé dans l’auditorium du Château Madelinot et y a tenu sa première projection jeudi soir.
Le président, Jean-Hugues Robert, se réjouit que Solfilm ait trouvé un nouveau bercail qui offre une multitude de possibilités pour l’avenir.
Pour l’instant, les projections auront lieu au rythme d’une fois par semaine, mais le conseil d’administration espère ajouter une autre plage horaire sous peu.
Le contrat avec Hôtels Accents s’échelonne jusqu’en juin.
D’autre part, Sofilm lancera bientôt une campagne de socio-financement pour renflouer ses coffres.
Jean-Hugues Robert explique que le déménagement a exigé l’achat d’un projecteur et d’un écran pour la nouvelle salle, au coût d’environ 10 000 dollars.
L’organisme souhaite aussi renouveler sa banque de bénévoles afin de bonifier ses activités.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission Les preuves des faits:
Après près d’un an de reports et de remises d’audiences, Keven Leblanc a finalement évité un procès, mais a pris le chemin vers la prison.
Alors qu’il avait initialement plaidé non coupable dans les divers dossiers ouverts contre lui, l’homme de 31 ans a annoncé vouloir modifier son plaidoyer le 4 décembre dernier, ce qui a accéléré les procédures.
Il a été condamné le jour-même à six mois d’emprisonnement pour voies de faits multiples, avoir proféré des menaces et entravé le travail des policiers.
La juge Janick Poirier lui a également imposé 305 jours de détention en lien avec une affaire d’agression sexuelle remontant à 2022, liée à d’autres chefs d’accusation.
La victime dans ce dossier, Annick Nadeau, 30 ans et résidente de Fatima, a choisi de dévoiler son identité au public dans le cadre de sa démarche de guérison personnelle.
Keven Leblanc devrait donc être incarcéré pour un total de 16 mois, en plus d’être soumis à une probation de trois ans.
La juge Poirier a aussi ordonné la confiscation de ses biens, l’interdiction de posséder des armes à feu et son inscription au Registre national des délinquants sexuels pour une durée de 10 ans.
Les transformateurs madelinots commencent à se préparer à l’arrivée du sébaste dans les usines et à rebâtir les marchés.
Le directeur général de Fruits de mer Madeleine, James Derpak, indique avoir entamé des discussions avec la corporation Madelipêche en vue de conclure un partenariat d’affaires pour transformer le poisson rouge.
Il mentionne que l’entreprise évalue ses options pour équiper son usine de L’Étang-du-Nord pour développer la chaîne de production, mais doit d’abord statuer sur les produits à commercialiser.
Les investissements nécessaires pour l’achat d’équipements s’élèvent au bas mot à des centaines de milliers de dollars, même plusieurs millions, estime-t-il, ajoutant que les longs délais de livraison sont aussi un enjeu.
À savoir si l’entreprise compte se lancer dans l’aventure dès cette année, M. Vigneau se montre prudent et est d’avis que les joueurs québécois auront du mal à se tailler une place dans les marchés actuels.
On ignore pour le moment quel volume de capture sera traité sur l’archipel puisque l’allocation totale pour le golfe du Saint-Laurent n’a pas encore été déterminée, ce qui freine aussi les ardeurs des industriels.
La ministre Diane Lebouthillier a confirmé un quota plancher de 25 000 tonnes de sébaste pour 2024, tandis que les scientifiques croient que jusqu’à 318 000 tonnes pourraient être pêchées.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Les preuves des faits:
Le diffuseur régional Au Vieux Treuil a connu une année record en ce qui a trait au nombre de spectacles et de spectateurs, selon des informations partagées durant son assemblée générale annuelle, mercredi soir.
L’organisme a organisé 66 spectacles différents répartis en 113 représentations, attirant plus de 10 000 spectateurs entre le 1er octobre 2022 et le 30 septembre 2023.
Son directeur, Émile Déraspe, explique la place croissante que prend l’offre culturelle automnale, hivernale et printanière, alors que la saison estivale est déjà « très active » en raison de la présence d’autres promoteurs.
Bien que le Vieux Treuil ait encore pour projet de rénover sa salle située sur La Grave, l’organisme peine à obtenir le financement nécessaire auprès du ministère de la Culture et des Communications.
M. Déraspe estime donc que les travaux devront se faire graduellement en suivant un ordre de priorités, plutôt que d’envisager un chantier plus généralisé comme c’était le cas au départ.
Il ajoute que la construction éventuelle d’une salle de spectacle régionale reste une priorité.
Notons également que le prix de la carte de membre passera de 10$ à 20$ à compter du 1er octobre 2024.
Il s’agit d’une première hausse en un peu plus de quarante ans d’existence pour le diffuseur régional, que l’organisation justifie par la hausse des différents postes budgétaires et l’intention d’offrir plus d’avantages aux membres.
Composition du conseil d’administration 2023-2024
Les administrateurs(-trices) nouvellement élu(e)s ou réélu(e)s sont en caractère gras
Valérie Cormier
Rafaël De La Durantaye
Céline Lafrance
Jean-Simon Larochelle
Simon Miousse
Sonia Painchaud
Marie-Claude Vigneault
Pour écouter le segment de l’émission Les preuves des faits:
L’aster du golfe du Saint-Laurent, une plante annuelle qui pousse dans les milieux côtiers, est désormais désigné comme étant «en voie de disparition» par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
Au Québec, c’est seulement sur l’archipel qu’on la retrouve, principalement dans le milieu humide de la baie du Havre-aux-Basques et sur l’Île de la Grande-Entrée.
Selon les données du COSEPAC, l’espèce a subi un déclin de 90% de ses individus depuis les 15 dernières années.
La modification de l’habitat par les tempêtes violentes et la montée du niveau de la mer, de même que les transformations causées par l’humain, sont les principales menaces à la survie de la plante, toujours selon le comité.
Depuis 1989, l’aster du golfe du Saint-Laurent est désigné comme préoccupant par le COSEPAC.
Son statut a été révisé à «menacé» en 2004.
Notons qu’Environnement et Changement climatique Canada mène une consultation jusqu’au 16 mai avant d’officialiser la plus récente modification statutaire, qui devra obtenir l’aval du cabinet Trudeau sous recommandation du ministère.
Selon Paul Boudreau, gestionnaire de Madelipêche, qui détenait 25% des quotas du golfe au moment du moratoire, l’archipel est forcé d’amputer son allocation historique avec la nouvelle répartition, qui inclut une part pour les communautés autochtones ainsi que pour les crevettiers.
Données: MPO / Tableau: CFIM
Il explique que l’entreprise, qui a participé aux relevés scientifiques depuis l’arrêt de la pêcherie il y a près de 30 ans, doit maintenant établir des alliances avec des pêcheurs et des industriels pour capturer et transformer ses quotas.
Le gestionnaire de Madelipêche, Paul Boudreau.
M. Boudreau entretient des attentes modestes vis-à-vis la première phase de réouverture, qui servira à reconquérir les marchés.
De son côté, l’Association des pêcheurs de sébastes des Îles dénonce haut et fort la répartition, qui prévoit une allocation de 15% pour les pêcheurs côtiers de l’ensemble du Québec.
Le président de l’Association des pêcheurs de sébaste des Îles, Jean-Bernard Bourgeois (photo: CFIM)
Son président, Jean-Bernard Bourgeois, souligne que les discussions préliminaires laissaient entrevoir un partage différent et que ses membres sont très déçus par ce qu’ils considèrent comme un retour au modèle qui a épuisé la ressource dans le passé.
Pour sa part, le ministre québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, se dit déçu du plan présenté par la ministre Lebouthillier.
Selon le ministre, la réouverture du sébaste «ne peut pas être l’unique solution» pour les pêcheries en difficulté, pressant le fédéral d’annoncer des mesures de soutien additionnelles pour le secteur.
Pour écouter les entrevues diffusées à l’émission Les preuves des faits:
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