Depuis le début de l’année, sept Madelinots ont été condamnés pour avoir enfreint la Loi sur les pêches.
La palme revient au homardier Justin Richard, qui cumule 20 000 dollars d’amendes et cinq jours de suspension de permis pour la saison 2025.
Il a notamment été reconnu coupable d’avoir eu en sa possession 85 homards sous la taille minimale de capture ainsi qu’une femelle œuvée, en plus d’avoir dérogé de trois façons différentes à ses conditions de permis.
Thomas Poirier a quant à lui eu droit à 6500 dollars d’amendes pour la pêche à l’appât, entre autres pour prises accidentelles non remises à l’eau et non-respect de ses conditions de permis.
Il a aussi écopé d’une contravention de 2000 dollars pour avoir capturé du pétoncle pendant une période de fermeture.
Les autres condamnations sont en lien avec le homard, la mactre, le couteau et le flétan.
En plus d’être confronté à une guerre commerciale à sa frontière américaine, le Canada subira aussi de nouveaux tarifs imposés par la Chine, qui entreront en vigueur le 20 mars.
Une liste dévoilée samedi par Ottawa fait état d’une multitude de produits alimentaires concernés par cette mesure. On y trouve notamment 49 poissons et fruits de mer qui seront assujettis à une surtaxe de 25%, dont le homard et le crabe des neiges.
Il s’agit pour Pékin d’une réplique aux tarifs de 100% imposés l’été dernier par le gouvernement canadien sur les véhicules électriques chinois, ainsi qu’aux tarifs de 25% appliqués sur les produits en acier et en aluminium. La Chine soutient que les taxes canadiennes nuisent aux entreprises de son pays, de même qu’à «l’ordre normal du commerce».
La ministre fédérale des Pêches et des Océans, Diane Lebouthillier, a joint sa voix à deux de ses collègues dans une déclaration conjointe afin de dénoncer la décision de la Chine.
Cela s’ajoute aux tarifs douaniers de 25% que les États-Unis comptent imposer dès le 2 avril prochain, et qui incluent les produits de la mer couverts par l’Accord Canada –États-Unis–Mexique.
En entrevue à Radio-Canada, le directeur général de l’Association des transformateurs de homard, Nathanaël Richard, a indiqué que 83% des prises canadiennes sont vendues sur les marchés américains et chinois.
La Gaspésie lance officiellement son chapeau dans l’arène pour être l’hôte du Congrès mondial acadien 2029.
La coalition interprovinciale de la Baie-des-Chaleurs déposera cette semaine sa candidature pour accueillir l’événement d’envergure qui célèbre la culture acadienne sous toutes ses coutures.
Il s’agit d’une seconde tentative pour le comité, qui avait tenté sa chance pour organiser le congrès en 2024, mais c’est le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse qui en a eu l’honneur.
La Société nationale de l’Acadie annoncera la région hôtesse au cours du printemps.
La communauté de Grand Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, est également en lice.
Selon Pêches et Océans Canada, le stock de buccin autour de l’archipel continue de se détériorer, ce qui donnera lieu à un resserrement des mesures de gestion pour la pêcherie.
Lors du comité consultatif sur l’espèce, fin février, les biologistes se sont montré inquiets que la prise par unité d’efforts ait continué de déciner. En l’espace de quelques années, la moyenne est passée de 16 kg/casier à 10 kg/casier, malgré une baisse des quotas.
Il suffit d’un coup d’oeil sur le tableau pour constater que la pêcherie est sur la pente descendante (tableau: MPO, 2024)
Pour le directeur du bureau de secteur du MPO aux Îles, Cédric Arseneau, ces données laissent croire que le taux d’exploitation du buccin est «probablement un peu trop élevé».
Questionné à ce sujet, Cédric Arseneau répond que le ministère et l’industrie n’ont pas été en mesure de développer des indicateurs de suivi indépendants de la pêcherie, mais que le travail se poursuit. Parmi les options sur la table, le ministère considère ajouter un volet buccin aux relevés de pétoncle et envoyer des observateurs en mer pour s’intéresser à la question du recrutement.
Une autre observation s’impose: le buccin aurait déserté les fonds de pêche traditionnels, ce qui entraine des questionnements supplémentaires, indique Cédric Arseneau.
Devant ce portrait moins reluisant qu’espéré, le ministère recommande d’abaisser le quota à nouveau. Les pêcheurs priorisent plutôt d’augmenter la taille minimale de capture du buccin ou de réduire le nombre de casiers.
Le MPO souhaite rendre sa décision sur les mesures de gestion au cours des prochaines semaines, bien avant l’ouverture de la pêche en août.
On dénombre 11 titulaires de permis aux Îles. Sept d’entre eux ont pris part à la pêche en 2024 et capturé un peu moins de 100 tonnes métriques de mollusques, sur un quota global de 264 tonnes.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
Le milieu culturel madelinot sonne l’alarme devant le «désengagement navrant» de l’État québécois.
Huit organismes locaux ont cosigné un communiqué exprimant l’ampleur de la crise qui touche l’archipel, et plus largement la province.
Entre revendications écartées par le gouvernement et compressions budgétaires à venir, le secteur culturel se trouve sur la corde raide.
Pour la directrice de la Corporation culturelle des Îles, Arrimage, Anne-Marie Boudreau, la situation est grave.
Dans les derniers mois, les travailleurs culturels ont manifesté à plusieurs reprises pour dénoncer le sous-financement chronique qui fragilise l’écosystème artistique.
Ils sont nombreux à demander à ce que les budgets liés au domaine soient bonifiés, notamment celui du Conseil des arts et des lettres du Québec.
Le directeur général de l’École de cirque des Îles, Rafaël De La Durantaye, est catégorique: il faut que le rôle du secteur soit mieux reconnu et que plus d’argent y soit injecté.
Anne-Marie Boudreau et Rafaël De La Durantaye enjoignent la population à appuyer la mobilisation des organismes, que ce soit en effectuant des sorties culturelles, en participant aux assemblées générales ou prenant sa carte de membre.
Pour réécouter l’entrevue diffusée à l’émission De long en large:
Les travaux de rénovation à l’aéroport d’Havre-aux-Maisons sont achevés «à un peu moins de 50%», selon des informations obtenues auprès de Services et Approvisionnement Canada.
Les étapes préparatoires visant à améliorer la protection contre les incendies sont presque complétées, tout comme la réfection du garage. Par ailleurs, les travaux vont bon train dans la salle d’attente sécurisée ainsi que dans l’espace dédié à l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien. Il reste encore à rénover les comptoirs des compagnies aériennes et à refaire le plancher de la salle d’attente publique.
D’après le ministère, il est prévu que les rénovations soient terminées vers la fin du mois de juillet.
Transports Canada indique de son côté qu’une signalisation appropriée est en place afin de réduire l’impact du chantier pour les usagers, et qu’un agent de sécurité est sur place afin d’« assister les voyageurs en cas de besoin ».
Le groupe Vishtèn Connexions est reparti vainqueur du Gala des prix Music PEI, samedi soir.
Sur six nominations, le groupe a mis la main sur les récompenses pour meilleur album de l’année et enregistrement roots traditionnel de l’année pour son disque Expansion.
L’album paru en 2024 revêt une signification particulière, souligne le compositeur, chanteur et multi-instrumentiste madelinot Pascal Miousse.
D’ailleurs, c’est l’heure du renouveau pour la formation, qui fonctionnait à deux depuis le décès d’une de ses cofondatrices, Pastelle LeBlanc, en 2022.
La nomination de Mark Carney à titre de nouveau chef du Parti libéral du Canada (PLC), dimanche, est bien accueillie par la députée fédérale de la Gaspésie et des Îles, Diane Lebouthillier.
Dans une déclaration acheminée par courriel, la ministre des Pêches et des Océans salue la «victoire décisive» de son nouveau chef, qui a récolté 86% des votes exprimés par les militants libéraux. Elle est d’avis que l’expérience de M. Carney à titre de gouverneur de la Banque du Canada lors de la crise économique de 2008, puis de la Banque d’Angleterre dans le sillage du Brexit, «fera toute la différence» pour le pays, «en cette période d’incertitude». Il reste cependant un néophyte en politique active, puisqu’il n’a jamais été élu comme député.
La députée-ministre Diane Lebouthillier (photo: CFIM)
Mark Carney succède ainsi à Justin Trudeau, et devrait être assermenté comme premier ministre au cours des prochains jours. Il est cependant possible que M. Trudeau demande plutôt à la gouverneure générale Mary Simon de dissoudre le Parlement, ce qui déclencherait immédiatement des élections générales.
La Table de concertation régionale des Îles a accueilli une quarantaine de participants dans le cadre du 6e Forum de l’eau qui s’est déroulé jeudi dernier à la salle de spectacle des Pas Perdus.
Pour l’occasion, les conférenciers ont alimenté la réflexion et la discussion sur différents thèmes liés à la biodiversité, notamment les espèces aquatiques envahissantes et les milieux humides.
Selon la coordonnatrice de la TCR, Camille Turbide, le territoire madelinot est le théâtre de plusieurs initiatives visant à protéger les écosystèmes marins.
La coordonnatrice du TCR Camille Turbide et la conférencière d’honneur Vikie Pedneault (photo: CFIM)
Par ailleurs, Mme Turbide explique le choix de la conférencière d’honneur Vikie Pedneault, connue sur les réseaux sociaux sous le nom Biolovik, qui a complété cette journée par une présentation sur la communication efficace.
Au cours des prochains mois, la TCR des Îles espère obtenir l’approbation du ministère québécois de l’Environnement pour son Plan de gestion intégrée régional afin d’ accroître son financement, et donc son rayon d’action.
Œuvres réalisées dans le cadre d’une activité créative proposée par Odile Dion-Achim de la Coop La Machine (photo: CFIM)
Les établissements de soins de l’archipel subissent une pléthore d’éclosions virales qui touchent à la fois le personnel et les usagers.
Selon des informations fournies jeudi dernier par le CISSS des Îles, l’Hôpital de l’Archipel, le CHSLD Plaisance et certaines résidences pour aînés doivent composer avec des infections d’influenza, de gastro-entérite ou de COVID. Rose-Anne Deraspe, conseillère cadre en prévention et contrôle des infections, résume la marche à suivre afin d’éviter de propager ces maladies.
En cas de gastro-entérite, il est également recommandé d’éviter de se rendre dans des lieux publics au moins 48 heures après la fin des derniers symptômes.
Cette vague d’infections virales suscite par ailleurs un plus grand nombre de consultations à l’urgence, et donc des délais plus importants pour les patients. Judith Arseneault, adjointe à la direction des soins infirmiers, précise qu’une hausse de l’incivilité a été observée au cours des dernières semaines et appelle la population à respecter les travailleurs et travailleuses de la santé.
Le port du masque est obligatoire pour les employés et les usagers dans les établissements du CISSS des Îles jusqu’à nouvel ordre.
Le vernissage de l’artiste pluridisciplinaire Arthure a attiré des dizaines de Madelinots, jeudi dernier, au Château Madelinot. Ils ont pu découvrir une douzaine de tableaux présentant des sujets variés, mais unis sous le thème Et si les murs prenaient la parole au lieu de murmurer…
L’artiste de L’Étang-du-Nord explique que c’est la copropriétaire des Hôtels Accents, Ariane Bérubé, qui l’a invitée à «occuper les murs» de l’établissement.
Bien connue pour ses personnages grandeur nature et pour ses poupées, Arthure (Pierrette Molaison de son véritable nom) a choisi cette fois-ci de mettre l’accent sur son travail pictural (photo: CFIM)
Arthure, qui célèbre aussi cette année ses cinquante ans de carrière artistique, espère notamment que son travail soit une inspiration pour les jeunes. Elle souhaite aussi que son art puisse apporter quelque chose de positif dans le quotidien des gens.
Les tableaux d’Arthure seront exposés sur les murs du Château Madelinot jusqu’à l’automne prochain.
L’idée d’implanter un centre de traitement des sols contaminés sur le terrain de l’ancien dépotoir, à Fatima, irrite des citoyens.
Mardi, une soixantaine d’insulaires ont assisté à la consultation sur la demande d’usage conditionnel de la firme Eurêka Environnement, au cours de laquelle elle a présenté son projet.
Pas de produits chimiques, volumes fixés à un maximum de 4000m3 par année, opérations limitées au printemps et à l’automne… Les paramètres avancés par le promoteur n’ont pas convaincu la salle. Les inquiétudes étaient palpables à l’idée que des sédiments de dragage ou de terrains contaminés aux hydrocarbures soient entreposés au bout du chemin P-Thorne.
C’est surtout le transport par camion qui est vu comme un enjeu par les résidents du secteur, comme en témoigne Alexandre Bourgeois.
Selon les calculs d’Eurêka Environnement, l’acheminement des sols contaminés nécessiterait le passage d’un à trois camions par jour dans l’étroit chemin, estimations qui ont fait sourciller les Madelinots.
Des citoyens ont aussi remis en question le choix du site, faisant valoir que le terrain est non seulement vulnérable à l’érosion, mais que les zones industrielles sont plus adaptées au traitement des sols contaminés. La firme a répondu qu’il n’y avait actuellement pas de place dans les parcs industriels et qu’elle prévoit tester des mesures de lutte à l’érosion sur le site.
Le maire Antonin Valiquette dit avoir entendu les préoccupations de la foule.
Le conseil municipal entend se prononcer sur la demande d’usage conditionnel sous peu.
Une approbation par les élus peut également s’accompagner de critères pour le promoteur du projet.
La CSN estime que Québec n’offre pas des conditions suffisantes pour convaincre la main d’œuvre de rester au sein du réseau des CPE ni pour y attirer de la relève. Les syndiqués revendiquent également la mise en place de primes de disparité régionales ainsi que l’instauration de mesures visant l’amélioration de la qualité des services offerts aux enfants.
La directrice du Centre d’interprétation du phoque, Delphine Lou Fontaine Picard, était heureuse de constater, encore cette année, une bonne présence du public.
La directrice du Centre d’interprétation du phoque, Delphine Lou Fontaine Picard (photo: CFIM)
Elle souligne par ailleurs le succès de la nouvelle formule de la Soirée loup-marin, avec des tables rondes axés sur différentes thématiques. Elle dénote aussi la qualité des échanges culturels entre chasseurs madelinots et inuit lors de la cérémonie d’ouverture et de partage.
Élaine Richard, responsable de la programmation pour le 16e Rendez-vous Loup-marin (photo: CFIM)
Gil Thériault (à droite), qui animait la soirée, s’est vu remettre des objets fabriqués en peau de phoque par Louis Gagné, directeur d’Écofaune boréale (photo: CFIM)
Le chasseur Ghislain Cyr et la professeure Mélanie Lemire, du collectif Mange ton St-Laurent (photo: CFIM)
La cheffe Sonia Bichet, l’écrivain Sylvain Rivière et la chercheuse Morgane Gauvin (photo: CFIM)
Le maire des Îles et président de la Communauté maritime, Antonin Valiquette, le député des Îles à l’Assemblée nationale, Joël Arseneau, et la députée de la Gaspésie et des Îles et ministre des Pêches et des Océans, Diane Lebouthillier (photo: CFIM)
Louis Gagné, d’Écofaune boréale, et Yoanis Menge, de Reconseal Inuksiuti (photo: CFIM)
Les homardiers madelinots ne digèrent toujours pas que Pêches et Océans Canada interdise le trempage des cages de bois dans les lagunes.
Le sujet a donné lieu à de vifs échanges lors du comité consultatif sur l’espèce, mercredi, lorsque le ministère a montré des images de prises accessoires de hareng dans les engins de pêche laissés à tremper pour appuyer sa décision.
Les associations de pêcheurs, des industriels et des représentants du MPO étaient réunis pour discuter homard, aux Hôtels Accents mercredi (photo: CFIM)
Les pêcheurs s’expliquent pas que le MPO ait arrêté de tolérer le trempage depuis l’an dernier et ont défendu la pratique, qui permet de faire couler plus rapidement les casiers lors de la mise à l’eau. La présence de hareng dans les cages ne devrait pas justifier la fin d’une habitude prise il y a des années, a signifié le Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles.
Le directeur du bureau de secteur des Îles, Cédric Arseneau, maintient la position du ministère.
L’enjeu des doubles levées quotidiennes des casiers a de nouveau été abordé lors de la rencontre, dans l’optique où le MPO considère imposer l’utilisation de la boîte noire dès 2026 à la flottille.
Les pêcheurs ont non seulement questionné les coûts et le protocole en cas de défaillance technique, mais aussi l’efficacité de l’équipement pour s’attaquer aux contrevenants.
Cédric Arseneau réitère que le suivi par satellite faciliterait l’identification des comportements problématiques et les poursuites judiciaires.
Les perspectives entourant l’escalade tarifaire entre le Canada et les États-Unis se sont invitées dans les présentations.
L’analyste économique Audon Honvoh craint que les droits de douane de 25% imposés par Washington fassent baisser le prix au débarquement, mais n’avance pas de chiffres.
La saison de pêche au homard sera lancée le 3 mai, si toutes les conditions sont réunies.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
Une cinquantaine d’amateurs de hockey étaient réunis mercredi matin à Cap-aux-Meules dans l’espoir d’acheter leurs billets pour la Coupe Desjardins 2025.
Les places disponibles étant limitées, plusieurs personnes sont arrivées très tôt, et ce même si la vente ne débutait qu’à 19h.
Parmi la foule rassemblée au centre communautaire de la mairie, notons la présence de nombreux parents désireux d’encourager leurs enfants.
Pour d’autres, c’est l’amour du hockey qui leur permet de patienter pendant de longues heures.
Équipés de vêtements chauds, de chaises et de boissons réconfortantes, les gens rencontrés sur place se réjouissaient de la température clémente.
Afin de permettre au plus grand nombre d’assister à cet événement sportif, les organisateurs ont fixé un maximum de quatre billets par personne par jour de compétition.
De retour sur l’archipel après cinq ans d’absence, le championnat régional se déroulera au Centre Multisports Desjardins du 26 au 30 mars prochain.
Mentionnons que cette année, la diffusion des matchs se fera en partenariat avec la Coupe Desjardins, l’Île Imagin’air et CFIM.
Le nouveau premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Rob Lantz, presse Ottawa de mettre fin aux péages sur le pont de la Confédération, de même que sur le traversier qui relie sa province à la Nouvelle-Écosse.
L’élu conservateur assermenté le 21 février après la démission inopinée de Dennis King estime qu’une telle mesure faciliterait le commerce interprovincial, dans le contexte de la guerre tarifaire initiée par Washington. Il affirme que sa demande aurait été bien accueillie par le premier ministre canadien Justin Trudeau, avec qui il a pu s’entretenir directement la semaine dernière.
La Chambre de commerce des Îles estime pour sa part que la fin du péage sur le pont pourrait être bénéfique pour les exportateurs madelinots, comme l’explique son directeur général intérimaire, Jonathan Lapierre.
Il nuance toutefois l’impact réel de la fin éventuelle du péage sur les coûts d’opération pour les entreprises de l’archipel. Il rappelle que cette dépense est généralement assumée par les transporteurs routiers.
Achevé en 1997, le pont de la Confédération est opéré et entretenu par une entreprise privée, la Strait Crossing Bridge Limited, dans le cadre d’une entente avec Ottawa censée durer jusqu’en 2032.
Cette feuille de route priorise les sites vulnérables de l’archipel en fonction de critères environnementaux, de sensibilités aux aléas climatiques et socioéconomiques.
Le cheptel de phoques du Groenland est en déclin selon la plus récente évaluation de stock réalisée par Pêches et Océans Canada.
Avec actuellement 4,4 millions d’animaux contre un plateau de 7,5 millions dans les années 1990, le dernier avis scientifique de décembre 2024 estime que l’espèce se retrouve en zone de prudence.
La biologiste spécialisée en dynamique de population de mammifères marins, Joanie Van de Walle, détaille ce que cela signifie.
Elle ajoute que la diminution de la taille de la banquise en particulier rend plus difficile la survie des petits.
En plus de facteurs environnementaux comme le taux de couverture de glace, le modèle s’appuie aussi sur le relevé aérien des jeunes phoques de 2022 et des données de récolte par les chasseurs pour établir ses prédictions.
Une fois l’avis scientifique publié, il revient au ministère de Pêches et Océans Canada de l’intégrer à son plan de gestion de la ressource.
Pour l’entrevue diffusée lors de l’émission Cap info:
Trois ans après sa création, la coopérative de solidarité artistique Foëne continue de réfléchir à son rôle dans la communauté.
C’est ce qui ressort de l’assemblée générale annuelle tenue fin février devant une quinzaine de personnes.
La présidente de la coopérative, Céline Vigneau, explique qu’après plusieurs phases de consultation et de remue-méninges, le temps est venu de prendre une décision.
Le rapport d’activités 2023-2024 témoigne de la volonté de Foëne d’avancer dans ses démarches.
La coopérative a redressé sa situation financière, notamment grâce à un don de 25 000 dollars d’un mécène anonyme.
Surtout, Foëne a pu établir ses quartiers dans un local de la Matériauthèque de Ré-UtÎles, se réjouit Céline Vigneau.
La coopérative de solidarité artistique a recruté trois nouveaux administrateurs au terme de son AGA : Juliette Guilbeault, Frank Etcheverry et Jannie Duval.
Deux sièges restent à combler.
En date de la rencontre, Foëne avait 18 membres à son actif.
L’accompagnement pour la rédaction de demandes de bourses ainsi que le prêt d’équipement audiovisuel font partie des services offerts.
Le Comité ZIP des Îles s’attend à voir des projets découler de sa participation au Forum de dialogue du Saint-Laurent.
Organisé dans le cadre du Plan de protection des océans du gouvernement du Canada, l’événement regroupait des représentants de plusieurs ministères, des organismes environnementaux et des partenaires des Premières Nations.
Tenu sous forme de tables rondes autour de différents enjeux, le colloque aura un impact concret sur les activités du Comité ZIP, selon sa directrice générale, Karine Rioux.
Ces journées ont également été l’occasion de se pencher sur le partage des données entre les acteurs environnementaux tout le long de la voie navigable pour favoriser les meilleures pratiques.
Cela permettrait de mieux réagir en cas de déversement d’hydrocarbures notamment, ajoute Mme Rioux.
La deuxième édition de ce forum dédié à la protection du Saint-Laurent s’est déroulée les 25 et 26 février derniers à Wendake, près de Québec.
Pour écouter l’entrevue diffusée lors de l’émission Cap info du 3 mars 2025:
À la veille du déclenchement d’une élection fédérale, cinq délégués du Bloc québécois étaient en tournée aux Îles la semaine dernière.
Il s’agissait également d’une première visite en tant que candidat à l’investiture bloquiste dans le comté pour Alexis Deschênes.
Rencontres avec des organisations madeliniennes et participation au Rendez-vous Loup-marin étaient au menu.
En entrevue avec CFIM, M. Deschênes a accusé son adversaire, la ministre libérale Diane Lebouthillier, d’avoir « manqué de rigueur et de compétence » pour faire avancer l’industrie du phoque.
Selon le chef du Bloc, Yves-François Blanchet, la relocalisation des équipements de production d’huile de loup-marin appartenant à Écofaune boréale est un autre exemple des manquements du gouvernement fédéral.
Sur une autre note, le parti demande la tenue d’une enquête sur le mode d’attribution des permis exploratoires de pêche au homard.
Le processus a laissé pour compte des pêcheurs pélagiques du sud de la Gaspésie, déplorent M. Deschênes et M. Blanchet.
Par voie de communiqué, le Bloc québécois a plaidé pour la solidification de l’économie madelinienne dans le contexte d’une guerre tarifaire avec les États-Unis.
Aux yeux du parti, le prolongement et la mise à niveau de la piste de l’aéroport de Havre-aux-Maisons sont essentiels pour la diversification du marché du homard.
Pour réécouter le segment diffusé à l’émission Cap info:
Le directeur de la Corporation d’innovation et de développement des Îles, Gino Thorne (photo: CFIM)
La priorité est de tout mettre en œuvre pour garder les équipements en sol madelinot, exprime le porte-parole du comité, Gino Thorne.
Le comité agit en collaboration directe avec le propriétaire du matériel, le Centre collégial de transfert technologique du Cégep de St-Félicien, Écofaune Boréale, et plusieurs partenaires du milieu.
Sans bâtiment et partenariat pour l’utilisation des équipements, le centre d’innovation compte déménager son projet ailleurs dans la province.
C’est la deuxième fois en quelques mois que cette option est envisagée, puisque l’automne dernier, la machinerie a failli prendre la direction de Terre-Neuve en septembre 2024.
Le député provincial des Îles, Joël Arseneau (photo: CFIM)
Le député des Îles à l’Assemblée nationale, Joël Arseneau, reconnait que le défi est grand.
Du côté de l’Association des chasseurs de phoques intra-Québec, on se désole que le développement de la filière de valorisation des produits du phoque accuse un autre coup.
Le directeur général de l’Association des chasseurs de phoques intra-Québec, Gil Thériault (photo : CFIM)
Son directeur, Gil Thériault, ne perd pas espoir de solutionner l’enjeu.
Il souligne que le distillateur moléculaire peut être employé pour la production d’autres huiles de grade pharmaceutique, en explorant les possibilités avec le sébaste, le homard ou le crabe.
Avec les informations de Philippe Pesant-Bellemare
Le Refuge Chats des Îles a tenu sa première assemblée générale annuelle devant une quinzaine de personnes réunies à l’Auberge La Butte Ronde de Havre-aux-Maisons, le 26 février.
Issu d’une initiative citoyenne, le sanctuaire pour félins a obtenu le statut officiel d’organisme à but non lucratif en septembre 2024.
En plus d’offrir un abri aux chats errants, l’organisation tente de réduire l’enjeu de la surpopulation sur l’archipel.
Parmi les moyens entrepris, la membre du conseil d’administration Rachelle Gagnon mentionne le programme capture–stérilisation–relâche–maintien.
Pour accomplir sa mission, le refuge procède également à l’envoi de certains de ses pensionnaires vers des familles adoptives situées à l’extérieur des Îles.
Fiches de pensionnaires (photo: CFIM)
Mme Gagnon souligne qu’au-delà des félins, c’est l’écosystème madelinot dans son ensemble qui en bénéficie.
L’organisme, qui prétend avoir sauvé et stérilisé plus de 180 chats au cours des deux dernières années, recherche activement un local permanent où poursuivre ses opérations.
Au cours de son année financière 2024, le Refuge Chats des Îles a obtenu des revenus de 20 991$ alors que ses dépenses se sont élevées à 21 433$.
Rappelons que l’OBNL est presque exclusivement financé par les dons et le parrainage du public.
L’administratrice sortante Stéphanie Leblanc (à gauche), aux côtés des membres du conseil d’administration pour l’année 2025: Elisabeth Lapierre, Claude Richard, Marilyn Deraspe, Céline Lafrance et Rachelle Gagnon (photo: CFIM)
Si février a été synonyme de plusieurs épisodes de tempête sur le territoire, les Îles ont quand même reçu moins de précipitations que la normale.
Selon les données d’Environnement et Changement climatique Canada, un total de 50 millimètres de pluie et de neige s’est abattu sur l’archipel, alors que la moyenne mensuelle s’établit à 74 millimètres.
Côté températures, le bilan est aussi plus doux qu’à l’habitude.
Le mercure moyen pour février était de -5°C, soit 1,8°C au-dessus de la normale.
Le résumé météorologique fédéral brosse aussi le portrait du couvert de glace dans le golfe du St-Laurent.
Malgré une progression au cours du mois, « la couverture est demeurée inférieure » à ce qui a été connu par le passé.
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